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25 mars 2026Y a-t-il un « nouveau choc pétrolier » ? Le ministre de l’Économie « regrette » ses propos
Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Y a-t-il un « nouveau choc pétrolier » ? Le ministre de l’Économie « regrette » ses propos ».
Les éléments principaux
LUDOVIC MARIN / AFP
Roland Lescure le 25 mars.
Le gouvernement a-t-il un problème avec sa communication autour du conflit au Moyen-Orient ? Mardi, devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie Roland Lescure affirmait que les effets de la guerre en Iran (et particulièrement le blocage du détroit d’Ormuz) constituaient « un nouveau choc pétrolier » et une mauvaise nouvelle « pour les comptes de la France ».
Pour mieux enfoncer le clou, il poursuivait : « L’hypothèse d’une crise passagère, dont les conséquences économiques s’effaceraient avec la fin des bombardements, n’est malheureusement désormais plus d’actualité. »
Oui mais voilà, vingt-quatre heures plus tard, il ne tient plus du tout le même discours. À l’issue du Conseil des ministres ce mercredi 25 mars à midi, Roland Lescure a expliqué « regretter » l’emploi de l’expression « choc pétrolier ». Cela s’applique, selon lui, « à la situation internationale mais en aucun cas à la situation française ».
Les autres pays concernés, mais pas la France
Pour le ministre, la France « est mieux préparée », « moins exposée que ses voisins européens, et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés » par l’arrêt des livraisons de pétrole. « Donc, ce terme de “choc”, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, où on a des mesures de rationnement » de carburants. Mais pas en France, donc.
La veille, sur France Inter, le ministre de l’Économie avait déjà dû faire le service après-vente de son expression, sans aller jusqu’à la regretter. « Je ne veux pas donner l’impression qu’on va passer à travers. Je voulais illustrer l’ampleur de ce qu’on vit aujourd’hui, on ne va pas traverser un moment facile », déclarait-il, avant de préciser qu’en France, « on n’a pas de files d’attente aux stations-service et heureusement. On est plutôt moins exposé et mieux préparé ».
L’expression de « choc pétrolier » renvoie très clairement aux années 1970, et en particulier à 1973 où en quelques mois, le cours du pétrole a quadruplé. C’était déjà à cause d’un conflit, à l’époque la guerre du Kippour. Mais aujourd’hui, malgré une augmentation du prix du baril et une réduction assez importante de l’offre de pétrole, il est difficile d’employer un tel terme pour parler de la France. Selon le gouvernement, 97 % des stations-service fonctionnent d’ailleurs normalement, sans problème de rupture.
Ce n’est pas le premier couac gouvernemental depuis le déclenchement du conflit. La porte-parole Maud Bregeon a ainsi dû reconnaître il y a quelques jours que le gouvernement s’était « trompé » au sujet de la hausse des prix. « Cela s’est envolé bien au-delà de ce que l’on pensait, et je peux faire mon mea culpa devant vous. Il faut savoir dire en politique quand on s’est trompé », déclarait-elle sur BFMTV le 19 mars. Malgré cette nouvelle donnée, le gouvernement n’a pas changé de stratégie et toujours refusé de mettre en place une quelconque aide pour les Français, comme le réclament plusieurs partis d’opposition, dont le RN, La France insoumise ou le PS.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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