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25 mars 2026Accord du centre et de la droite, union de la gauche? Après les municipales, le début des manœuvres politiques pour la course à l’Élysée
Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Accord du centre et de la droite, union de la gauche? Après les municipales, le début des manœuvres politiques pour la course à l’Élysée ».
Points essentiels de l’article
La page des municipales vient tout juste de se tourner que des débats houleux s’ouvrent pour savoir comment départager les candidats putatifs au premier tour. Union de la gauche, accord entre LR et macronie, départ en ordre dispersé… Toutes les options sont sur la table mais la possibilité d’une candidature commune semble peu probable.
À peine la campagne des municipales achevée et voilà la présidentielle en ligne de mire dans treize petits mois. En l’absence de vainqueurs clairs – entre victoires de la gauche à Paris, Marseille et Lyon mais aussi côté Les Républicains avec Clermont-Ferrand et Limoges et quelques nouvelles mairies Rassemblement national comme à Carcassonne et à Menton – chaque camp veut tenter de pousser son avantage.
Plusieurs défaites ont marqué les esprits dans ces villes où insoumis et socialistes avaient fait alliance comme à Toulouse par exemple, par contraste avec les victoires dans la capitale et la citée phocéenne qui se sont faites sans rapprochement entre les deux camps. De quoi donner du grain à moudre aux farouches contempteurs de La France insoumise, bien décidés à en tirer une leçon pour 2027.
C’est François Hollande redevenu député en 2024 qui a été l’un des premiers à sortir du bois. 24 heures après le second tour, l’ancien chef de l’État a promis sur France 2 qu’il y « aurait une candidature de gauche réformiste ». Il y avait probablement urgence pour lui: l’un de ses plus proches ex-conseillers Bernard Poignant a perdu la mairie de Tulle (Corrèze), dirigée dans les années 2000 par François Hollande en personne.
« Une cible dans le dos »
« Il faut qu’il y ait une candidature socialiste, sociale-démocrate, comme on voudra, c’est-à-dire avec le PS, avec Place publique, avec la Convention (le mouvement de Bernard Cazeneuve NDLR), avec la société civile. Tous ceux qui veulent qu’il y ait cette offre-là doivent présenter un candidat à l’élection présidentielle », a insisté l’ancien président, tout en se gardant de préciser si lui-même pourrait se lancer dans la course.
« C’est bien le problème, tout le monde a envie d’y aller mais personne ne veut se mettre une cible dans le dos pendant des semaines de la part de ceux qui veulent aussi en être », lâche un ténor socialiste, peu fan de la posture de François Hollande.
Le premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui avait défendu des alliances localement au second tour était d’ailleurs attendu au tournant en bureau national ce mardi soir par une partie de ses troupes, pressé de clarifier sa ligne avant la présidentielle.
Vers une union sacrée entre LR et Renaissance?
Mais c’est surtout à droite et au sein de la macronie pour l’instant qu’on s’affole. Chez ceux qui prônent une candidature unique au sein du bloc commun qui permettrait donc de n’avoir qu’un seul représentant pour LR, Renaissance et Horizons, le premier tour a donné des sueurs froides.
Face aux bons scores des insoumis, sortis en tête dans plusieurs grandes métropoles au premier tour et la progression du RN, un duel Jordan Bardella ou Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon n’a rien d’impossible.
De quoi balayer donc tous les ambitieux du camp présidentiel à l’instar de Gabriel Attal qui se verrait pourtant bien entrer dans la danse. D’autant plus que, plutôt discret pendant les municipales, le président des députés Renaissance qui n’avait guère d’espoir pour conquérir des mairies a fait tomber dans son escarcelle Annecy et surtout Bordeaux.
Ces résultats lui donnent un peu d’élan pour s’imaginer représenter son camp en prenant la main sur l’éventuelle organisation d’une primaire. Et tant pis si l’ancien Premier ministre est loin de plier le match. Dans un sondage Elabe pour BFMTV publié en janvier dernier, plus de la moitié des personnes interrogées espèrent en effet un candidat qui incarnera « une rupture » avec Emmanuel Macron.
« Éviter 5 candidatures à 7% »
Sans manifestement faire douter Gabriel Attal: lors d’une déclaration dans la foulée de l’annonce des résultats aux municipales dimanche soir, l’ancien Premier ministre a ainsi promis « une initiative prochainement pour proposer une méthode de rassemblement ».
