
Bolloré invoque sa foi pour « pardonner » Morandini et interroge
25 mars 2026
Les pénuries d’engrais menacent les agriculteurs ouest-africains
25 mars 2026Prix des carburants : malgré la réouverture partielle du détroit d’Ormuz, pourquoi votre plein pourrait-il encore vous coûter cher pendant plusieurs semaines ?
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Prix des carburants : malgré la réouverture partielle du détroit d’Ormuz, pourquoi votre plein pourrait-il encore vous coûter cher pendant plusieurs semaines ? ».
Résumé à retenir
Le baril retombe, mais pas encore les prix à la pompe. Malgré la réouverture partielle du détroit d’Ormuz et un plan de paix en vue, la facture du plein pourrait rester salée plusieurs semaines. Explications.
Un souffle d’espoir pour tous les automobilistes ? Les États-Unis ont fait passer un plan de paix en quinze points pour tenter de mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Washington propose notamment un cessez-le-feu d’un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes. Dans la foulée, l’Iran a annoncé que les navires « non hostiles » pouvaient désormais circuler librement dans le détroit d’Ormuz, complètement bloqué depuis les premières frappes américano-israéliennes du 28 février.
Le pétrole recule déjà
Une réouverture qui a immédiatement calmé les marchés de l’énergie. Dès l’annonce de ces avancées, le prix du pétrole a reculé ce mercredi, mettant fin à plusieurs jours de hausse continue. Le Brent de la mer du Nord, référence du marché pétrolier mondial, a ainsi perdu 3,8 %, s’établissant à 100,54 dollars le baril, après avoir flambé à plus de 120 dollars lors du pic de tension. Le baril américain, le West Texas Intermediate (WTI), a lui-même cédé 3,1 %, à 89,46 dollars. Signe que la crainte d’une vraie pénurie s’est momentanément apaisée.
Par ricochet, les prix des carburants reculent eux aussi, plus timidement : le gazole est passé à 2,147 euros le litre contre 2,159 euros la veille, tandis que le SP95 restait stable autour de 2 euros. Le baril de Brent, trop volatil pour suivre au quotidien, a lui aussi amorcé une correction, repassant en dessous des 100 dollars après avoir atteint 104 dollars la veille. Même le marché du gaz connaît une détente sensible : le prix de référence du gaz naturel progresse à 53,12 € le mégawattheure contre 59 € mardi, soit une baisse de plus de 10 %.
Effet « rocket and feathers »
De là à s’attendre à ce que les prix des carburants retrouvent leurs niveaux d’avant-crise ? Il faut rester prudent. Car s’il est vrai qu’en période de crise, le prix du carburant monte comme une fusée, une fois la tension retombée, il redescend… comme une plume. C’est l’effet dit du « rocket and feathers » : les hausses s’imposent rapidement, les baisses s’attardent.
Dans la réalité, cette détente pourrait ne se faire sentir que dans trois semaines à un mois pour les consommateurs. Plusieurs raisons expliquent ce décalage. D’abord, la complexité du marché de l’énergie : une partie des carburants vendus aujourd’hui a été achetée à des prix plus élevés lors de la phase de tension, et les distributeurs ajustent leurs prix au gré de leurs marges et de leurs contrats d’approvisionnement. Ensuite, la fiscalité reste le poids le plus lourd du prix à la pompe en France : plus de la moitié du coût du carburant provient des taxes et de la TVA, ce qui amortit les retombées des baisses du baril.
Enfin, d’autres facteurs entrent en ligne de compte : les coûts de la filière (raffinage, logistique, distribution), qui restent globalement stables, les variations du taux de change euro-dollar, mais aussi les décisions commerciales des acteurs privés (stations-service, grandes enseignes de distribution) qui peuvent freiner ou accentuer la baisse selon leurs stratégies.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

9999999