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25 mars 2026Édito. Pour Marine Le Pen les intérêts partisans de ses alliés politiques semblent passer avant ceux de l’Union européenne
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Les journalistes partagent leur point de vue sur « Édito. Pour Marine Le Pen les intérêts partisans de ses alliés politiques semblent passer avant ceux de l’Union européenne ».
Points clés à retenir
Pendant que les partis politiques tirent les leçons des municipales en France, Marine Le Pen est allée soutenir, lundi 23 mars, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán en campagne électorale. Un « ami », un « visionnaire » et surtout un « pionnier » ! Marine Le Pen lui a déclaré sa flamme en plein meeting. Il faut dire que Budapest, c’est un peu la Mecque de l’extrême droite européenne. Viktor Orbán est au pouvoir sans discontinuer depuis 2010, 16 ans ! Un très long bail qui menace de s’interrompre lors des législatives du 12 avril, où il est en mauvaise posture.
Viktor Orbán a donc battu le rappel des troupes, et c’est toute l’internationale nationaliste qui est venue serrer les rangs autour de lui : le RN donc, mais aussi le chef de la Ligue italienne, Matteo Salvini, le Néerlandais Geert Wilders ou encore Santiago Abascal, le patron du parti espagnol Vox, nostalgique du franquisme. Un peu plus tôt, le président argentin Javier Milei, la cheffe de file de l’AfD, le parti néofasciste allemand, et le secrétaire d’État trumpiste Marco Rubio avaient eux aussi fait le pèlerinage à Budapest pour prêter main-forte à celui que Marine Le Pen qualifie de « dirigeant d’exception ».
**Viktor Orbán est, selon elle, « l’emblème de la résistance d’un peuple fier et souverain à l’oppression ». Alors, quelle oppression ? Quand on connaît un peu l’histoire, on pense aux chars soviétiques matant dans le sang l’insurrection de Budapest en 1956. Non, rien à voir : ici, c’est l’oppression de l’Union européenne que combat, selon elle, Viktor Orbán, sous les yeux énamourés de Marine Le Pen. La preuve : il bloque un projet de prêt européen de 90 milliards destiné à aider l’effort de guerre ukrainien face à l’invasion russe. Édito.
Positions prorusses et tensions avec l’UE
Pour Viktor Orbán, l’Europe est un carcan, une prison, mais il ne veut pas la quitter. Exactement comme Marine Le Pen. Le Premier ministre hongrois est aussi un fervent soutien de Vladimir Poutine, et cela n’écorne pas non plus l’amitié que lui porte la présidente du groupe RN à l’Assemblée. Pas plus que les récentes révélations du The Washington Post, selon lesquelles le ministre hongrois des Affaires étrangères aurait transmis à son homologue russe, Sergueï Lavrov, des informations confidentielles sur les négociations au sein du Conseil de l’UE. Une taupe au cœur de l’Europe ? La Commission européenne se dit « très préoccupée ». Mais pas Marine Le Pen parce que les intérêts partisans de ses alliés politiques semblent passer avant ceux, stratégiques, de l’Union européenne. À Budapest, Marine Le Pen a rêvé tout haut de voir, en 2027, l’extrême droite l’emporter en France, en Espagne, en Pologne et en Italie, lors d’une série de scrutins décisifs qui pourraient peser sur l’avenir de l’Europe.
Peut-être. Vladimir Poutine et Donald Trump formulent exactement le même vœu.
Source : www.radiofrance.fr
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