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25 mars 2026
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25 mars 2026« La France est malade de ces taxes. Nous demandons une réponse immédiate et fiscale, à savoir la baisse de la taxe sur le carburant », déclare Agnès Evren, sénatrice Les Républicains de Paris. – franceinfo
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « « La France est malade de ces taxes. Nous demandons une réponse immédiate et fiscale, à savoir la baisse de la taxe sur le carburant », déclare Agnès Evren, sénatrice Les Républicains de Paris. – franceinfo ».
Résumé des éléments principaux
Agnès Evren, sénatrice Les Républicains de Paris, était l’invitée politique de Franceinfo. Elle est revenue sur la flambée des prix des carburants, défendant une baisse immédiate des taxes, tout en assumant une ligne de rigueur budgétaire. Elle a également analysé les résultats des municipales, revendiquant les succès locaux de la droite malgré ses revers dans les grandes métropoles et ses divisions persistantes à Paris.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Alix Bouilhaguet : Nous reviendrons évidemment en détail sur ce qui s’est produit lors de ces élections municipales. Mais, auparavant, un autre sujet préoccupe fortement les Français : la flambée des prix des carburants.
La France insoumise réclame un blocage des prix, le Rassemblement national demande une baisse de la TVA, tandis que les socialistes proposent un chèque énergie pour les ménages les plus modestes. Quelle est, dans ce contexte, la position des Républicains ?
Agnès Evren : La situation est très claire : la France souffre d’une fiscalité excessive. Nous demandons une réponse immédiate, de nature fiscale, à savoir une baisse des taxes sur les carburants, lesquelles représentent aujourd’hui plus de 60 % du prix.
D’ailleurs, plusieurs pays européens comme la Grèce, l’Italie ou encore l’Espagne ont déjà réduit ces taxes. Il est donc impératif d’agir sans délai, car, une fois encore, ce sont les Français qui supportent le poids de cette crise énergétique, laquelle, selon moi, n’a pas été suffisamment anticipée.
À vous entendre, votre analyse rejoint-elle celle de Marine Le Pen, qui affirme que l’État est le principal bénéficiaire de la hausse des prix, en raison du niveau élevé des taxes sur les carburants qu’elle estime à environ 55 % et qui alimenteraient directement les caisses publiques ? Une affirmation contestée par Sébastien Lecornu. Considérez-vous, vous aussi, que l’État profite de cette crise ?
L’État ne doit en aucun cas tirer profit de la crise, et les Français ne doivent pas en être les victimes. Face au choc pétrolier qui s’annonce, il est indispensable d’apporter une réponse immédiate, fondée sur la baisse de la fiscalité sur les carburants. Je le répète : la France est aujourd’hui pénalisée par un excès de taxes.
N’y a-t-il pas, néanmoins, une forme de démagogie à réclamer une baisse des impôts lorsque l’on appartient à une famille politique traditionnellement attachée à la rigueur budgétaire ?
Faut-il, dans ce cas, laisser les Français dont le pouvoir d’achat a déjà été considérablement affaibli subir de plein fouet cette nouvelle crise énergétique ? Évidemment non. C’est précisément pour cela que nous plaidons pour une baisse des taxes sur les carburants.
Sébastien Lecornu a indiqué qu’il n’y aurait pas de chèque global pour soutenir les Français, privilégiant des aides ciblées notamment pour les pêcheurs, les agriculteurs ou encore les transporteurs. Cette approche vous semble-t-elle pertinente ?
Je partage tout à fait cette analyse. L’État a déjà largement mobilisé des dispositifs de soutien ces dernières années, et l’on en mesure aujourd’hui les conséquences : un déficit public de 6 % et une dette atteignant 3 500 milliards d’euros.
N’est-ce pas paradoxal, dans ce contexte, de demander une baisse des taxes ?
Quelle est l’alternative ? Je suis opposée à une nouvelle politique de dépenses massives. En revanche, réduire la fiscalité tout en ciblant les aides vers ceux qui en ont réellement besoin constitue une réponse équilibrée. L’enjeu est précisément de soutenir le pouvoir d’achat sans alourdir davantage la charge pour les Français.
Dimanche soir, les Républicains ont remporté plusieurs succès lors des élections municipales. Toutefois, ils ont été largement distancés dans des villes comme Marseille et ont échoué à Paris et à Lyon. Comment expliquez-vous ces résultats dans les trois plus grandes villes de France ?
Il convient d’abord de rappeler que la France ne se résume pas à ses grandes métropoles. Paris, Lyon et Marseille ne représentent qu’environ 15 % du territoire. Nous sommes, en revanche, très satisfaits de nos résultats au niveau national, notamment dans les communes de plus de 9 000 habitants, où nous avons remporté 57 % des villes. Lorsque la droite reste fidèle à ses valeurs et à ses engagements, elle progresse et l’emporte contrairement à une gauche qui, à plusieurs égards, s’est égarée et a subi de nombreux revers.
Vous éludez partiellement la question des grandes métropoles, en particulier celle de Paris. Rachida Dati a subi une défaite face au socialiste Emmanuel Grégoire, malgré un contexte qui semblait lui être favorable : le retrait de Reconquête et la fusion avec la liste de Pierre-Yves Bournazel. Peut-on parler d’un échec de campagne ?
Au niveau national, le bilan est globalement positif, mais, à Paris, il s’agit incontestablement d’une déception majeure.
Depuis 25 ans, la droite y est en difficulté, principalement en raison de divisions internes profondes. Il faut le reconnaître : les reports de voix en provenance du centre n’ont pas eu lieu comme attendu. Certaines déclarations, notamment celles de Clément Beaune et de Pierre-Yves Bournazel, ont conduit une partie de l’électorat à se tourner vers la gauche.
Dans ce contexte, le socle commun au centre et à droite, à Paris, reste encore à consolider.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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