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Notre rédaction partage quelques remarques sur « l’héritage de Lionel Jospin en Afrique ».
Résumé synthétique
Depuis son retrait de la vie politique active, il était resté très discret. Surtout sur cette maladie qui le rongeait en silence et à petit feu, et qui l’avait contraint à subir une opération chirurgicale en janvier dernier. Lui, c’est Lionel Jospin, Premier ministre français de cohabitation entre 1997 et 2002, qui a tiré sa révérence le 22 mars 2026, à l’âge de 88 ans.
La nouvelle, qui a été annoncée par sa famille, s’est répandue comme une traînée de poudre, laissant ses proches dans la stupeur et le désarroi d’une si grande perte. Et au moment où s’organisent ses obsèques et affluent les hommages, l’Afrique garde de l’homme l’image d’un grand visionnaire que perdent la France mais aussi le continent noir.
Rupture avec le paternalisme de la Françafrique
Car l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, connu pour être un acteur clé de la Françafrique, se voulait déjà, à l’époque, un homme de la rupture. Rupture avec les réseaux opaques de la Françafrique, mais aussi rupture dans la nature des relations entre Paris et ce qui constituait son pré carré sur le continent noir. Et le maître mot de sa politique envers l’Afrique était placé sous le prisme du “ni ingérence ni indifférence”.
Une approche innovante, marquée par la volonté affirmée de rationaliser les relations d’État à État avec les pays africains, tout en refusant toute idée d’interventionnisme systématique de la France visant à soutenir des régimes en difficulté en Afrique. Dans les faits, cela s’est traduit par une réduction des forces françaises au sud du Sahara et la fermeture des bases françaises en Centrafrique.
Des changements qui étaient loin d’être anodins à l’époque et qui traduisaient toute l’ambition du dirigeant socialiste d’impulser une nouvelle dynamique à la coopération avec l’Afrique pour faire place à des “relations plus fraternelles et non plus paternelles”.
Et avec le recul, le moins que l’on puisse dire est que dans sa volonté de changer de paradigme dans les relations de la France avec l’Afrique, Lionel Jospin avait vu juste. Et s’il avait été écouté et suivi, peut-être que la France ne vivrait pas le désamour qui est actuellement le sien sur le continent noir, où le vent du sentiment antifrançais qui souffle depuis quelques années n’est pas prêt à s’estomper de sitôt.
Et voir comment la diplomatie française est aujourd’hui à la peine sur le continent africain, où elle n’est pas loin de raser, par endroits, les murs, apparaît comme la preuve que Paris n’a pas su anticiper la soif de changement des pays africains.
Un goût d’inachevé
C’est en cela que, vu d’Afrique, Lionel Jospin apparaît comme un visionnaire. Aussi bien pour son pays, la France, qui ne demandait qu’à faire perdurer un système qui lui profitait au plus haut point dans ses relations avec l’Afrique, que pour le continent noir, qui est aujourd’hui, plus qu’hier, dans la logique de la diversification de ses partenariats. Un continent qui ne demande qu’à traiter d’égal à égal avec les autres nations, dans le respect mutuel.
En tout état de cause, Paris peut regretter aujourd’hui que la rupture ait parfois été brutale, là où les choses auraient pu et auraient dû se passer en douceur pour lui permettre de préserver non seulement son image et ses intérêts, mais aussi sa place, qui est aujourd’hui fortement menacée par l’influence grandissante de puissances venues d’ailleurs.
Pour en revenir à Lionel Jospin, son combat politique garde, pour lui, un goût d’inachevé, parce qu’il se sera arrêté aux portes de l’Élysée, qui ont refusé de s’ouvrir à lui, pour ce qui devait être la consécration ultime d’une carrière bien remplie. Figure emblématique et grand espoir de la gauche française, son élimination au premier tour de la présidentielle de 2002 face au Front national de Jean-Marie Le Pen restera comme un tournant majeur qui sonnera le glas d’une carrière qui avait connu une ascension fulgurante.
Un échec cuisant durement ressenti par la gauche entière et vécu comme un désaveu cinglant qui aura été une véritable déchirure dont le natif de Meudon ne se relèverait pas, au point qu’il avait décidé de se retirer de la vie politique active. Mais même dans l’ombre, il a su rester une voix écoutée et respectée, qui s’est malheureusement éteinte à jamais le 22 mars dernier.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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