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Selon nos experts, « À force de s’aligner sur Trump, Mark Rutte se mettra-t-il à dos les Européens ? » mérite une attention particulière.
Points essentiels de l’article
Le secrétaire général de l’Otan, le Néerlandais Mark Rutte, a suscité des crispations après avoir soutenu la stratégie américaine en Iran, notamment lors de son passage dans l’émission Face the Nation, dimanche 22 mars, sur la chaîne de télévision new-yorkaise CBS. D’après le quotidien britannique Financial Times, sa suggestion que les alliés européens finiraient par “s’unir” pour répondre à l’appel de Donald Trump – qui leur a demandé, le 15 mars, de déployer des moyens navals pour l’aider à sécuriser le détroit d’Ormuz – passe mal dans plusieurs capitales.
Car, en pratique, les Européens ont fait exactement l’inverse. Le lendemain de l’appel du président américain, ils ont collectivement refusé de s’engager davantage dans le conflit. “Ce n’est pas notre guerre”, a tranché la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, une ligne reprise par plusieurs États membres de l’Union européenne (UE).
Dans le même temps, une déclaration commune, en marge du sommet européen des 19 et 20 mars, a esquissé une position plus nuancée. Dans un communiqué qui a rallié une trentaine de pays, les États signataires, dont plusieurs membres de l’UE, se disent “prêts à contribuer aux efforts appropriés pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz”.
Mais cette ouverture reste conditionnelle : aucune intervention militaire n’est envisagée à ce stade. Autrement dit, sécuriser Ormuz, peut-être – mais surtout pas maintenant.
“Cela nous met dans une situation très délicate”
En coulisses, le malaise est palpable. “Cela nous met dans une situation très délicate et inconfortable”, confie un diplomate européen à l’influent journal de la City de Londres. “Nous voulons montrer notre bonne volonté, mais […] nous ne sommes en aucun cas en mesure de nous impliquer [dans le conflit].”
Le problème n’est pas nouveau, Mark Rutte ayant un historique de proximité assumée avec Donald Trump. Lors d’un sommet de l’Otan en juin 2025, il l’avait même qualifié de “Papa”, provoquant déjà l’agacement de plusieurs chancelleries. Dans l’émission de CBS, souligne le média américain Politico, il a encore jugé Trump “crucial” pour la sécurité internationale, tout en justifiant ses frappes contre l’Iran :
“Il fait cela pour que le monde entier soit en sécurité.”
“Pour lui, il n’y a pas d’autres options que d’attendre l’aide du paternel américain”, glousse le quotidien espagnol El Periódico de Catalunya.
Cette posture tranche avec celle d’une Europe préoccupée avant tout par les conséquences économiques du conflit. La guerre a fait flamber les prix de l’énergie, rappelant la dépendance du Vieux Continent. Le Financial Times souligne que certaines capitales, dont Paris, envisagent bien une participation à des patrouilles navales dans le détroit d’Ormuz – mais seulement après le conflit –, afin de sécuriser une route par laquelle transite près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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