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25 mars 2026« la question à se poser n’est pas sur la chute en elle-même, mais sur le niveau dont on part », alerte un agroclimatologue – franceinfo
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Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « « la question à se poser n’est pas sur la chute en elle-même, mais sur le niveau dont on part », alerte un agroclimatologue – franceinfo ».
À ne pas oublier
Le froid et la pluie font leur retour, mercredi, et nous repassons sous les valeurs de saison. Avec potentiellement des « conséquences irréversibles » sur les récoltes, selon Serge Zaka, agroclimatologue spécialiste des questions relatives aux effets du changement climatique.
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Ressortez vos pulls, manteaux et parapluies. Après un printemps précoce et des records de douceur, les températures chutent brutalement, et pourraient diminuer d’au moins dix degrés par endroits, mercredi 25 mars, selon les prévisions de Météo-France, avec un ressenti parfois hivernal. Les récoltes pourraient en souffrir et si des solutions existent, « elles ne sont pas accessibles à tous les agriculteurs », explique Serge Zaka, agroclimatologue spécialiste des effets du changement climatique sur la production agricole.
Franceinfo : Comment s’explique la rapidité de ce changement des températures ?
Serge Zaka : Il est tout à fait classique au printemps d’avoir des variations de température très importantes entre les journées, mais aussi au sein même d’une journée. Il peut geler un matin et faire 20 degrés l’après-midi. Le problème n’est pas forcément la rapidité de cette baisse de la température, mais surtout le niveau duquel on part. Depuis environ deux mois, nous avions des températures au-dessus des normales de saison, presque tous les jours, même 61 jours en continu, c’est le record officiel qui a été battu cette année. Là, il y a effectivement une chute, mais la question à se poser n’est pas sur la chute en elle-même, mais vraiment sur le niveau dont on part au début.
Ces températures très douces ont-elles entraîné une sortie précoce des bourgeons ?
Tout à fait. Nous avons eu plus de 150 records de douceur et de chaleur. Au final nos végétaux ont deux semaines à un mois d’avance sur toute la France. Typiquement, par exemple, les cerisiers, les poiriers, les pommiers peuvent être déjà en fleurs alors que normalement ils ne le sont pas. Ils sont déjà sensibles au gel.
Pour les professionnels, cette situation peut avoir des conséquences irréversibles, n’est-ce pas ?
Irréversibles, c’est le mot, puisqu’il n’y a qu’une seule floraison pour les poiriers, les pommiers, les abricotiers. Nous n’avons qu’une seule floraison dans l’année, donc si la floraison est perdue, l’ensemble de la récolte est perdue. Là, il faudra surveiller particulièrement le nord-est de la France. Sur le site gratuit agrometeorologie.fr, vous pouvez identifier tous les risques en fonction des stades de développement des végétaux.
« Au nord-est de la France, de Clermont-Ferrand à l’Alsace, nous surveillerons la nuit de jeudi à vendredi, puis celle de vendredi à samedi, où ce froid se décalera vers la vallée du Rhône et vers l’arrière-pays méditerranéen. »
Serge Zaka, agroclimatologueà franceinfo
Nous aurons peut-être un peu plus de gel sur des végétaux qui sont très en avance. Il y a effectivement une chute, mais la question à se poser n’est pas sur la chute en elle-même, mais sur le niveau de températures dont on part au début.
Les astuces qu’utilisent les agriculteurs pour protéger leurs cultures permettent-elles de limiter la casse ?
Oui, ça limite la casse. Le plus efficace, c’est, par exemple, l’aspersion de l’eau qui va entourer le végétal d’une croûte de glace, qui va le protéger autour des zéro degré. On ne descendra pas en dessous. Par contre, il faut savoir que ces solutions sont très coûteuses à mettre en place Elles ne sont pas forcément accessibles à tous les agriculteurs. Vous avez, par exemple, dans le sud-ouest de la France, des petits agriculteurs bio qui ne peuvent pas se payer une éolienne, un ventilateur géant. Parfois, ça coûte plusieurs dizaines, voire plus de 100 000 euros pour certaines installations. Ce n’est pas rentable pour certains agriculteurs qui sont soumis du coup aux aléas de ces gels de printemps, qui deviennent de plus en plus fréquents, je tiens à le préciser.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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