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24 mars 2026Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Voici notre analyse rapide sur « Municipales 2026 : l’union de la gauche sans LFI a payé aussi en Occitanie ».
Faits marquants
Marseille, Paris, Rennes et Montpellier sont les grandes villes symboles du refus, payant pour les socialistes, de s’allier avec les candidats de Jean-Luc Mélenchon. Remportées dimanche par les candidats PS, elles valident le positionnement anti-LFI de la majorité des figures de gauche dont la présidente d’Occitanie, Carole Delga.
« Le boulet de la gauche », voilà comment Olivier Faure, le patron du PS, a eu beau jeu de qualifier hier La France insoumise, la pointant comme responsable de la déroute de quelques listes fusionnées, dont celle de Toulouse (lire aussi plus bas). Une sortie musclée du Premier secrétaire qui avait pourtant jugé envisageable pareille union selon les cas de figure. Une volte-face critiquée jusqu’en interne, notamment par le chef des députés socialistes, Boris Vallaud.
Aucune volte-face en revanche du côté de la présidente d’Occitanie qui rejette tout lien avec le parti mélenchoniste (lire aussi sa réaction ci-dessous). C’est cette position qui a été payante lors de ces municipales, illustrée en région par la victoire du socialiste Michaël Delafosse à Montpellier. Quand des listes LFI-PS fusionnées, comme à Toulouse donc, ont échoué.
Montpellier
À Montpellier, les listes de gauche et d’extrême gauche étaient opposées au premier et au deuxième tour. Pas de discussion, pas de fusion, pas d’alliance « technique » entre le sortant PS Michaël Delafosse et la prétendante LFI Nathalie Oziol qui s’est maintenue dans une triangulaire complétée par le milliardaire sans étiquette Mohed Altrad.
Résultat : 50 % pour Delafosse (18 points de plus qu’au premier tour) et 25 % pour Oziol (+ 10 points).
À Toulouse, LFI a sabordé les chances à gauche
À l’inverse, à Toulouse, où le maire sortant divers droite Jean-Luc Moudenc a tiré les marrons du feu allumé par l’alliance des listes LFI et PS. Alors que la Ville rose était en position de basculement après des décennies de gouvernance de droite.
La puissante capitale d’Occitanie, dont la mairie fut un temps convoitée par Carole Delga elle-même, a donc échappé dimanche à la gauche après l’alliance surprise, au lendemain du premier tour, de la liste PS de François Briançon avec celle de La France insoumise de François Piquemal.
Une manœuvre comme une trahison alors que la liste PS et divers gauche n’avait pas vocation à pareille mésalliance. La présidente de Région était censée y veiller, forte de sa position inflexible contre tout rapprochement avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, et de son poids dans toute élection en région. Las, son poulain François Briançon, lui a planté un accord dans le dos en serrant la main de son adversaire LFI dès le lendemain du premier tour et en se partageant illico les futures places au Capitole et à l’agglo. Mais les électeurs ont décidé que de places il n’y aura pas pour cet attelage LFI-PS perdant. Même échec de la fusion de ces listes gauche-extrême gauche à Clermont-Ferrand, Brest, Limoges, Tulle ou Avignon.
« Quasiment toutes les alliances avec LFI ont été perdantes, souligne le sénateur PS de l’Hérault Hussein Bourgi, à nos confrères de Midi Libre. À cause du rejet que suscite LFI dans l’opinion publique. Tous ceux qui s’allieront avec LFI en paieront le prix fort et ils auront la défaite et le déshonneur ».
Kamel Chibli, lieutenant de Carole Delga à la Région, parle, lui, d’un « attelage suicidaire pour la gauche de gouvernement » au sujet des fusions LFI-PS qui ont fait « perdre en crédibilité ».
Dimanche, dès la proclamation des résultats, Nathalie Oziol, candidate LFI malheureuse à Montpellier, a voulu souligner l’abstention (54 %) qu’elle attribue en partie au « dégoût » que susciterait Delafosse aux « électrices et électeurs depuis qu’il s’est affranchi du programme du Nouveau front populaire alors que le PS faisait partie de cette alliance ». Une ancienne première alliance qui s’était auto-dissoute.
Carole Delga : « La gauche gagne quand elle est claire »
Après avoir œuvré à tenir LFI loin des listes PS et divers gauche, la présidente socialiste de la Région Occitanie réagissait aux résultats du second tour des municipales. « Je me félicite de la victoire des socialistes et plus largement de la gauche dans la majorité des grandes villes françaises. Bravo à nos candidates et candidats, à leurs équipes, aux militants et merci aux Français qui nous ont majoritairement fait confiance. L’union de la gauche gagne d’abord quand elle est claire dans ses alliances et sur ses valeurs et quand elle change la vie des gens », a-t-elle écrit dimanche soir sur con compte X.
Carole Delga soulignant ensuite les victoires à Montpellier mais surtout à Nîmes face au RN. « En Occitanie, une mention particulière pour mon ami Michaël Delafosse qui est brillamment réélu à Montpellier et pour notre camarade communiste Vincent Bouget qui remporte avec talent la ville de Nîmes face au Rassemblement national. Notre seul adversaire reste l’extrême droite qui continue à progresser dans le pays. Voilà le danger pour la République, voilà notre combat partout en France », conclut-elle.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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