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25 mars 2026le choc pétrolier « va rester au moins pour les semaines à venir », prévient un économiste – franceinfo
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Les points essentiels à retenir
La situation est « peut-être un peu moins grave » pour le pétrole que pour le gaz mais reste sérieuse, selon Philippe Chalmin, qui prévoit « un effet secondaire sur la croissance économique ».
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« Choc il y a, et malheureusement, ce choc va rester au moins pour les semaines à venir », prévient mercredi 25 mars sur franceinfo, Philippe Chalmin, professeur d’histoire économique à l’université Paris-Dauphine et directeur du centre de recherche Cyclope, spécialisé dans les marchés des matières premières et de l’énergie. Le ministre français de l’Économie Roland Lescure a affirmé mardi que la guerre au Moyen-Orient provoquait « un nouveau choc pétrolier ».
Selon Philippe Chalmin, les récentes attaques contre les infrastructures gazières du Qatar ont provoqué des « dommages manifestement importants », en particulier sur les trains de liquéfaction du gaz naturel. « Le Qatar avait l’intention de doubler ses capacités. Le feront-ils, et dans quel délai ? », s’interroge-t-il, soulignant que ces dégâts pourraient freiner durablement les plans d’expansion du pays.
Pour le pétrole, la situation est « peut-être un peu moins grave », mais reste sérieuse, insiste Philippe Chalmin : « Les 10 millions de barils par jour de capacité de production qui sont fermés, ça ne se rouvre pas juste en appuyant sur un bouton. Ça va prendre peut-être plusieurs mois. La reconstruction complète demandera du temps. Plusieurs années pour les trains de liquéfaction de gaz naturel, plusieurs mois pour le reste », estime l’économiste.
Le détroit d’Ormuz est quasi fermé depuis le début de la guerre, ce qui a fait grimper en flèche les cours pétroliers. Les effets se répercutent déjà sur l’économie mondiale : « On le sent peut-être un peu moins pour l’instant en Europe, mais c’est déjà extrêmement sensible dans un certain nombre de pays asiatiques, notamment les plus pauvres, comme le Pakistan, le Bangladesh ou les Philippines ». En Corée du Sud, une pénurie de sacs poubelle fabriqués à base de pétrole se fait déjà ressentir.
Ce choc énergétique aura « un répercussion sur la croissance économique », prévient-il. Le premier effet visible est le prix du carburant à la pompe. Quant à une baisse des taxes pour amortir le choc, Philippe Chalmin reste prudent : « Ce pourrait être effectivement une solution, mais dans le cas français, avec le déficit public que nous traînons, ce ne serait pas raisonnable ». Plus largement, il rappelle que « la racine du problème n’est pas réglée : le régime iranien demeure tel qu’il est ».
Source : www.franceinfo.fr
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