
Michel Barnier plaide pour une primaire de la droite et du centre « la plus large possible »
25 mars 2026Les 5 joueurs de basket-ball universitaire les mieux payés cette année : le n°1 gagne 4,2 millions de dollars avec NIL
25 mars 2026La hausse des prix à la pompe est-elle vraiment une aubaine pour le gouvernement ? – franceinfo
Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « La hausse des prix à la pompe est-elle vraiment une aubaine pour le gouvernement ? – franceinfo ».
Points saillants
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Une polémique, lancée par Marine Le Pen, monte en marge de la guerre au Moyen-Orient. Elle accuse l’État de se comporter en profiteur de crise en cachant de prétendues recettes indues liées à la flambée des prix du pétrole. Les finances publiques bénéficient-elles vraiment du choc énergétique ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Plus de 2 euros le litre de gazole depuis des jours, dont plus de la moitié correspond à des taxes qui reviendront à l’État. Difficile à comprendre pour ces automobilistes. « Ça, c’est l’État qui se met quand même 52,7 % dans la poche, c’est énorme, c’est vraiment énorme« , souffle l’une d’entre eux. « C’est révoltant. On est complètement dépouillés« , lance une autre. Un conducteur estime aussi : « Dans l’état actuel, il faudrait les baisser parce que l’État fait un super bénéfice.«
L’État s’enrichit-il avec la crise ? Une partie des taxes est proportionnelle au prix du carburant. Donc, quand celui-ci augmente, les recettes de l’État augmentent aussi. Fin février, sur un litre de gazole, l’État encaissait 89 centimes d’euros. Et la semaine dernière, 96 centimes. Alors, quelles conséquences dans les caisses de l’État ?
Selon les calculs de France Télévisions, avant la crise, donc une semaine normale, les taxes rapportaient 743 millions d’euros. La semaine suivante, les prix flambent, les recettes dépassent le milliard. Mais ensuite, avec la hausse des prix, les Français font moins le plein : 24 % de consommation en moins. Les recettes de l’État chutent à 843 millions. Et cette tendance devrait continuer.
Francis Pousse, président national des stations-service et énergies nouvelles Mobilians, explique : « On s’attend, sur la dernière dizaine de mars, à des baisses qui, à mon avis, vont être importantes puisque les prix sont quand même très élevés, et on s’aperçoit que les gens roulent moins. On ne peut pas dire que ce soit une opération très avantageuse pour l’État que cette augmentation du prix du carburant. »
Et l’État pourrait perdre encore plus, car un carburant en hausse, c’est un pouvoir d’achat qui baisse. Tous les secteurs de l’économie vont être touchés. « Les entreprises vont potentiellement moins embaucher, moins investir, et donc il y aura moins d’activité« , estime de son côté Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint de l’OFCE, « Elles vont faire aussi moins de marge parce que leurs coûts de production vont augmenter, et donc il y a moins de bénéfices, et donc, globalement, c’est une perte d’activité pour l’économie française qui va se traduire par moins de recettes fiscales et donc plus de déficit public. »
Mercredi 25 mars, le Premier ministre a de nouveau affirmé qu’il ne baisserait pas la TVA sur l’essence, estimant cette mesure inefficace et coûteuse.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

9999999/2026/03/25/pompe250326-69c43743b86f9723271146.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2026/03/25/080-hl-stenani-3083984-69c467fbc3139349401079.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)