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Voici ce que notre équipe pense de l'article « l’Etat s’en met-il « plein les poches » avec le carburant? ».
Ce qu’il faut garder en tête
La guerre au Moyen-Orient se poursuit et sur le front des prix du carburant, aucune amélioration ne se dessine. L’Etat se refuse toujours à baisser les taxes ou sortir le chéquier pour les automobilistes. L’exécutif est désormais accusé de profiter de la crise alors que les taxes augmentent mathématiquement avec la hausse du prix de l’essence.
Avec la guerre au Moyen-Orient, les prix du carburant se maintiennent à des niveaux extrêmement élevés et avec eux, les recettes fiscales de l’Etat qui se refuse toujours à baisser les taxes.
De quoi faire grincer des dents dans les rangs des automobilistes et de l’opposition. La France insoumise a déposé le 6 mars dernier une proposition de loi pour bloquer les prix du carburant
Et le Rassemblement national veut voir les taxes baisser: « L’Etat obtient des financements supplémentaires par rapport à ce que le budget a prévu parce que l’augmentation du prix entraîne l’augmentation corrélative des taxes », a estimé ce mardi la cheffe de file du RN Marine Le Pen.
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« Ce n’est pas admissible compte tenu de l’angoisse qu’entraînent ces hausses. Il faut trouver des solutions non pas pour dégrader le budget de l’Etat mais pour qu’il ne se comporte pas comme un profiteur de crise », a-t-elle ajouté.
« Combien l’Etat a engrangé depuis le début de la guerre? »
« Profiteur de crise », l’expression est lâchée: l’Etat s’en met-il plein les poches avec les taxes alors que les prévisions de l’Insee sur l’économie ne sont déjà pas bonnes? En tout cas, LFI et RN « ont raison » de mettre la pression estime ce mercredi sur le plateau des Grandes Gueules l’enseignante Fatima Aït-Bounoua. « On est en train de préparer l’opinion publique à une hausse rapide et une baisse très lente », déplore-t-elle.
« Ce serait bien d’avoir un peu de transparence, que Roland Lescure le ministre de l’Economie nous dise combien l’Etat a engrangé en plus depuis 4 semaines et le début de la guerre », appelle de son côté Olivier Truchot sur RMC.
Maximilien, auditeur qui vit dans l’Essonne a vu les prix du diesel passer de 1,57€ à 2,38€ le litre: « Avec la TVA à 20%, ça se gonfle d’un coup donc l’Etat s’en met plein les poches et ils ne seront jamais transparents avec ce que ça leur rapporte et l’Etat ne fait rien », prédit-il très en colère. « Ils sont contents de récupérer de l’argent facile sur le dos de ceux qui paient. Mais ça va leur coûter cher avec ceux qui se mettent en arrêt-maladie parce qu’ils ne peuvent plus travailler », anticipe celui qui fait 80km par jour et fait un plein par semaine.
Si l’Etat reste inflexible sur les taxes, c’est parce que « la politique du chèque » coûte cher, assurait ce mardi sur le plateau des GG Antoine Armand, ex-ministre de l’économie et nouveau maire d’Annecy: « Je n’en peux plus de la politique du chèque. Aucune baisse de taxe ne mène à des résultats. C’est une fuite en avant qui coûte cher aux contribuables ».
Pourquoi l’Etat n’est pas forcément vainqueur?
Reste que si la consommation d’essence baisse face à la hausse des prix du carburant, l’Etat n’empoche rien sur les taxes: « Quand on passe de 1,70 à 2,10 euros, l’État se met dans la poche 7 centimes de plus par litre, c’est l’augmentation mécanique de la TVA », explique Antoine Diers sur RMC Story.
« Ça crée une cagnotte, mais ça ne fonctionne que si la consommation d’essence est constante. Si on a une baisse de 15 à 20% de la consommation, le gain pour l’Etat s’efface », rappelle-t-il.
Cette baisse de la consommation semble justement se dessiner. De nombreux auditeurs de RMC se tournent vers le vélo où limitent drastiquement leur déplacement pour épargner leur portefeuille. Même les entreprises font tout pour inciter à consommer moins: « J’ai demandé à mes salariés de ralentir pour ne pas trop impacter la trésorerie. C’est entre 5.000 et 10.000 € de frais », explique Christophe transporteur.
Seul point positif au tableau morose, la crise pourrait s’éloigner alors que Donald Trump semble vouloir faire baisser la tension avec l’Iran. Et si la situation se débloquait, les prix à la pompe pourrait durablement baisser d’ici un mois. Patience donc
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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