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24 mars 2026« L’Union européenne continue à faire cadeau de notre marché à nos concurrents », déplore le Syndicat national des fabricants de sucre – franceinfo
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « « L’Union européenne continue à faire cadeau de notre marché à nos concurrents », déplore le Syndicat national des fabricants de sucre – franceinfo ».
Ce qu'il faut retenir
En l’espace de six mois seulement, l’Union européenne a laissé partir quelque 325 000 tonnes à nos concurrents », déplore Christian Spiegeleer, mardi sur franceinfo. Plus tôt dans la journée, l’Australie et l’Union européenne ont signé un vaste accord commercial.
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Temps de lecture : 3min
« Cet accord avec l’Australie, c’est peut-être l’accord de trop », dénonce, mardi 24 mars sur franceinfo, Christian Spiegeleer, directeur général du Syndicat national des fabricants de sucre de France (SNFS). Mardi, l’Australie et l’Union européenne (UE) ont signé à Canberra un vaste accord commercial censé dynamiser leurs échanges, après des années de négociations. « L’UE continue à faire cadeau de notre marché à nos concurrents, petit bout après petit bout, sur une production qui est pourtant reconnue comme sensible », estime-t-il.
Cet accord conclu avec l’Australie prévoit une importation de « 35 000 tonnes de sucre, mais ça fait suite à l’accord du Mercosur avec pas loin de 200 000 tonnes, qui lui-même fait suite à l’Ukraine avec 100 000 tonnes. En l’espace de six mois seulement, l’Union européenne a laissé partir quelque 325 000 tonnes à nos concurrents », s’inquiète Christian Spiegeleer. Les principaux syndicats agricoles d’Europe ont dénoncé mardi les « concessions inacceptables » faites par l’Union européenne à l’Australie dans leur accord de libre-échange, pour des filières sensibles comme le bœuf, la viande ovine, le sucre et le riz.
Selon Christian Spiegeleer, « à chaque accord, Bruxelles nous ressort la même rengaine » à savoir que « les concessions ne représentent qu’un petit pourcentage du marché de consommation, mais nous, ce qu’on regarde, c’est le volume que ça représente au total ». Le directeur général du SNFS affirme que « quand vous faites le compte complet des concessions qui ont été données par l’Europe à nos concurrents depuis à peu près 25 ans, ça avoisine à peu près le cinquième de la consommation européenne de sucre ».
Il ajoute que « cela nous conduit à fermer des usines en Europe, parce qu’on nous interdit d’avoir la même compétitivité que nos concurrents » avec notamment « des normes élevées et trop de fiscalité qui nous mettent hors-jeu, quelque part ». Christian Spiegeleer affirme que « nous avons été contraints de fermer pas loin d’un quart de nos usines françaises en six ans ». Selon lui, ces importations de sucre depuis l’Australie vont forcément « peser négativement sur les prix, donc sur la rentabilité des producteurs français et européens ».
Ce sucre qui sera importé en France « est produit avec des normes environnementales et sanitaires qui ne sont pas les nôtres », selon lui. « C’est la double peine pour nous, parce que non seulement les concessions se chiffrent en centaines de milliers de tonnes, mais elles bénéficient à des producteurs qui n’ont pas les mêmes contraintes que nous, puisqu’ils peuvent par exemple utiliser des pesticides interdits chez nous », poursuit-il.
Christian Spiegeleer estime que « les mesures de sauvegarde annoncées par la Commission, de notre point de vue, ne seront pas efficaces » pour protéger les producteurs en Europe, dénonçant la lenteur de Bruxelles pour agir sur ces questions. L’autre problème, selon lui, est que « les contrôles » sur le sucre « sont inopérants car ils se font sur le produit au moment de l’importation et non pas sur le mode et le lieu de production ».
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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