
une nouvelle chasse au trésor prévue en 2025
25 mars 2026Le 5/6 du mercredi 25 mars 2026
25 mars 2026Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Le Ghana soutient une résolution à l’ONU pour des réparations sur l’esclavage ».
Points saillants
À l’ONU, un vote très attendu ce mercredi 25 mars sur l’héritage de l’esclavage. Le président ghanéen, John Dramani Mahama, va présenter une résolution visant à reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme le crime le plus grave contre l’humanité. Une initiative soutenue par plusieurs pays du Sud, dont l’Union africaine, et qui met directement la question des réparations sur la table.
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Le président du Ghana s’est exprimé ce 24 mars devant un forum de haut niveau sur la justice réparatrice à l’Assemblée générale des Nations unies. « Il ne s’agit pas de diviser, mais de reconnaître les faits et d’avancer vers la justice ».
John Dramani Mahama veut faire basculer l’ONU d’une reconnaissance historique vers des réparations concrètes. Une initiative qu’il avait déjà annoncée l’an dernier devant l’Assemblée générale des Nations unies. « Cette résolution nous permet, en tant que communauté international, de témoigner collectivement du sort de plus de 12,5 millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui, au cours des quatre derniers siècles, ont été privés de leurs foyers, de leurs familles, de leur avenir et de leur vie. Cette résolution est une voie vers la guérison et la justice réparatrice. Cette résolution est une garantie contre l’oubli », a-t-il affirmé.
« Certaines personnes tentent parfois de minimiser l’esclavage, a poursuivi le président ghanéen, en insistant sur le observation qu’on ne peut pas utiliser les normes sociales d’aujourd’hui pour juger les actions et les événements qui ont eu lieu dans le passé. Eh bien, ces personnes se font entendre haut et fort, mais elles ont tort. Ce n’est pas parce que tout le monde fait quelque chose que cela rend cette chose juste. L’esclavage est une injustice aujourd’hui, et il l’était déjà à l’époque ».
Et John Dramani Mahama d’ajouter : « Nous allons voter une résolution historique qui constituera une nouvelle étape dans la quête de la vérité. Et j’espère qu’ensemble nous puissions enfin reconnaître toute l’horreur de ces crimes contre l’humanité commis à l’encontre des quelque 15 millions d’êtres humains réduits en esclavage ».
Ce que demande le Ghana
Concrètement, le Ghana avance des mesures, comme la restitution d’objets culturels ou des investissements dans l’éducation et le changement. Car pour Accra, les inégalités d’aujourd’hui sont directement liées à l’héritage de l’esclavage et doivent être compensées.
Position défendue par son ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa. « Plus de 12,5 millions d’Africains ont été arrachés au continent. Ils ont été traités comme des marchandises, sans droits, torturés, déshumanisés. Plus de 3 millions ont perdu la vie. Et ce crime n’a jamais été pleinement reconnu. D’autres crimes contre l’humanité ont donné lieu à des réparations — mais pas la traite transatlantique ».
Enfin, Accra souligne que le Ghana est un lieu central de cette histoire, avec de nombreux sites d’où des millions d’Africains ont été déportés. Ce qui justifie son rôle moteur dans cette initiative.
Le tout s’inscrit dans un mouvement plus large : l’Union africaine a déclaré la période 2026-2035 comme décennie d’action pour les réparations et le patrimoine africain. Le vote de la résolution déposée par le Ghana doit avoir lieu dans la journée du 25 mars.
Source : www.rfi.fr
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