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Notre rédaction partage quelques remarques sur « Au lieu de manger moins de chocolat, privilégiez ces réflexes pour limiter le cadmium ».
Récap des faits principaux
Giselleflissak / Getty Images
Pour limiter l’exposition au cadmium, il est recommandé de varier les produits et les filières dans son alimentation.
Après avoir pointé sa présence dans les aliments pour enfants, le chocolat ou encore la vaisselle ancienne, une nouvelle étude de l’Anses révèle l’ampleur de l’exposition des Français au cadmium, un métal lourd et classé « cancérogène certain » pour l’humain par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
D’après le dernier rapport, en 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions au cadmium dépassant les valeurs sanitaires de référence. Des chiffres qui démontrent « une imprégnation au cadmium préoccupante à tout âge et dès le plus jeune âge ». En cause : l’alimentation, « représentant jusqu’à 98 % de l’imprégnation au cadmium dans la population non fumeuse » – la cigarette ajoutant une exposition supplémentaire pour les fumeurs.
L’agence de santé le souligne : l’exposition prolongée au cadmium, « même à faible dose par voie orale » (notamment par l’alimentation donc) provoque entre autres des atteintes rénales pouvant évoluer vers une insuffisance rénale et une fragilité osseuse, et augmente le risque d’ostéoporose déjà prégnante chez les femmes de plus de 65 ans.
Pour lutter contre ces risques, l’Anses appelle à s’attaquer au problème à la source. Les aliments contaminés le sont en grande partie à cause de la présence de cadmium dans les sols agricoles, du fait de l’utilisation de matières fertilisantes, « en particulier des engrais minéraux phosphatés ». À l’échelle politique, l’action préconisée par le synthèse est d’« appliquer dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes ». Mais en l’absence, pour l’heure en tout cas, de texte de loi à ce sujet, comment limiter faire pour limiter l’ingestion de cadmium en tant que consommateur ?
Que faire pour réduire l’exposition au cadmium ?
Avant de paniquer dans les rayons du supermarché, une précision est importante : comme l’affirmaient en interview Morgane Champion et Véronique Sirot, autrices d’une étude de l’Anses sur l’exposition des Français aux substances chimiques dans leur alimentation, « il n’y a pas d’aliment à proscrire. Il convient de manger varié et équilibré », et de faire attention aux carences. Une fois cette base posée, l’Anses a quelques recommandations.
Le chocolat, depuis qu’il a été montré qu’il était particulièrement contaminé, fait l’objet de nombreuses inquiétudes. Mais Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise, a précisé dans la presse qu’il n’est en réalité qu’un « contributeur mineur » de notre exposition, car « moins largement consommé » que d’autres produits.
À l’image notamment des produits céréaliers et à base de blé, qu’ils soient salés ou sucrés. Comme nous l’expliquaient les chercheuses Morgane Champion et Véronique Sirot, « les céréales et en particulier le blé, sont particulièrement efficaces pour absorber les nutriments présents dans le sol, mais aussi les éléments traces métalliques. » Cette capacité d’absorption n’en fait pas les aliments les plus contaminés, mais, parce qu’ils sont parmi les plus consommés, « ils contribuent de façon importante à notre exposition ». Ainsi, les céréales du petit-déjeuner, les gâteaux, biscuits ou viennoiseries, peuvent être limités, notamment à cause de leur faible valeur nutritionnelle. Même chose pour les chips.
Pour varier et ne pas se reposer seulement sur des aliments à base de blé comme les pâtes, l’agence préconise également d’introduire davantage de légumineuses dans les repas : lentilles, pois chiches, haricots blancs et rouges… Autant d’alliés pour la santé qui aident aussi au sentiment de satiété.
Enfin, le compte-rendu conseille de varier les produits et leur provenance. Car consommer sans cesse le même aliment ou la même préparation risque, en cas de contamination, de conduire à une surexposition. À l’inverse, changer et « alterner les denrées provenant de différentes zones ou filières » permet donc d’éviter une exposition répétée au cadmium. Cela tombe bien : toutes ces recommandations sont alignées avec les repères du Plan national nutrition santé (PNNS).
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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