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Selon nos experts, « Que devient ICE, la police de l’immigration américaine, deux mois après Minneapolis ? » mérite une attention particulière.
Résumé des éléments principaux
HEATHER DIEHL / Getty Images via AFP
Des centaines d’agents de l’ICE ont été déployés dans une quinzaine d’aéroports américains dès ce lundi 23 mars.
• Par ailleurs, les opérations de la police de l’immigration se concentrent sur des interventions discrètes, comme des arrestations ciblées, pour éviter les crises politiques. Son budget continue d’augmenter.
• Le nouveau chef de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, promet de renforcer l’application des lois fédérales tout en cherchant à réduire la visibilité médiatique de l’ICE.
De la répression violente à la gestion de flux. Deux mois après les meurtres de Renee Good et Alex Pretti par la police de l’immigration américaine, celle-ci n’a pas ralenti. Si l’ICE est moins sur le devant de la scène c’est que ses méthodes ont quelque peu changé. Dernier exemple en date, inattendu : les aéroports.
Les files d’attente y sont interminables ces dernières semaines. Les agents de la sécurité des transports (TSA) quittent leurs postes les uns après les autres après l’absence de versement de leur salaire, en raison du « shutdown » ou blocage budgétaire. Donald Trump a donc mis à exécution sa menace d’envoyer les agents de l’ICE pour prêter main-forte. « Je vais déployer nos brillants et patriotes agents ICE aux aéroports où ils s’occuperont de la sécurité. Y compris l’arrestation immédiate de tous les immigrants illégaux entrés dans notre pays », avait-il affirmé le samedi 21 mars.
Et ce fut chose faite deux jours plus tard. Équipés de leurs gilets signés « ICE », mais cette fois-ci sans leurs masques ou cagoules pour camoufler leurs visages, ils sont officiellement censés gérer les flux et sécuriser les files d’attente. Il avait été décidé qu’ils ne participeraient pas aux contrôles d’identité. De nombreux représentants démocrates ainsi que des associations de protection des droits humains craignaient que les policiers de l’immigration n’en profitent pour mener des interpellations abusives.
« Ces types sont vraiment payés à ne rien faire »
« Nous sommes reconnaissants du soutien de l’ICE », a déclaré Adam Stahl, administrateur adjoint par intérim de la TSA, sur Fox News. « Ils vont assurer un soutien en matière de sécurité non spécialisé – surveillance des sorties, gestion des foules, contrôle des files d’attente – afin d’alléger les difficultés rencontrées par nos agents. » Car la police de l’immigration n’est tout simplement pas formée pour intervenir sur les tâches des agents de la TSA.
Ces derniers « passent des mois à apprendre à détecter les explosifs, les armes et les menaces spécifiquement conçues pour échapper à la détection aux points de contrôle. On ne peut pas improviser cela. Placer du personnel non formé aux points de contrôle de sécurité ne comble pas un manque, cela en crée un », a déclaré Everett Kelley, président de l’AFGE, le plus important syndicat américain représentant les employés du secteur public fédéral.
Et en réalité, que font-ils ? « Ils ne font absolument rien. » Voilà la bilan à laquelle sont arrivés plusieurs voyageurs, dont Nelson Santiago, interrogé à l’aéroport international Luis Muñoz Marín de San Juan, à Porto Rico par le Washington Post. « Si leur but est d’aider, ils ne font pas », a-t-il ajouté.
« Ces types sont vraiment payés à ne rien faire », a déclaré une autre personne qui voyageait cette fois-ci à Las Vegas. Et de poursuivre : « Voilà de quoi il s’agit. Ils ne trouvent pas… de personnes en situation irrégulière ici. » Effectivement, dans un aéroport américain, entre les visas nécessaires et les nombreux passages de douanes avant de monter dans l’avion et après l’atterrissage, c’était à prévoir.
Jusqu’à 9 heures d’attente malgré la présence de l’ICE
Et l’un d’eux a d’ailleurs avoué son inutilité. À Houston, un agent de l’ICE a indiqué à des voyageurs : « Nous sommes là pour aider la TSA, mais cela ne fait pas avancer les files d’attente plus rapidement. » Malgré leur présence dans cet aéroport, il fallait en effet s’armer de patience pour passer la sécurité : 9 heures d’attente… À noter qu’il s’agit de l’aéroport ayant le plus d’absentéisme du côté de ses agents TSA.
Les délais d’attente dépassent bien souvent les 3 heures dans bon nombre d’entre eux. À Porto Rico, une file d’attente de trois heures serpentait à travers deux terminaux et jusqu’à l’extérieur, au lendemain de l’arrivée de l’ICE. Pour que la situation retrouve sa normalité, il faudra que les agents de TSA reviennent, et pour cela il faudra, très logiquement, les payer. Et donc mettre fin au « shutdown partiel ».
Ironie de l’histoire, le financement du département de la sécurité intérieure, ministère chargé des contrôles dans les aéroports, est gelé en raison du différend entre démocrates et républicains sur les pratiques de la police de l’immigration. Les démocrates exigent une qu’elles soient réformées, et réclament notamment le port obligatoire de caméras corporelles et l’interdiction du port du masque.
Avec un budget en hausse, les arrestations se poursuivent
Mais si certains tentent de prêter main-forte en faisant de la figuration dans les aéroports, tous ne s’y trouvent pas. Depuis janvier, les grandes opérations massives et très médiatisées ont laissé place à des interventions plus ciblées. Arrestations à domicile à l’aube, interpellations à la sortie des tribunaux de l’immigration, contrôles ponctuels sur certains lieux de travail : les agents privilégient désormais des actions plus discrètes, mais régulières.
À Chicago, plusieurs arrestations ont ainsi eu lieu ces dernières semaines à la sortie d’audiences judiciaires. En Californie, des opérations ont ciblé des travailleurs agricoles dans des zones rurales. À New York, des interpellations ont été signalées dans des immeubles résidentiels tôt le matin.
Selon Reuters, des consignes internes ont été diffusées pour éviter les confrontations directes et limiter les risques d’escalade. L’objectif est clair : continuer à arrêter, mais sans provoquer de nouvelles crises politiques comme celle de Minneapolis. Car il n’est pas question de réduire les efforts pour les agents de l’ICE. Son budget est en hausse, avec des investissements importants dans les centres de rétention et une augmentation significative des capacités d’accueil. Plusieurs projets d’extension sont en cours, avec des milliers de places supplémentaires prévues. Le recrutement suit la même dynamique.
Une trajectoire qui n’est pas près de changer avec la nomination du nouveau chef de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin. Lors de sa nomination, il a affirmé vouloir « faire respecter la loi fédérale sans exception » et « veiller à ce que nos agents disposent des moyens nécessaires pour accomplir leur mission ». Certains ont toutefois jugé que l’homme paraissait « ouvert d’esprit » et plus mesuré lors de son discours. D’autres ont estimé qu’il ne s’agissait là que d’une stratégie. Il s’est aussi fixé pour objectif que « d’ici six mois, (le DHS) ne fasse plus la Une tous les jours ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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