
le sens du vent change-t-il en Italie ?
24 mars 2026/2026/03/24/plastique-69c2a2cfbb30e719583934.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
vers l’augmentation du prix des produits emballés à cause de la flambée du pétrole ? – franceinfo
24 mars 2026Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « faut-il interdire la malbouffe dans les distributeurs automatiques? ».
Les points essentiels à retenir
Dans les hôpitaux, les distributeurs automatiques proposent des boissons, snacks et sucreries au grand dam d’un cardiologue qui appelle à une cohérence auprès des patients en arrêtant de leur proposer de telles choses. Mais diversifier l’offre est compliqué et pas forcément rentable.
C’est une présence qui interroge. Cardiologue au CHU Henri Mondor de Créteil, le docteur Pierre-Vladimir Ennezat dénonce la présence de distributeurs automatiques de boissons et de snacks qu’il juge trop sucrés et mauvais pour la santé.
Si chaque entreprise est libre de proposer ou non des sucreries dans les distributeurs automatiques à l’école en revanche, le débat a été tranché en France depuis 2004. Les distributeurs de sodas et de snacks sucrés sont bannis des établissements scolaires.
Au cœur du débat aujourd’hui, donc, les hôpitaux. « Les hôpitaux sont submergés de patients qui souffrent d’obésité, de diabète, d’hypertension. Et on leur propose quoi à la sortie de la consultation ? Des Twix, des Kinder, du coca et des bonbons Haribo », déplore le cardiologue Pierre-Vladimir Ennezat dans les colonnes de 20 Minutes.
« Des patients diabétiques attendent, on leur propose du coca »
« 70% des hommes fumaient après guerre et ça a bien diminué avec les campagnes et la taxation », martèle-t-il ce mardi sur RMC. « C’est dur d’être hospitalisé mais ce qu’aiment les patients, c’est d’avoir de la visite et qu’on apporte une bonne pâtisserie faite maison ».
« Il faut un message concordant. En tant que docteur, on dit que la malbouffe est un facteur de maladie, notamment pendant la pandémie de Covid-19 alors il faut plus de cohérence entre nos prescriptions et ce qui est offert dans nos hôpitaux. On a des patients dans la salle d’attente avec une consultation de diabétologie ou des soins bucco-dentaires et on lui propose du coca », s’agace-t-il.
Interrogé par 20 Minutes, l’AP-HP (l’Assistance publique des hôpitaux de Paris) se défend évoquant des distributeurs, qui « contribuent à la qualité de l’accueil des patients et de leurs proches, afin de répondre à la diversité des attentes et des besoins ».
Plusieurs établissements de santé confirment avoir testé une offre plus healthy, des légumes, des fruits, de meilleurs produits, mais ça ne fonctionne pas. Les patients et leurs proches ne les achètent pas. Les tests menés avec des fruits n’ont jamais été concluants. Le problème d’une pomme, c’est qu’elle pourrit, ce qui n’arrivera pas à un Kinder Bueno.
« Dans les supermarchés, il y a des tomates cerises en sachet, des radis, il y a même des fruits dans les happy meal au Mcdo, on pourrait quand même essayer », s’agace tout de même Estelle Denis ce mardi 24 mars sur RMC Story.
« Je l’ai fait, j’ai flingué mon chiffre d’affaires »
« C’est la responsabilité de chacun, c’est incroyable que la seule réponse ce soit l’interdiction », déplore de son côté Carine Galli sur le plateau d’Estelle Midi. « C’est une question d’éducation, chez moi il n’y avait pas de sodas, pas de malbouffe, je n’avais le droit à ces petits plaisirs que pour mon anniversaire. Aujourd’hui, j’ai décidé d’aimer les bonbons et d’en manger mais c’est ma responsabilité, l’éducation doit être faite à la maison », insiste-t-elle.
« Je suis allé rendre visite à une personne hospitalisée, à la cafétéria de l’hôpital, il y avait de l’alcool! », s’étrangle Estelle Denis. « J’ai halluciné mais dans quelle vie tu vends de l’alcool à la cafétéria de l’hôpital? ».
Jérôme, gérant de distributeurs automatiques justement, assure avoir déjà essayé de proposer des produits sains: « Je l’ai fait dans un collège, on a mis des bananes, des tomates cerise, des petites carottes », raconte-t-il. « On nous a dit que la pomme dans du plastique ce n’était pas très écolo », poursuit Jérôme. « Dans les salles de sport c’est pareil, ils préfèrent manger des Snickers et des Kinder ».
« Je l’ai fait, j’ai flingué mon chiffre d’affaires. A Sciences-Po on m’a dit qu’on ne pouvait pas mettre tels ou tels produits américains, on a essayé de diversifier les rayons mais ça ne marche pas », conclut Jérôme expliquant vendre beaucoup plus cher une pomme seule qu’une sucrerie, le fruit coûtant a peu près 1,10€.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

9999999
