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25 mars 2026Reuters.com
25 mars 2026Quelles sont les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient pour les Français ? – franceinfo
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Quelles sont les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient pour les Français ? – franceinfo » mérite un regard attentif.
Ce qu’il faut garder en tête
Publié
Temps de lecture : 4min – vidéo : 5min
Combien va vous coûter la crise au Moyen-Orient et combien vous coûte-t-elle déjà ? On a fait les comptes avec quatre Français, quatre profils différents. Entre la flambée des prix du carburant, des engrais et du plastique, ils mesurent déjà les effets de ce mois de guerre.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ils s’appellent Nicolas, Alain, Frédéric, Bertrand. Ils sont agriculteurs, patrons ou retraités. Installés aux quatre coins de la France, ils ont un note commun : la guerre au Moyen-Orient a ébranlé leur pouvoir d’achat.
Alain Lemonnier, 62 ans, a pris sa retraite juste avant le début du conflit. Lui, qui habite en banlieue de Rouen (Seine-Maritime), dépend à 100 % de la voiture pour ses trajets quotidiens. En moins d’un mois, son budget carburant a explosé. « Je faisais un plein à peu près pour 70 euros et aujourd’hui c’est un plein pour 84, 85 euros. Presque 15 euros de plus par plein. C’est énorme. »
Des frais supplémentaires qui l’ont déjà poussé à limiter ses trajets. « On ne va plus chercher le pain juste pour chercher le pain. On prend le pain pour plusieurs jours et on le congèle pour éviter les déplacements », explique Alain Lemonnier. Des hausses de prix qui ne s’arrêteront pas à sa voiture et qui risquent de s’étendre à d’autres produits du quotidien. L’alimentaire, par exemple.
Dans leurs champs, les agriculteurs comme Nicolas Ervin, 30 ans, voient aussi leur facture augmenter. Dans le Val-d’Oise, il cultive 200 hectares de céréales. Son tracteur consomme 20 litres de GNR par hectare, ce carburant qui alimente ces machines agricoles et dont les prix ont flambé. Selon ses calculs, renouveler sa cuve lui coûterait aujourd’hui 9 800 euros, presque deux fois plus qu’avant la guerre. « Sur l’exploitation en tant que telle, les trésoreries sont déjà au plus bas et on va devoir vraiment se poser la question de savoir comment on fait demain pour pouvoir avoir une rentabilité sur nos exploitations », s’inquiète l’agriculteur.
Une inquiétude qui grandit alors que son stock d’engrais, lui s’amenuise. Produits en majorité dans les pays du Golfe, leur prix augmente de 15 %. Selon lui, les aides du gouvernement qui proposent des reports de charges sont insuffisantes. « On nous permet simplement de lisser quelque chose alors qu’il faudra quand même les payer à un moment ou à un autre. Donc c’est quand même très compliqué », regrette Nicolas Ervin.
Devoir payer plus dès aujourd’hui. Bertrand Rouillé, 64 ans, qui dirige une société de transport routier dans les Yvelines, y est déjà contraint. Chaque jour, il est suspendu au cours du carburant. Il a fait ses comptes. Avec 150 camions à alimenter, le mois de mars a vidé sa trésorerie. « Avec une moyenne de 50 centimes supplémentaires par rapport au mois dernier, nous avons un surplus de dépenses de 160 000 euros », partage-t-il. 160 000 euros de plus en un mois, qu’il répercute déjà en partie à ses clients. En attendant, ses chauffeurs adaptent leur conduite. « C’est une conduite beaucoup plus souple. Ça permet de gagner, on va dire, entre 1 et 3 litres au cent », estime un chauffeur.
Mais plus le conflit se prolonge, plus l’angoisse monte pour le gérant. « C’est une oppression totale de tous les instants et qui nous préoccupe beaucoup. Si on ne répercute pas rapidement une partie de la hausse, il y a fort à parier que bon nombre de nos confrères vont disparaître rapidement », projette-t-il.
Des prix qui flambent et des matières premières qui viennent à manquer. C’est le problème de Frédéric Barcons, 54 ans, directeur d’une usine de plastique. Aujourd’hui, 40 % de sa matière première provient du Moyen-Orient et ses réserves baissent. Avec la fermeture partielle du détroit d’Ormuz, les livraisons sont ralenties et les tarifs s’envolent. « En une dizaine de jours, on a vu les prix augmenter de 30 % et ça continue de bouger. On commande à l’aveugle. On ne sait pas bien où on en est, ça a un gros impact sur notre trésorerie », indique Frédéric Barcons.
Le gérant ne s’en cache pas. Les prix des bouchons en plastique et autres emballages omniprésents dans notre quotidien vont grimper. « La matière première, c’est 60 % du prix du produit final. Donc vous imaginez bien qu’avec 30 % d’augmentation en 10 jours, nécessairement, on doit maintenant se remettre autour de la table avec nos clients pour réévaluer ces prix », confie-t-il. Des hausses en rayons qui devraient être visibles dans nos supermarchés ces prochains mois.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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