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24 mars 2026Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Un résumé rapide de « le sens du vent change-t-il en Italie ? » selon notre rédaction.
Points clés à connaître
Le quotidien Domani compte parmi les plus féroces opposants au gouvernement de Giorgia Meloni et, logiquement, ce mardi 24 mars est pour lui un jour de fête. La veille, les Italiens ont choisi de répondre “non” au référendum censé valider la réforme de la justice voulue par la présidente du Conseil et, face à ce vote, ce média progressiste n’hésite pas à évoquer sur sa première page “un miracle italien” et à saluer “une défaite historique de la Première ministre”. Une exagération ? Pas tant que ça si l’on se fie aux chiffres.
Dimanche 22 et lundi 23 mars, ce ne sont pas moins de 58,9 % des citoyens transalpins qui se sont rendus aux urnes, ce qui donne un poids électoral important à ce référendum. Et sur ces presque 27 millions de voix exprimées, le non l’a largement emporté, avec 53,7 % des suffrages (46,3 % pour le oui) : les Italiens ont refusé la proposition de la droite de séparer les carrières des juges et des procureurs, et d’interdire le passage d’une fonction à l’autre. Un sujet éminemment technique. Mais la signification de ce vote, elle, est surtout politique, argumente Domani.
“Ce vote, par la volonté de Meloni, était devenu une sorte de test de son projet institutionnel, de sa volonté de rendre plus docile le pouvoir judiciaire, de réduire un espace d’autonomie, estime le journal de gauche. Mais la victoire du non a cassé cette trajectoire.” Avec quelles conséquences ? Selon le média romain, Meloni renoncera désormais à son projet de réforme constitutionnelle pour introduire l’élection directe du Premier ministre, et même le chemin de la réforme de la loi électorale semble soudain plus abrupt. C’est simple, concède sportif le quotidien de centre droit Il Foglio, “la victoire du non est un véritable coup dur pour Meloni, qui devra démontrer pour la première fois en quatre ans de gouvernement qu’elle est capable de mener son navire même par vents contraires”.
“Le Sud a tourné le dos à Giorgia Meloni”
Ces vents contraires, analyse le quotidien centriste Corriere della Sera, viennent de plusieurs directions. “De la génération Z d’abord, les 18-28 ans ayant voté à 58,5 % pour le non, avec un taux de participation de 67 % ”, mais aussi du sud du pays, qui a globalement voté non de façon massive. “Les méridionaux ont tourné le dos à Giorgia Meloni”, tranche même Roberto D’Alimonte dans les colonnes de La Repubblica. Mais quant à voir là un signe d’une possible victoire de l’opposition aux élections législatives de l’année prochaine, le politologue préfère rester prudent.
“La mobilisation entre ceux qui habituellement votent à gauche et ceux qui votent à droite n’a pas été la même lors de ce scrutin, et nous vivons dans une époque si volatile qu’il est difficile de prévoir ce qui arrivera dans un mois, tempère D’Alimonte, avant de conclure. Ce qui est sûr, c’est que c’est la première vraie défaite de Meloni, et les défaites ont toujours une conséquence : elles peuvent faire changer le sens du vent. Reste à voir ce que fera l’opposition… Car les connaissant, ils sont totalement capables de se saborder.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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