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25 mars 2026Après les municipales, cette mise en garde de Nunez s’adressait surtout à un parti (et à un maire)
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Les faits essentiels
ALAIN JOCARD / AFP
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, répond aux questions lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, chambre basse du Parlement français, à Paris, le 25 mars 2026. (Photo : Alain JOCARD / AFP)
Entre la présentation du projet de loi Ripost et le rétropédalage du ministre de l’Économie sur un possible « choc pétrolier », le propos est presque passé inaperçu lors du compte rendu du Conseil des ministres ce mercredi 25 mars. Mais trois jours après le second tour des municipales, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a tenu à adresser une mise en garde ferme aux nouveaux élus. Et en particulier à ceux issus d’un parti.
« Je serai extrêmement attentif aux décisions qui pourront être prises par un certain nombre de municipalités dont les maires ont pu tenir des propos qui ont légitimement choqué, notamment quant à ce qu’est la fonction publique territoriale et son statut », a déclaré Laurent Nunez. Avant de préciser les propos en question, « sur des agents municipaux qui auraient vocation à prendre la porte parce qu’ils n’ont pas partagé telle ou telle option (sic). »
À qui s’adressait cette mise en garde ? Dans plusieurs communes, la proclamation des résultats des municipales a donné lieu à des scènes agitées, où les maires sortants sont hués. Ce fut notamment le cas à Vaulx-en-Velin, au Blanc-Mesnil, à Creil ou encore à Saint-Denis mais aussi à Paris au QG de Rachida Dati. Des faits qui ont été condamnés par les représentants de plusieurs partis politiques, de Gabriel Attal à Olivier Faure en passant par Aurore Bergé et Yaël Braun-Pivet.
Le maire de Saint-Denis indirectement visé
Pour autant, aucun de ces incidents n’accrédite la thèse d’une purge d’agents territoriaux, tel qu’évoquée par Laurent Nunez. Contacté par Le HuffPost pour savoir à quoi faisait référence le ministre, son cabinet nous a renvoyés vers une vidéo du nouveau maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, relayée sur X par le compte « SirenesFR » proche de l’extrême droite.
Dans cet extrait, le maire élu s’adresse à ses administrés réunis devant la mairie, faute de n’avoir pas pu assister depuis l’intérieur au Conseil municipal d’installation. « Forcément, si nous savons que les agents sont avant tout au service d’une politique publique, nous savons aussi que certains agents auront à un moment donné des difficultés à porter un projet qu’ils ont combattu » déclare Bally Bagayoko, qui souhaite notamment désarmer progressivement la police municipale, un sujet clivant. « Nous respectons le choix de chacun. Mais il ne sera pas possible de pouvoir rester dans un service de tranquillité publique, en ayant l’ambition de porter une option politique qui a été battue dans les urnes », déclare-t-il.
Sans le nommer, le ministre de l’Intérieur visait donc Bally Bagayoko. Relancés pour savoir si, au-delà du maire de Saint-Denis, d’autres déclarations similaires avaient attiré l’attention du ministère, ses services nous ont cette fois renvoyés vers la réponse de Laurent Nunez à l’Assemblée nationale, où il était interrogé quasi simultanément sur les incidents des soirées électorales.
120 « faits judiciarisés » pendant la campagne
Devant la représentation nationale, le ministre a de nouveau condamné, au nom du gouvernement, « des images qui ont légitimement choqué » et déploré l’augmentation du nombre de faits judiciarisés pendant la campagne : 120, « beaucoup plus que les autres années ». Avant de cibler, nommément cette fois, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
« Les communes où ces faits ont eu lieu, ce sont souvent d’ailleurs des communes de la France insoumise », a-t-il souligné, avant d’évoquer – toujours sans le nommer – le nouvel édile de Saint-Denis. « On a entendu un maire s’en prendre très directement aux agents territoriaux, aux agents municipaux, au mépris de l’application même du statut de la fonction publique territoriale. Je peux vous garantir que les préfets de la République seront attentifs à l’application des lois partout sur le territoire de la République, dans toutes les communes et y compris les communes de la France insoumise », a conclu le ministre de l’Intérieur.
Les propos de Bally Bagayoko avaient également agacé les sphères proches de l’extrême droite. Le 24 mars, la chaîne CNews s’inquiétait ainsi dans un bandeau « d’agents municipaux en sursis à Saint-Denis ». Ce, alors même qu’elle diffusait une prise de parole du maire dans laquelle il expliquait qu’il n’était pas question « de mettre dehors » contre leur gré ceux qui ne partageaient pas sa ligne politique. Ceux qui « ne sont pas en phase avec le projet politique (…) forcément partiront. Ce n’est pas parce qu’on les mettra dehors, mais parce qu’ils feront une mobilité interne, complètement naturelle et qui n’est pas quelque chose de nouveau. Bally Bagayoko ne fait ni la chasse à l’homme ni à la femme », insistait-il le 24 mars pour mettre fin à la polémique. En vain, visiblement.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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