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25 mars 2026Consommation : « Le prix du poisson flambe dans l’Aude, celui du carburant aussi, ce n’est pas lié mais dangereux pour la filière de la pêche »
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Consommation : « Le prix du poisson flambe dans l’Aude, celui du carburant aussi, ce n’est pas lié mais dangereux pour la filière de la pêche » ».
Les points essentiels à retenir
La pêche française est au cœur de l’actuelle crise pétrolière mondiale. Celle de Méditerranée est d’autant plus impactée que les contraintes européennes ont fait chuter les apports et flamber les prix. Actuellement, les entreprises de pêche fonctionnent à perte. Jusqu’à quand ? Stéphane Puech, directeur de la criée audoise, nous éclaire sur une situation inquiétante.
« Aujourd’hui, nous vendons aux pêcheurs le gasoil détaxé à 1,03 €, sachant que nous l’achetons 1,20 € à Dyneff, suite à des négociations menées après que nous n’avons pas été alimentés par Fos, Frontignan et La Nouvelle pendant dix jours », explique Stéphane Puech, directeur de la criée de Port-La Nouvelle.
« Quand on sait qu’avec un prix du carburant supérieur à 0,85 €, un chalutier n’est pas rentable, chacun comprend que la situation est alarmante et les mesurettes du gouvernement sont largement insuffisantes », déclare-t-il.
Des mesures de reports de charges
Après plusieurs rencontres avec les professionnels, face à l’urgence, le gouvernement a annoncé des mesures de soutien immédiates : report de charges sociales et fiscales, ainsi que des prêts de trésorerie garantis pour soulager les entreprises. En parallèle, des discussions sont engagées avec les distributeurs et les banques pour limiter l’impact de la crise. À plus long terme, l’exécutif veut réduire la dépendance aux énergies fossiles en accélérant la transition énergétique de la flotte et en mettant en place « des dispositifs d’efficacité énergétique et d’assurance contre les crises futures ».
Moins de poisson, de plus en plus cher
Pour l’ensemble des représentants de la filière, cela ne saurait suffire. En particulier en Méditerranée. « La mise en application du plan WestMed II a réduit de moitié les apports en criée en raison de la diminution des jours de pêche et surtout des nouveaux maillages de filets. Il faut savoir qu’un chalutier qui débarquait 800 kg de poisson a réduit de moitié son apport. Conséquence : une flambée des prix avec un coût moyen de 7 € le kilo de poisson », argumente Stéphane Puech. Selon lui, « une remise de 25 à 30 centimes consentie par l’État sur le litre de carburant pourrait permettre de surmonter la crise et c’est quand celle-ci sera passée qu’il faudra agir pour la décarbonation des navires ». Sachant que le prix du carburant n’impacte en rien les prix de vente en criée.
Ne pas débarquer les marins
Cette hypothèse n’est pas d’actualité pour le gouvernement, qui ne veut actuellement pas se priver de la moindre recette. Quelles solutions pour les armateurs ? « Il y a deux cas de figure. Il y a ceux qui laissent les bateaux amarrés et qui attendent que ça passe. Et puis, il y a les patrons qui continuent à sortir à la pêche, non seulement pour ne pas débarquer les marins, mais aussi et surtout pour les garder dans l’entreprise dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre », annonce Stéphane Puech. Et puis, il en va de la survie de la criée, de son personnel et des intérimaires, à moyen terme.
Soutenir la pêche française, garante d’une production responsable et de qualité
La ministre Catherine Chabaud « appelle les Français et les acteurs de la grande distribution à soutenir la pêche française, garante d’une production responsable et de qualité » et annonce que « des discussions sont engagées en ce sens avec la distribution ». Elle ne croit pas si bien dire… Les gros bateaux de pêche dits « usines », partis en mer il y a plusieurs semaines en Atlantique, seront bientôt de retour. Ils sont, quoi que l’on en pense, la principale source d’approvisionnement en France. Au prix du « plein », repartiront-ils à la mer ? Leurs décisions pèseront lourd dans les négociations. L’Espagne et l’Italie l’ont compris et ont anticipé.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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