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24 mars 2026pourquoi le nouveau revirement de Donald Trump sur la guerre en Iran n’est pas une surprise
Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Voici les éléments principaux de « pourquoi le nouveau revirement de Donald Trump sur la guerre en Iran n’est pas une surprise » pour nos lecteurs.
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Le président américain a affirmé lundi que son administration s’entretenait avec un « haut dirigeant » non identifié pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique. Un revirement dont les contours restent toutefois flous.
Droits de douane, Groenland… Donald Trump a habitué les marchés et la communauté internationale à des revirements abrupts, dont sa volte-face sur l’Iran ce lundi 23 mars est encore un spectaculaire exemple.
Le président américain a affirmé que son administration s’entretenait avec un « haut dirigeant » non identifié pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a d’abord annoncé retarder « de cinq jours » son ultimatum. Le président américain menaçait de lancer des frappes sur le réseau électrique de l’Iran si ce dernier refusait de débloquer le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Il a ensuite affirmé que Washington et Téhéran avaient trouvé des « points d’accord majeurs » lors de négociations menées avec un « haut dirigeant », qu’il n’a pas nommé mais dont il a précisé qu’il n’était pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. Puis il a menacé de « continuer à bombarder allègrement » la République islamique si les négociations échouaient.
L’Iran dément des négociations
En plus de trois semaines de guerre au Moyen-Orient, ni les États-Unis, ni l’Iran n’avaient évoqué publiquement des négociations en cours. Les frappes envisagées sur les infrastructures faisaient planer une menace dangereuse d’escalade, alors que Donald Trump avait fixé à lundi son ultimatum exigeant de l’Iran qu’il rouvre le détroit d’Ormuz. À défaut, il menaçait « d’anéantir » le réseau électrique iranien, composé de plus de 90 centrales, dont certaines situées sur le Golfe.
De son côté, Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, présenté par le site d’informations Axios comme l’interlocuteur des États-Unis, a démenti avec force, alors que le conflit paralyse une partie du transport mondial des hydrocarbures. « Aucune négociation » n’a débuté, a-t-il déclaré sur X, dénonçant « de fausses informations (…) pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont enlisés ».
Le ministère des Affaires étrangères a uniquement reconnu avoir reçu, via des « pays amis », des « messages transmettant une demande américaine de négociations ».
Des déclarations contradictoires
Le président américain a donné une multitude de réponses contradictoires sur la guerre en Iran depuis le début du conflit, fin février. Sur la question des négociations par exemple, il a assuré le 1er mars à The Atlantic: « Ils veulent parler, et j’ai accepté de parler, donc je vais leur parler ». Puis, le 3 mars, sur Truth Social: « Leur défense aérienne, leur armée de l’air, leur marine et leur commandement sont anéantis. Ils veulent discuter. J’ai dit: ‘Trop tard !' »
Avant de déclarer, le 21 mars, qu' »il n’y a personne à qui parler. On n’a personne à qui parler. Et vous savez quoi? Ça nous convient très bien comme ça ». Et finalement, ce lundi, d’affirmer que des discussions ont eu lieu.
Donald Trump « est passé maître en l’art des virages et des changements soudains. Il est donc difficile de dire s’il y a une stratégie ou si c’est de l’improvisation », rappelle Garret Martin, professeur de relations internationales à l’American University, à l’AFP.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Donald Trump tente d’utiliser l’arme de l’ultimatum pour faire plier ses interlocuteurs. Concernant la guerre en Ukraine, Donald Trump avait, par exemple, l’été dernier fixé un ultimatum à Vladimir Poutine pour trouver un accord de cessez-le-feu, sous peine notamment de sanctions économiques. L’ultimatum de 50 jours, ensuite réduit à « 10-12 jours », n’avait pas produit d’effet.
Les États-Unis « de moins en moins prévisibles »
Sur la guerre en Iran, les médias américains avancent plusieurs explications à ce revirement: certains comme CNN, ont évoqué la possibilité que le Pakistan joue un rôle de médiateur dans ce dossier. « Le Pakistan est l’un des rares pays à entretenir des relations chaleureuses à la fois avec Téhéran et Washington » et « il représente les intérêts diplomatiques de Téhéran à Washington », où l’Iran ne dispose pas d’ambassade, a noté Michael Kugelman, expert de l’Asie du sud à l’Atlantic Council, un centre de réflexion, auprès de l’AFP. Les informations non confirmées de discussions ont également poussé timidement à la hausse les Bourses européennes et à la baisse le prix du pétrole.
En Europe, les jaillissements intempestifs du président américain finissent par agacer. Le chef d’état-major français, le général Fabien Mandon, a déploré ce mardi que les États-Unis sont « de moins en moins prévisibles » et qu’ils n’ont pas prévenu leurs alliés avant d’entrer en conflit.
Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a pour sa part jugé « perdue » la confiance entre les États-Unis et ses alliés occidentaux, stigmatisant un conflit « évitable » et « inutile ».
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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