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24 mars 2026Plus de dix ans après son départ, le retour en Bourse de Club de Med se (re)dessine, avec une possible cotation à la fin de l’année ou en 2027
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Plus de dix ans après son départ, le retour en Bourse de Club de Med se (re)dessine, avec une possible cotation à la fin de l’année ou en 2027 ».
Analyse rapide
(BFM Bourse) – L’actuel directeur général du groupe, Stéphane Maquaire, a confié au Figaro que le propriétaire chinois du groupe de loisirs, Fosun, envisageait très sérieusement de remettre en Bourse la société. La place de cotation pourrait être une autre ville que Paris.
Après avoir provoqué une guerre de palais l’an passé, le retour en Bourse de Club Med va-t-il finalement devenir réalité?
Dans une interview au Figaro publiée en ligne ce mardi 24 mars, l’actuel directeur général du groupe de loisirs, Stéphane Maquaire, a indiqué que le propriétaire chinois du groupe, Fosun, considérait sérieusement cette option.
« Une cotation du Club pourrait intervenir fin 2026 ou en 2027. Cela reste néanmoins une décision d’actionnaire », a-t-il déclaré.
Le dirigeant rappelle qu’il a déjà, par le passé, dirigé une société cotée à savoir Carrefour Brésil (qui a été retiré l’an passé de la cote par le grand distributeur).
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Un sujet de crispation
Au vu de cette expérience, « être coté en Bourse est un levier de visibilité et d’attractivité supplémentaires pour une entreprise », estime-t-il.
Le Figaro écrit que cette cotation en Bourse ne surviendra pas nécessairement à Paris, les places d’Amsterdam et de Hongkong étant également envisagées, au contraire de Shanghai.
La cotation en Bourse du Club Med avait provoqué, l’an passé des étincelles dans les hautes sphères du groupe.
Le précédent directeur général, Henri Giscard d’Estaing, avait évoqué en juin dernier une introduction en Bourse de la société au premier semestre 2026, jugeant que cette opération constituait la meilleure façon de mettre en œuvre la feuille de route stratégique de l’entreprise.
Le dirigeant s’était alors fait reprendre par le col par Fosun. L’actionnaire chinois du Club Med – un conglomérat géant qui opère dans des secteurs aussi variés que la santé, le tourisme, la mode l’assurance et la gestion d’actifs – avait assuré dans la foulée qu’aucun projet d’introduction en Bourse n’était dans les tuyaux.
Un camouflet pour Henri Giscard d’Estaing qui avait quitté l’entreprise le mois suivant, remplacé donc par Stéphane Maquaire.
Selon les informations de BFM Business publiées en 2024, avant d’hésiter autour de la réintroduction en Bourse de Club Med, Fosun avait également louvoyé autour de l’ouverture d’une partie du capital à des minoritaires. Une cession de 30% avait été envisagée, avec certains investisseurs intéressés (la société d’investissement CVC, le fonds souverain singapourien Temasek), avant d’être mise à l’arrêt.
Un timing adapté?
En juin 2025, Henri-Giscard d’Estaing avait estimé que Club Med pourrait être valorisé à près de 2 milliards d’euros et que Fosun pourrait libérer entre 30% et 40% pour constituer un flottant suffisant.
Si l’introduction en Bourse du Club Med se concrétisait, le groupe signerait alors son retour sur la cote, plus de 10 ans après avoir l’avoir quittée. Introduite sur la place de Paris en 1966, seize ans après la création de l’entreprise, l’entreprise l’avait ensuite été retirée du marché en 2015.
Fosun avait alors réussi une offre publique d’achat pour reprendre la société, ce à l’issue d’un long bras de fer. Le groupe chinois avait dû surenchérir pour faire plier l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi qui avait lancé une offre concurrente. L’offre publique d’achat sur le Club Med avait été ouverte pendant près de deux ans, un record pour la Bourse de Paris.
In fine, Fosun avait dû débourser 939 millions d’euros pour reprendre le groupe de loisirs.
Reste à savoir si l’environnement actuel est si propice que cela à une introduction en Bourse pour un groupe de loisirs. Certes, l’arrivée sur la cote du Club Med n’arrivera au mieux que dans plus de six mois.
Mais pour l’heure le conflit en Iran, la multiplication des tensions géopolitiques, et les craintes de stagflation, ont créé en environnement macroéconomique peu évident pour le secteur.
Depuis le début de l’année les groupes hôteliers Accor (-16,%) et IHG (-7%) souffrent en Bourse, de même que les voyagiste Tui (-25,4%), Voyageurs du Monde (-18,75%) ou encore Pierre & Vacances (-10,16%), des comparables plus ou moins immédiats de Club Med.
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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