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24 mars 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « « Non » au référendum sur la justice : « Le réveil de l’Italie ? » – Dans la presse ».
Points saillants
A retrouver dans l’émission
À la Une de la presse ce mardi 24 mars : les réactions, en Italie, à l’échec du référendum sur la réforme judiciaire de Giorgia Meloni – refusée à 54 % – ; la point de vue de l’Union européenne après la texte d’une enquête accusant le ministre des Affaires étrangères hongrois de collusion avec la Russie ; les divisions à droite et à gauche, au surlendemain des municipales en France ; la disparition de Lionel Jospin, et les limites du « corporate bullshit ».
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À la Une de la presse, les réactions, en Italie, à l’échec du référendum sur la réforme judiciaire de Giorgia Meloni, refusée à 54 %.
Les Italiens disent « no » et la presse d’opposition applaudit. La Repubblica parle d' »une belle journée pour le peuple », en saluant son choix de « contrer la violente tentative du pouvoir de soumettre et de régler ses comptes avec le pouvoir judiciaire ». « L’Italie se réveille » : Il Fatto Quotidiano parle de « providence laïque », évoquant avec lyrisme cette « majorité constitutionnelle silencieuse » qui « ne se laisse pas enfermer dans les limites de la droite, du centre ou de la gauche » et « transcende tout ». Domani s’émerveille de ce « miracle italien » et annonce « la fin du mythe de l’invincibilité » de Giorgia Meloni. Il Manifesto est plus prudent : « Le danger est écarté, mais le système judiciaire doit être profondément réformé et le centre-gauche reconstruit ».
À droite, c’est la déception. « Le système malade survit », regrette Libero, qui ironise sur un système où « l’injustice est égale pour tous ». La Verita dénonce une « république des juges », désignés vainqueurs à l’issue d’une campagne parmi « les plus sordides et les plus trompeuses de l’histoire » – des magistrats « autoproclamés ayatollahs », tenus responsables de l’échec d’une réforme pourtant « guidée par le bon sens ».
Dans la presse également, la commentaire de l’Union européenne (UE) après l’enquête du Washington Post accusant le ministre des Affaires étrangères hongrois de collusion avec la Russie. El Pais rapporte que ces révélations ont provoqué un « tollé » à Bruxelles, où personne ne serait toutefois tombé de sa chaise, d’après le journal espagnol – qui rappelle le sobriquet souvent donné à Viktor Orban par ses camarades européens de « marionnette de Poutine ». Au pouvoir depuis 2010, le Premier ministre hongrois est donné en mauvaise posture pour les législatives du mois prochain et The Wall Street Journal se demande si Viktor Orban a perdu son « mojo », son charisme. Le quotidien américain fait notamment état du mécontentement de nombreux Hongrois « qui pensent que leurs dirigeants abusent de leur pouvoir politique à des fins personnelles » – des soupçons confortés par les classements de Transparency International, qui présentent la Hongrie comme le pays « le plus corrompu de l’UE » depuis quatre ans. Dans une longue enquête, The Financial Times raconte comment 13 oligarques de l’entourage d’Orban ont accaparé des dizaines de marchés publics à des fins d’enrichissement personnel. Parmi eux, un certain László Szíjj, partenaire commercial du plus vieil ami de Viktor Orbán, dont les sociétés ont remporté « une multitude de contrats depuis 2010 d’une valeur totale de près de 8 milliards d’euros ».
The Financial Times, qui revient comme de nombreux quotidiens internationaux ce matin sur le changement de ton de Donald Trump vis-à-vis de l’Iran. En rupture avec les menaces de ces derniers jours, le président des États-Unis assure à présent avoir trouvé une voie diplomatique pour mettre fin à la guerre. Un ton plus conciliant, en décalage avec la fermeté affiché par l’Iran, où Tehran Times explique que Donald Trump a « reculé au sujet des frappes contre les centrales électriques iraniennes… pour calmer les marchés pétroliers ». Les revirements incessants du patron de la Maison Blanche, moqués par Pete Songi dans un dessin intitulé « la complainte du dessinateur de presse » à l’heure du « breaking news » permanent. Le dessinateur ne sait plus comment représenter ce président qui traite ses alliés de « lâches », vante « l’intelligence » des Iraniens, dit qu’il va les bombarder « pour s’amuser », ou qu’il a déjà « gagné la guerre », etc etc. Publié par The Guardian.
En France, l’heure est au bilan des municipales de dimanche. Deux jours à peine après le scrutin, la droite se projette déjà en 2027. Ses leaders seraient d’accord sur la nécessité d’une seule candidature mais pas d’accord, en revanche, « ni sur le procédé, ni sur le casting », selon L’Opinion. « Restons sereins, je suis sûr qu’un leader naturel finira par s’imposer », propose Bruno Retailleau à Gabriel Attal et Édouard Philippe, tous en costume de Napoléon dans le dessin de Kak. La droite en ordre dispersé, ne loupe pas une miette des divisions… de la gauche, Le Figaro se délectant de voir le PS et les Verts « se déchirer sur le cas Mélenchon », le patron de la France Insoumise.
Ces divisions alimentent la nostalgie de Libération, après le décès, dimanche, de l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin – ce « singulier pluriel », artisan de l’union de la gauche au tournant des années 2000. Un temps en noir et blanc que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, « une certaine idée du socialisme », selon le journal suisse Le Temps, qui cite quelques-unes des mesures « iconiques » portées par Lionel Jospin : les 35 heures, la couverture maladie universelle, le PACS, la parité ou encore la police de proximité. Lionel Jospin, le candidat socialiste à la présidentielle de 2002, foudroyé par son élimination dès le 1er tour par Jean-Marie Le Pen.
Lionel Jospin disait être « un austère qui se marre ». Peut-être aurait-il souri à la lecture de ce papier du Guardian. Le quotidien britannique fait état d’une étude fort édifiante qui affirme que les employés impressionnés par le jargon d’entreprise sont probablement les moins aptes à prendre des décisions efficaces, ce qui peut conduire les entreprises à se retrouver avec des dirigeants dysfonctionnels. Cette étude définit le « corporate bullshit » comme une forme particulière de « discours creux » utilisant des termes techniques et un jargon obscur, à la fois « dénué de sens et source de confusion » pour « persuader et impressionner voire embellir » l’image de l’entreprise. Sans aucune efficacité.
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Source : www.france24.com
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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