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25 mars 2026Masha, persécutée en Russie pour un dessin anti-guerre en Ukraine, accueillie en France avec son père – franceinfo
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Masha, persécutée en Russie pour un dessin anti-guerre en Ukraine, accueillie en France avec son père – franceinfo ».
Points essentiels de l’article
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Son père, Alexeï Moskaliov, avait été condamné à deux ans de prison en raison de ce dessin réalisé par sa fille à l’école. Ils ont réussi à fuir le pays. Franceinfo a pu les rencontrer à leur arrivée en France.
Ils sont devenus, bien malgré eux, des symboles de la répression anti-guerre en Russie. Un père et sa fille, victimes du régime de Vladimir Poutine, viennent d’être accueillis en France. Le cas d’Alexeï Moskaliov et de sa fille, Masha, avait ému le monde entier quand, en 2023, le père avait été condamné à deux ans de prison en raison… d’un dessin de sa fille à l’école. Les autorités menaçaient de placer l’enfant à l’orphelinat. Leur vie s’est transformée en cauchemar dans le pays. Ils ont réussi à fuir. Franceinfo a pu les rencontrer à leur arrivée en France.
Cheveux longs châtains, 16 ans aujourd’hui, Masha – c’est son surnom – ne parle que quelques mots de français. Elle n’avait que 12 ans, quand en 2022, sa professeur de dessin fait travailler ses élèves sur « l’opération militaire spéciale« , selon la propagande en Russie. La jeune adolescente dessine des missiles russes volant vers une femme ukrainienne et son enfant. Sur un drapeau jaune et bleu, elle écrit : « Gloire à l’Ukraine. »
« J’étais contre la guerre. Même si j’étais encore une enfant, je comprenais ce qui se passait, raconte-t-elle. Et quand on nous a donné ce sujet politique, j’ai dessiné la vérité, j’ai dessiné ce que je voyais ! Mais je n’ai pas pensé, bien sûr, que les conséquences seraient aussi graves. »
La directrice de l’école appelle la police, qui vient interroger son père, Alexeï, qui l’élève seul. « Ils m’ont demandé : ‘Vous savez ce que fait votre fille ?’ J’étais intrigué : que peut bien faire une fille de 12 ans qui puisse intéresser la police ? », s’interroge-t-il. La machine répressive se met alors en place.
Fouille à domicile, le FSB épluche les réseaux sociaux d’Alexeï, qui sera condamné à deux années de prison. « La prison, ce n’est pas le sanatorium, estime-t-il. J’ai dû endurer beaucoup de choses. Mais j’ai toujours dit que celui qui n’est pas passé par la case prison ne peut pas vraiment comprendre ce qu’est la Russie. » Pendant ce temps, Masha, elle, est placée dans un foyer. « Bien sûr, on a essayé de me faire changer d’avis », raconte-t-elle.
« Ils ne me laissaient pas téléphoner. Ils n’ont laissé passer aucun volontaire, ni avocat, ni journaliste, personne ! Absolument personne ! »
Masha sera un temps placée chez sa mère, déficiente. À la sortie de prison de son père, tous les deux fuient via l’Arménie, puis l’Allemagne, avant d’atterrir en France. Masha dit aujourd’hui ne rien regretter. Elle souhaite désormais terminer l’équivalent de la 3e, et entamer, dit-elle dans un sourire, « une vie libre dans un pays libre ».
Masha, persécutée en Russie pour un dessin anti-guerre en Ukraine, accueillie en France avec son père : son témoignage au micro de Virginie Pironon
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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