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24 mars 2026« Je crains que la vie se crispe pour certaines populations suite à cette élection », les Carcassonnais réagissent après la victoire de Christophe Barthès à tête de la mairie, entre peur et espoir
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Faits marquants
Les élections municipales à Carcassonne ont donc porté le candidat du Rassemblement national, Christophe Barthès, à la tête de la mairie. Au lendemain du scrutin, ce lundi 23 mars, les Carcassonnais partagent des sentiments contrastés, entre amertume et joie. La rédaction de L’Indépendant est allée à leur rencontre.
Il semble que rien n’ait changé au lendemain des élections municipales à Carcassonne. Si la ville paraît immobile depuis ce dimanche 22 mars, un changement plus profond est en train de s’opérer dans les mentalités des habitants et des travailleurs, à la suite de l’élection du candidat du Rassemblement national, Christophe Barthès, à la mairie. Alors qu’il déambule dans les rues de la Bastide Saint-Louis en compagnie d’un jeune qu’il accompagne, Arnaud, éducateur spécialisé, a peur : « Je crains que la vie se crispe pour certaines populations suite à cette élection ».
L’une de ses premières mesures annoncées le soir de son élection concerne d’ailleurs un arrêté anti-mendicité pour « enlever les clochards du centre-ville ». Pour Pascal, croisé dans la rue Clémenceau, « ça ne va pas arranger les choses ». « Il s’attaque aux faibles et parle des SDF comme s’il voulait les exterminer. Il joue sur les peurs, dit qu’il va nettoyer tout ça mais on ne peut pas nettoyer des humains ! Il stigmatise des populations déjà stigmatisées et ce n’est pas ça qui va remettre du lien entre les gens. Il y a une vraie tension dans la ville, une agressivité permanente et au lieu de rassembler les gens, il va creuser un fossé. »
J’ai peur que les artistes ne viennent plus se produire
Cathy, elle, vient souvent visiter la ville de Carcassonne, elle pense au contraire que « virer tout ça sera très bien pour l’image de la ville ». « Il faut faire le ménage sur les trottoirs, si vous voyez ce que je veux dire », esquisse-t-elle d’un clin d’œil. À l’inverse, Julien, 35 ans, pense qu’il « aurait dû prendre une autre première mesure pour la ville que nettoyer les trottoirs ». « J’ai aussi peur que la répression augmente, sans qu’il y ait de grands changements pour la ville, on a vu ce que les autres mairies RN faisaient », pointe avec dégoût le trentenaire.
En sortant d’un magasin, Sylvie livre son ressenti partagé entre tristesse et peur, « quelle image renvoie-t-on de Carcassonne ? J’ai peur que les artistes ne viennent plus se produire. On verra bien ce que cela donnera d’ici quelques mois même si, vu les colistiers, je ne m’attends pas à grand-chose. La plupart, personne ne les connaît, on ne sait pas d’où ils sortent ».
Les jeunes accueillent avec joie Christophe Barthès
Parmi les jeunes adultes interrogés, beaucoup ont voté pour Christophe Barthès. Pour la plupart, il ne s’agit pas d’un vote d’adhésion au Rassemblement national, mais plutôt d’un soutien à la personne qu’incarne le député de l’Aude. Jeanne, mère au foyer, est arrivée à Carcassonne il y a un an avec ses deux garçons et son compagnon. Elle assume être « plutôt fan » du personnage, décrivant « l’ancien agriculteur » comme « un mec qui a l’air sympa ». Ce qui l’a séduite, c’est la baisse de la taxe foncière étant donné qu’elle cherche à investir.
« Il va faire revivre la ville en remettant des fêtes qui n’existaient plus mais aussi en sécurisant les rues. Ma sœur s’est fait cambrioler et sans caméras, impossible d’avoir des preuves. Je ne me sens plus en sécurité le soir quand je me balade en centre-ville », déplore Angélique, Carcassonnaise depuis 3 ans. Le rétablissement de l’ordre et de la tranquillité figure parmi les chevaux de bataille du parti à la flamme, désormais attendu au tournant sur ces engagements. « Je trouve qu’il y a beaucoup d’incivilités et j’ai bien aimé le événement qu’il promettait de faire le ménage concernant la délinquance. J’ai grandi dans les quartiers et j’y habite toujours, moi aussi je faisais des bêtises quand j’étais petit mais je me suis rendu compte de mes erreurs », regrette Léo, primo-votant.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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