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25 mars 2026Face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, il n’y aura pas de « récession », prévoit le gouverneur de la Banque de France – franceinfo
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François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, était l’invité du journal de 20 heures sur France 2, mercredi 25 mars.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
France Télévisions : Le ministre de l’Économie, mercredi 25 mars, a employé le terme de « choc pétrolier » pour qualifier ce qu’on traverse depuis un mois. Est-ce que vous reprendriez ce terme ? Est-ce que ce qu’on vit ressemble au choc pétrolier de 73 ou de 79 ?
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France : Alors, le ministre s’est expliqué depuis sur ces propos. Je crois qu’il y a deux différences par rapport à aujourd’hui. À l’époque, on parlait d’un choc permanent. C’est-à-dire, on monte une marche d’escalier et on reste nettement plus haut, alors que cette fois-ci, comme après 2022 en Ukraine d’ailleurs, il y a une montée qui est une mauvaise nouvelle, mais tout le monde s’attend à ce que les prix redescendent ensuite.
Quand ?
Alors, il y a plusieurs scénarios que nous avons faits. Nous avons fait trois scénarios différents. Mais il y a une autre différence par rapport au choc pétrolier de 73 ou 79. L’effet était non seulement durable, mais il était beaucoup plus fort. On a peut-être un peu oublié qu’après 1973, les prix à la pompe avaient monté de 70 % durablement, puis après le deuxième choc pétrolier, en 79, ils avaient monté de 60 %. Là, on a des choses difficiles à traiter, mais un retombée qui, globalement, est modérément négatif pour l’économie française.
Quel est l’impact sur l’économie française de ces 28 jours de guerre, de ce mois de mars 2026, sur la croissance d’abord, sur l’inflation ensuite ?
Alors nous avions dit depuis le début que ça signifiait pour l’économie française comme pour l’économie européenne un peu moins de croissance et un peu plus d’inflation. Mais pour la première fois, nous commençons à chiffrer, à préciser la photo. Nous le faisons à partir de trois scénarios différents parce qu’il y a beaucoup d’incertitudes. Dans le scénario de base que nous publions, la croissance française serait à 0,9 % cette année. C’est un peu moins que ce qu’on prévoyait à 1 %, mais ça reste positif. Et l’inflation qu’on prévoyait à 1,3 % monte à 1,7 %. C’est un effet modérément négatif.
Cela montre que vous allez tout faire pour contenir l’inflation.
C’est là qu’il faut venir aussi sur les deux autres scénarios qui sont plus défavorables. On prévoit un prix du pétrole qui est plus haut et qui redescend plus lentement. Alors là, évidemment, il y a moins de croissance, mais je veux souligner que dans les trois scénarios, ça c’est important, la France échappe à la récession. Donc on garde une croissance positive.
La France échappe à la récession en 2026.
Et en 2027 et en 2028. On pourrait revoir les chiffres. Il y a une croissance ralentie.
Même si la guerre dure longtemps.
On garde une croissance positive. Alors bien sûr, ce sont des prévisions. Je ne serais pas sérieux si je vous disais que je sais exactement ce qui va se passer. Mais cette technique des scénarios, je crois, permet de traiter les incertitudes. Et puis sur l’inflation, qui est bien sûr la première préoccupation de nos concitoyens, il y a plus d’inflation dans les scénarios les plus défavorables, mais je veux souligner deux éléments qui sont peut-être moins négatifs. La première, c’est que l’inflation, dans toutes les années, reste moins forte en France que la moyenne européenne. Ça, c’est un avantage pour la France, il faut peut-être le souligner, parce qu’on a moins d’inflation au départ aujourd’hui, et puis qu’on a un grand avantage sur ce choc d’énergie, c’est qu’on a retrouvé notre électricité nucléaire.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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