Concrètement, le patron de Renaissance devrait donc bientôt dévoiler comment il compte s’y prendre pour n’avoir qu’un candidat du bloc central sur la ligne de départ. Primaire qui brasserait large, de Bruno Retailleau à lui-même en passant par Édouard Philippe, primaire plus restreinte avec les seuls cadres macronistes ou désignation par les sondages?
Pour l’instant, « je ne suis pas sûr qu’il ait une idée précise », lâche l’un des membres de la direction de Renaissance.
« Le but est assez clair quand même: avoir une seule candidature pour éviter qu’on ait cinq candidatures qui font 7% au lieu d’une seule qui fait 35%. Ça, c’est le constat. Quant à le faire, j’en doute sérieusement », admet une ancienne ministre LR de Michel Barnier.
« Pas vraiment un monde où les egos s’effacent »
Une candidature commune implique en effet que tous les candidats putatifs, qui sont très nombreux sur la ligne de départ du bloc central, du maire de Cannes David Lisnard au président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand en passant par le président des députés LR Laurent Wauquiez et donc Gabriel Attal ou encore Édouard Philippe, s’effacent au profit d’une seule personne.
« La politique, ce n’est quand même pas vraiment un monde où les egos s’effacent. Moi je ne vois pas l’un d’entre eux se dire ‘allez je me retire pour les beaux yeux de leurs concurrents' », tance un député Modem.
Sans compter que l’union n’est pas non plus gage de miracles. Ce dimanche soir, à Lyon comme à Paris, l’union des droites et du centre n’a pas permis au bloc commun de l’emporter.
« Des gens sincères? »
Et pourtant, certains continuent à y croire comme Yaël Braun-Pivet. La présidente de l’Assemblée nationale qui laisse elle-même planer le doute sur une éventuelle candidature, pousse à ce que « le périmètre du candidat commun » s’élargisse à la « sociale-démocratie » ce lundi sur BFMTV. Et de juger « bien sûr » que le patron d’Horizons devrait faire partie de cette compétition pour désigner le candidat qui représentera le bloc commun, et « pourquoi pas » également le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.
Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a insisté lui aussi dimanche soir depuis son fief de Tourcoing lui aussi pour qu’il n’y ait à la présidentielle qu' »un seul candidat de la droite et du centre » et « peut-être même de la gauche républicaine qui refuse la France insoumise ».
« Il y a un côté on pousse à l’union parce qu’on ne veut pas être responsable si le bloc central perd. Mais à quel point tous ces gens sont sincères? Je ne sais pas », se demande un ancien député Renaissance.
Qu’en pense le maire du Havre, largement réélu ce dimanche, lui qui en avait fait la condition pour maintenir sa candidature, officialisé depuis des mois? Probablement pas vraiment du bien.
« L’élection présidentielle, ce n’est pas le moment où les partis vont se parler pour bidouiller un truc », avait jugé Édouard Philippe, indiquant « ne pas voir d’espace pour cette primaire » sur France inter en mars dernier. L’ancien Premier aura l’occasion de confirmer sa position ce mardi soir sur TF1.
Le non de Bruno Retailleau
Bruno Retailleau ne semble guère plus partant. « Si on fait ça, il n’y aura pas de clarté dans le projet parce que ce sera à nouveau le ‘en même temps’, ce sera la synthèse molle », a accusé le président des LR lundi soir sur France 2.
Déjà entré dans la course pour 2027, l’ancien ministre de l’Intérieur a jugé que « pour gagner », « il faut à la fois être capable de rassembler, mais sur un projet qui sera puissant. C’est ce que je veux porter ».
Lors d’un bureau politique LR ce mardi soir, un consensus s’est porté sur trois options pour désigner le prochain candidat à la présidentielle: une primaire interne reposant sur le vote des adhérents, une primaire ouverte aux sympathisants ou désigner directement le président du parti Bruno Retailleau.
En attendant, ceux qui se surnomment désormais « les unionistes » espèrent bien forcer la main aux récalcitrants. Une tribune avec la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon et le député LR Antoine Vermorel pour appeler à une candidature unique du bloc commun est dans les tuyaux comme le révèle L’Opinion. Suffisant pour parvenir à réunir tous les ténors du socle commun et à se mettre d’accord pour un seul candidat? Le suspense ne sera probablement pas très long.
« Si ce n’est pas décidé avant l’été, il n’y aura jamais aucune candidature commune. En septembre, la campagne présidentielle commence et ce sera trop tard », tranche un ancien conseiller ministériel.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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