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24 mars 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Un résumé concis de « les victoires du RN et de LFI pourraient légèrement redessiner la chambre haute » selon notre équipe.
Faits marquants
S’il ne faut pas s’attendre à une « révolution » au Palais du Luxembourg à l’occasion des sénatoriales de septembre, les résultats du RN aux municipales pourraient permettre au parti d’extrême droite de constituer un groupe, tandis que LFI espère faire son entrée dans la chambre haute.
Considérées comme le « miroir » des municipales, les élections sénatoriales de l’automne 2026 laissent présager une poussée substantielle du Rassemblement national dans un hémicycle toujours nettement acquis à la droite, où la France insoumise espère faire son entrée.
Si les municipales étaient particulièrement suivies au Palais du Luxembourg ces derniers jours, c’est parce que la composition du Sénat, « chambre des territoires » actuellement dominée par la droite et ses alliés centristes, découle directement de ce scrutin.
Les 348 sénateurs sont en effet élus par un collège de grands électeurs à l’échelle de chaque département, dont 95% sont en fait… des conseillers municipaux.
La moitié de l’hémicycle doit être renouvelée fin septembre: les territoires du pourtour méditerranéen sont concernés, tout comme le Rhône, la Gironde et l’Alsace. Mais pas l’Île-de-France, ni le Nord et le Pas-de-Calais, qui éliront leurs sénateurs en 2029.
« Il n’y aura pas de révolution »
Les scores de dimanche soir permettent donc déjà d’y voir beaucoup plus clair sur les forces en présence.
Et, comme souvent à la chambre haute, « il n’y aura pas de révolution », prévient d’emblée le constitutionnaliste Benjamin Morel, pour qui la droite « s’en sort plutôt bien » et évitera « la bérézina ».
L’influent président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), semble ainsi en mesure de conserver sa mainmise sur l’institution s’il souhaite rempiler, aux côtés de ses alliés centristes.
Mais l’enseignement principal des municipales est à observer du côté du Rassemblement national, qui ne compte actuellement que trois sénateurs. Le parti à la flamme, en progression partout dans l’Hexagone, revendique plus de 3.000 conseillers municipaux avec ses alliés.
Le RN pourra-t-il constituer un groupe?
Atteindra-t-il la barre des dix élus au Sénat, nécessaire pour constituer un groupe ? « Je suis raisonnablement optimiste », note prudemment le sénateur de Seine-et-Marne Aymeric Durox.
L’élu identifie des terres de conquête dans le Var, les Bouches-du-Rhône et surtout les Alpes-Maritimes, où le gain de Nice – avec l’allié Éric Ciotti -, Cagnes-sur-Mer et Menton assurera au parti lepéniste « au moins deux sénateurs, voire trois ».
Ces gains se feront au détriment de la droite. « La logique voudrait qu’on perde quelques unités, on le savait depuis longtemps. Mais l’issue me paraît un peu meilleure que ce qu’on pouvait redouter », estime le patron des sénateurs LR Mathieu Darnaud, qui compte sur certaines conquêtes (Avignon, Brest, Istres…) pour sauver les meubles.
Mais la poussée du RN sera également souterraine, dans des localités sans étiquette où le parti s’implante discrètement. « Il faut se méfier des apparences. Il y a une progression invisible dans la ruralité qui reste l’une des inconnues », alerte le chef des sénateurs centristes Hervé Marseille. « Des élus avancent masqués, c’est clair », a remarqué un socialiste élu dans un département rural.
« La donne va changer pour beaucoup de sénateurs LR qui incarnaient jusqu’ici le front anti-RN, car il ne vont plus pouvoir se permettre de négliger leurs grands électeurs RN », analyse Benjamin Morel.
Un sénateur LFI?
La même question se pose pour La France insoumise, mais à une échelle moindre. « On a surpassé les attentes initiales », s’est réjoui le coordinateur LFI Manuel Bompard, qui compte sur le « millier » de conseillers municipaux Insoumis pour obtenir le premier sénateur du mouvement à la rentrée.
Si le Nord, La Réunion et l’Île-de-France, où LFI a brillé, ne seront renouvelés qu’en 2029, le dirigeant Insoumis a érigé le Rhône en cible principale, après les victoires à Vénissieux, Vaulx-en-Velin et Saint-Fons.
Si le reste de la gauche (PS-Ecologistes-Communistes) a pris pour habitude de présenter des listes communes aux sénatoriales, LFI pourrait bien devoir y aller de son côté.
Patrick Kanner ne veut aucune alliance avec LFI
« Les résultats des municipales montrent que l’alliance avec LFI, ça plombe ou ça ne sert à rien. La position que je défendrai sera de ne conclure aucune alliance avec LFI aux sénatoriales », plaide auprès de l’AFP le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner.
Pour le PS, première force d’opposition au Sénat, les municipales laissent entrevoir quelques zones « préoccupantes » comme la Creuse, l’Aude et la Gironde, reconnaît-il néanmoins, tout en misant sur « la proximité des élus socialistes avec leurs maires » pour limiter les pertes.
Les socialistes pourraient à l’inverse récupérer un siège à Strasbourg au détriment des Écologistes, qui risquent, eux, de payer la perte de plusieurs villes comme Bordeaux, où ils comptaient un élu.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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