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24 mars 2026Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Les Occidentaux quittent leurs pays en masse ».
Récapitulatif des informations
Quatre millions : c’est le nombre d’Occidentaux ayant quitté leurs pays en 2024. Dans une évaluation détaillée, The Economist met en évidence une tendance massive mais peu souvent évoquée : l’essor d’une expatriation durable, aux conséquences économiques et politiques profondes.
“Les responsables politiques se concentrent sur le nombre de personnes qui immigrent dans leur pays. On remarque moins que les départs atteignent des chiffres record.”
En s’appuyant sur 31 pays occidentaux (hors États-Unis, faute de données fiables), l’hebdomadaire estime ces départs en hausse de 20 % par rapport à l’avant-pandémie de Covid-19. Le Canada (+ 34 %), la Nouvelle-Zélande (+ 29 %) ou la Suède (+ 60 %) illustrent cette dynamique. L’Italie connaît elle aussi un “boom de l’émigration vers l’étranger”.
L’émergence d’une économie des expatriés
Au-delà d’un simple effet de rattrapage après les années de pandémie, le phénomène s’ancre. “Une ‘économie des expatriés’ est véritablement en train d’émerger”, écrit le magazine. Elle repose sur trois moteurs principaux : la généralisation du télétravail – “une fois que les entreprises ont accepté qu’un employé puisse travailler efficacement depuis une table de cuisine à trois heures de route” –, la fiscalité et la défiance politique. Il y a un “sentiment grandissant parmi les Occidentaux de tous les bords que la politique est en panne”, et il nourrit ces mobilités.
Les profils concernés sont souvent jeunes et diplômés. Une étude néo-zélandaise montre que les titulaires d’un diplôme universitaire sont “au moins deux fois plus susceptibles d’émigrer dans la vingtaine”. Les flux restent majoritairement internes au monde occidental : depuis 2019, environ 2 millions de personnes supplémentaires nées dans un pays occidental vivent dans un autre pays occidental.
Cette mobilité n’est pas sans coût. “Lorsqu’un État investit dans la formation des jeunes pour les perdre ensuite, il renonce à des recettes fiscales futures.” Mais les départs ne sont pas toujours définitifs : “En Nouvelle-Zélande, environ 40 % de ceux qui émigrent finissent par revenir.” À l’heure des crispations nationales, ces circulations redessinent en profondeur les sociétés occidentales.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Nous restons attentifs aux développements futurs de cette actualité.

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