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24 mars 2026qui est Mohammad Bagher Zolghadr, nommé chef de la plus haute instance de sécurité d’Iran?
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « qui est Mohammad Bagher Zolghadr, nommé chef de la plus haute instance de sécurité d’Iran? ».
Éléments à garder en tête
Ali Larijani, pilier de la République islamique, dirigeait le Conseil suprême de sécurité nationale jusqu’à sa mort le 17 mars dans une frappe israélienne. En un peu moins d’un mois de guerre, de nombreux hauts responsables politiques et militaires iraniens sont morts. Mohammad Bagher Zolghadr est donc déjà une nouvelle cible pour Israël et les États-Unis.
« Techniquement, c’est lui qui dirige le pays ». L’Iran a nommé ce mardi 24 mars Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, son ancien chef ayant été tué la semaine dernière lors de frappes israéliennes à Téhéran.
Le Conseil suprême de sécurité nationale est le plus haut organe de sécurité en Iran. Il coordonne les stratégies de défense et supervise la politique nucléaire. Comme l’explique Siavosh Ghazi, « il regroupe tous les hauts dirigeants politiques militaires du pays et prend les grandes décisions aussi bien en matière de politique étrangère qu’intérieure ». D’ailleurs, « toutes les décisions de ce Conseil doivent être approuvées et validées par le guide suprême iranien ».
La nomination de Mohammad Bagher Zolghadr intervient dans des circonstances très tendues, en pleine guerre régionale, déclenchée par des frappes israélo-américaines il y a bientôt un mois.
Dans ce contexte, cette nomination ne semble pas être une surprise. Mohammad Bagher Zolghadr « est un pur produit de la République islamique », explique Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24 et spécialiste de l’Iran.
Un général des Gardiens de la Révolution
Depuis des décennies, Mohammad Bagher Zolghadr a occupé plusieurs postes clés au sein du régime iranien. Au lendemain de la révolution islamique de 1979, il est l’un des principaux commandants du régime pendant la guerre Iran-Irak.
À l’issue de ce conflit, il devient vice-commandant en chef des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne dont l’objectif déclaré est de protéger la Révolution islamique contre les menaces internes et externes. Il a aussi dirigé pendant huit ans l’état-major interarmées des Gardiens.
En 2005, Mohammad Bagher Zolghadr devient vice-ministre de l’Intérieur pour les affaires de sécurité. « Mohammad Bagher Zolghadr, âgé de 50 ans, est le plus haut responsable des Gardiens de la révolution à entrer au gouvernement du président ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad, élu en juin », écrivait alors l’AFP. À l’époque, cette nomination était perçue comme le signe d’une militarisation de la scène politique et donc de la place grandissante prise par les Gardiens de la Révolution dans le paysage politique iranien.
En 2021, il a été nommé par Ali Khamenei au poste de secrétaire du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime, un organe clé du système politique iranien. Un décret soulignait alors son « caractère révolutionnaire » et ses « précieuses expériences de direction ». Il s’agit là « d’un organe censé superviser le fonctionnement de cette République islamique », explique la spécialiste Mariam Pirzadeh.
« Il a participé à une sorte de lavage de cerveau sur les jeunes avec un travail sur la jeunesse pour qu’elle défende la République islamique car il a notamment été responsable de la partie éducative au sein des Gardiens de la Révolution », détaille-t-elle.
Une cible pour Israël et les États-Unis
Pour autant, Mohammad Bagher Zolghadr « reste un inconnu pour une majorité d’Iraniens », en comparaison de la notoriété dont bénéficiait son prédécesseur Ali Larijani ou encore celle de l’actuel président du Parlement Mohammad-Bagher Ghalibaf.
« Lui était plutôt dans l’ombre », explique Mariam Pirzadeh.
Il est néanmoins considéré comme une figure proche du Guide suprême iranien. Son nouveau poste devrait lui conférer un rôle majeur dans la guerre contre les États-Unis et Israël, après la mort de plus d’une dizaine de hauts responsables de sécurité et le flou qui persiste sur l’état de santé de Mojtaba Khamenei. Il devient donc automatiquement une cible pour les ennemis du régime.
Les frappes américano-israéliennes ont tué, en trois semaines de guerre, de nombreux hauts responsables politiques et militaires iraniens, décapitant tout un pan de l’élite de la République islamique. Mais plusieurs figures clés sont toujours là, à l’instar de Mohammad Bagher Zolghadr. « Les Gardiens de la Révolution ont pris totalement le pouvoir en Iran, ce sont eux qui dirigent actuellement l’Iran », rappelle la spécialiste Mariam Pirzadeh.
« Un homme ferme et dur »
« Techniquement, c’est lui, comme il remplace Ali Larijani, qui dirige le pays », poursuit-elle.
En effet, le titre de chef du Conseil suprême de sécurité nationale est un poste très important au sein du régime. Par exemple, Ali Larijani avait rencontré à deux reprises Vladimir Poutine ces dernières années.
À cet égard, Mohammad Bagher Zolghadr « est un homme ferme et dur », explique Siavosh Ghazi. « C’est un radical mais une grande partie de ce régime est dans une radicalité et dans un jusqu’au-boutisme pour sauvegarder la République islamique », souligne Mariam Pirzadeh, qui explique que les Gardiens de la Révolution « sont dans une tentative de survie ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré la semaine dernière que l’Iran était « en train d’être décimé », tandis que l’armée israélienne a décrit la direction iranienne comme un « château de cartes qui s’effondre ».
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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