
Municipales 2026 dans le Gard : « Ma vie ne sera plus la même pendant sept ans », qui est Charly Crespe, cet enfant du village devenu maire du Grau-du-Roi ?
24 mars 2026
Le lobby des entreprises français ne voit pas l’inflation augmenter suite à la guerre en Iran
24 mars 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Les 35 heures restent l’héritage emblématique et controversé de Lionel Jospin » mérite un regard attentif.
Éléments essentiels
Les 35 heures, portées par Lionel Jospin, ont permis de créer plusieurs centaines de milliers d’emplois, mais sans réduire durablement le chômage, tout en pesant lourdement sur les finances publiques.
Publié
Temps de lecture : 3min
En matière économique, Lionel Jospin, décédé dimanche 22 mars à l’âge de 88 ans restera comme l’homme des 35 heures. Mesure qui a créé entre 300 000 et 400 000 emplois créés, selon les études de l’Insee, mais aussi de la Dares, le service statistique du ministère du Travail. Ce n’est pas rien, mais ce chiffre est loin des 700 000, voire du million d’emplois qu’espérait Lionel Jospin quand, à la fin des années 1990, il a abaissé la durée légale du travail de 39 à 35 heures, en annualisant le temps de travail. C’est à ce moment-là qu’ont été créées les fameuses RTT, pour « réduction du temps de travail ».
Les 35 heures ont créé des emplois, mais n’ont pas permis de faire baisser durablement le chômage. Cette mesure s’est accompagnée d’allègements de charges massifs, c’est-à-dire une baisse des cotisations des entreprises, ce qui a entraîné moins de rentrées d’argent dans les caisses de l’État. En 2015, la direction du Budget évaluait la facture des 35 heures, depuis 2006, entre 11 et 13 milliards d’euros par an. Un coût élevé pour les finances publiques.
Le bilan est donc mitigé, surtout que les 35 heures n’ont pas eu le même impact selon la taille des entreprises et le secteur d’activité. Les grandes entreprises industrielles, qui pouvaient plus facilement se réorganiser, qui disposaient de nombreux équipements et versaient des salaires modestes, ont pleinement profité des baisses de cotisations et gagné en flexibilité. En revanche, pour les petites sociétés de services, le bilan est plutôt négatif. Certains secteurs ont aussi été fortement désorganisés. L’hôpital est l’exemple le plus frappant. On manquait d’infirmières, il y a eu énormément d’heures supplémentaires non payées, et il a fallu recruter du personnel à l’étranger, sans quoi les hôpitaux ne pouvaient pas fonctionner. Pourtant, personne n’est jamais revenus sur les 35 heures.
Il y avait eu beaucoup d’accords d’entreprise signés au forceps, que personne n’a ensuite voulu détricoter. En réalité, depuis 25 ans, les 35 heures ont été assouplies et largement contournées. Les négociations de branche et d’entreprise ont permis davantage de flexibilité. Cette mesure reste très clivante. L’idée de mieux partager le travail pour créer des emplois et améliorer les conditions de vie des salariés, en augmentant leur temps libre, n’a pas totalement convaincu. Il y a aussi des effets culturels. Les 35 heures ont changé le bulletin des Français au travail. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison que cela reste la bête noire du patronat et de la droite, qui estiment que les 35 heures ont contribué au déclassement de la France.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

9999999/2026/03/24/35heures-69c23a23d9d23827629376.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
