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24 mars 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Quelques points clés à retenir concernant « la flambée du carburant bouleverse le quotidien ».
À retenir absolument
Les prix du carburant se maintiennent à un niveau très élevé après une hausse rapide en marge de la guerre au Moyen-Orient. Pour certains automobilistes, travailler est devenu une véritable galère alors que l’essence leur coûte trop cher. Certains ont donc décidé d’arrêter, d’autres cherchent des solutions pour continuer à exercer leur activité professionnelle.
Elle avait poussé un cri d’alerte le 17 mars dernier sur RMC. Sophie, aide à domicile dans l’Indre expliquait comment les prix du carburant l’avaient forcé à réduire son activité: « A cause du prix, je ne peux plus mettre d’essence, je ne peux pas travailler à perte donc je prends des congés en retard », confiait-elle, expliquant parcourir entre 180 et 200 km chaque jour avec sa voiture pour aller à la rencontre de ses patients.
Une semaine plus tard, elle raconte avoir arrêté son activité: « J’ai arrêté de travailler tout simplement, je n’ai pas eu le choix », confie-t-elle ce mardi 24 mars sur RMC Story. « J’avais posé mes repos mais je ne peux pas être tout le temps en repos. Je suis en contrat d’usage sur une plateforme privée, c’est le premier qui répond qui travaille. On est en flux tendu, je suis obligée d’arrêter », explique Sophie.
« A 15€ de l’heure, sur une tournée où j’ai 6 clients, je suis obligée de donner 5€, je n’ai pas de solution à part me priver », poursuit-elle.
Et elle ne peut plus se priver après avoir annulé sa mutuelle de santé: « Je compte tout et ce n’est pas une vie. On l’avait déjà fait il y a 2 ans avec l’énergie et là on se lève le matin en se demandant comment on va faire », ajoute Sophie.
Vitesse réduite, épargne, retraite
De son côté, Justin, chauffeur poids-lourd, est obligé de puiser dans l’argent qu’il a de côté: « J’ai beau retourner la situation dans tous les sens, je ne peux plus mettre d’essence dans ma voiture, je tape dans l’épargne pour mettre du carburant pour aller bosser mais ce n’est pas viable ».
« Je peux peut-être utiliser un véhicule de la société, partir directement avec le camion selon les tournées il mais faut que je trouve une solution », poursuit-il.
« Je roule à 90 sur l’autoroute, je me cale derrière les camions pour consommer moins »
Laure, elle, fait 140 km aller-retour chaque jour « pour aller travailler »: « J’ai baissé drastiquement ma vitesse, je roule à 90 sur l’autoroute, je me cale derrière les camions pour consommer moins. Ça engendre des changements dans mon organisation, je pars plus tôt, je rentre plus tard, je vois moins ma famille et ça engendre de la fatigue », se désespère-t-elle.
« Je ne peux plus sortir, voir des amis, je ne fais plus rien », ajoute de son côté Greg qui garde tout juste ce qu’il faut d’essence pour aller au travail. Dominique, aide à domicile de 65 ans envisage une décision drastique, partir à la retraite pour mettre fin à tout ça.
La semaine passée, le SP95-E10 a atteint en moyenne 1,95 euro le litre (+8 centimes en une semaine) et le gazole a passé la barre des 2,10 euros le litre (+9,1 centimes).
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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