Les marchés veulent croire à une accalmie au Moyen-Orient
25 mars 2026
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25 mars 2026Analyse : Cette information a été analysée pour vous fournir un résumé clair.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Les Philippines décrètent un “état d’urgence énergétique” ».
Points clés à connaître
Vingt-quatre heures auparavant, la présidence philippine assurait encore que le pays n’était pas en proie à une crise pétrolière, écrit le Philippine Daily Inquirer. Mais, dans la soirée du 24 mars, comme le rapporte sur sa une le grand quotidien de Manille, “le président, Ferdinand Marcos Jr., a déclaré l’état d’urgence énergétique national”.
Les Philippines et leurs 115 millions d’habitants sont parmi les pays les plus touchés par la fermeture du détroit d’Ormuz. L’archipel importe plus de 90 % de son pétrole du Golfe. Les prix à la pompe ont plus que doublé depuis le 28 février et les premières frappes israélo-américaines sur l’Iran. Le prix du litre de diesel dépasse ainsi les 120 pesos philippins (plus de 1,7 euro).
Dans son intervention télévisée, Ferdinand Marcos Jr. a promis de trouver de nouvelles sources d’approvisionnement, alors que le pays n’a des réserves d’essence que pour cinquante-trois jours, de diesel pour quarante-six jours et de kérosène pour trente-neuf jours. Il pourrait notamment se tourner vers la Russie, la Chine et d’autres pays d’Asie du Sud-Est.
Marcos sous pression
Après le début de la guerre, de nombreux fonctionnaires sont rapidement passés à la semaine de quatre jours pour réduire la consommation d’électricité. Le covoiturage a été encouragé. Des aides s’élevant à 5 000 pesos (environ 71 euros) ont été distribuées, dans la capitale, aux chauffeurs de touk-touks et autres Jeepneys. L’objectif semble être de désamorcer une colère qui commence à grossir. Un appel à manifester, jeudi 26 et vendredi 27 mars, dans le Grand Manille, a été lancé.
Le président Marcos fait face à une énorme pression, beaucoup dénonçant l’impréparation des pouvoirs publics. Mardi 24 mars, l’Inquirer a publié un papier alertant sur “une possible crise sans précédent”. Sous le titre “Une nation au bord du gouffre : cette crise pétrolière risque de réduire à néant tout ce que nous avons construit”, le chroniqueur Jake J. Maderazo estime que “chaque foyer philippin est confronté à une menace existentielle qui dépasse largement le simple désagrément de la hausse des prix à la pompe”.
“Le spectre d’une pénurie totale de carburant plane de façon inquiétante sur le mois d’avril et les mois suivants”, continue Jake J. Maderazo. La ministre de l’Énergie, Sharon Garin, a elle-même alerté sur la catastrophe à venir :
“Sans diesel ni pétrole, les transports publics seront à l’arrêt. Le transport maritime et aérien sera également affecté.”
Elle aurait pu aller plus loin encore, enchaîne le chroniqueur de l’Inquirer : “Sans carburant, c’est toute notre civilisation qui s’arrête.”
Tableau apocalyptique
Les Philippins, explique-t-il, ont sans cesse fait preuve de résilience face aux typhons, aux crises financières et alimentaires ou aux pandémies. “Mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à une crise sans précédent”, met-il en garde. “Une pénurie de pétrole durable, provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz, révélerait une vulnérabilité fondamentale : notre dépendance systémique et totale au pétrole.”
Et de brosser un tableau apocalyptique. “Sans pétrole, l’État s’effondre”, assène Jake J. Maderazo. Tous ses services s’arrêtent : police, armée, fonction publique, distribution d’aide. Les agriculteurs ne peuvent plus travailler et l’approvisionnement des marchés est suspendu. “En quelques semaines, la famine se propage. Les systèmes d’adduction d’eau sont hors service, car les pompes fonctionnent au diesel et les villes souffrent de la soif. La production d’électricité s’arrête.” Le système de santé cesse aussi de fonctionner :
“Les générateurs tombent en panne et les hôpitaux deviennent des lieux de mort, et non de guérison.”
Après avril et l’épuisement des réserves, si le blocage du détroit d’Ormuz se poursuivait, “la question ne sera pas : ‘Quand le pétrole reviendra-t-il ?’ ou ‘Les approvisionnements reprendront-ils dans quelques semaines ? quelques mois ? quelques années ?’ mais : ‘Notre société survivra-t-elle ?’”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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