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à bord du porte-avions « Charles-de-Gaulle », déployé en Méditerranée en pleine guerre au Moyen-Orient – franceinfo
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26 mars 2026à bord du porte-avions « Charles-de-Gaulle », déployé en Méditerranée en pleine guerre au Moyen-Orient – franceinfo
Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « à bord du porte-avions « Charles-de-Gaulle », déployé en Méditerranée en pleine guerre au Moyen-Orient – franceinfo ».
Ce qu’il faut observer
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 5min – vidéo : 6min
Les équipes de France Télévisions ont été autorisées à filmer les marins du porte-avions « Charles-de Gaulle », alors que la guerre fait rage.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Quel est le rôle du porte-avions Charles de Gaulle dans la guerre au Moyen-Orient ? Les avions, Rafale par exemple, empêchent les attaques iraniennes sur nos pays alliés, comme Chypre. Lorsque les équipes de France Télévisions arrivent sur le porte-avions, une alerte est en cours. Concentration et tension en pleine guerre au Moyen-Orient, l’un des avions Rafale doit rentrer précipitamment de mission. Le pilote va devoir apponter en urgence. C’est la course dans les échappées, dans les coursives, et sur le pont d’envol. Les marins ont tous été rappelés à leur poste. « Dans tous les cas, on prépare ce qu’il faut pour, au cas où, en cas de crash, intervenir pour préparer le dispositif », explique l’un d’entre eux.
L’inquiétude est présente dans l’un des postes de contrôle en surplomb de la piste. Nous comprenons que le Rafale en question n’a pas été attaqué, il a en revanche une grave avarie. L’appontage est finalement réussi. C’est le soulagement à bord. « C’est un avion qui rentre avec une panne, il est monomoteur. Le Rafale a deux moteurs, et il est arrivé avec un moteur en panne », explique un marin. Le Rafale Marine, c’est l’atout du Charles de Gaulle. Et c’est à la demande du président Macron qu’il est positionné en Méditerranée orientale.
Un pilote s’apprête à décoller vers les côtes syriennes, israéliennes ou libanaises. Mais sa mission est uniquement défensive. Il n’engage pas de combat contre l’Iran par exemple. Mais il occupe et défend l’espace maritime. « C’est une mission dans une zone particulière parce qu’il y a beaucoup de tensions. C’est une mission qui nous permet de jouer un rôle d’amortisseur, de stabiliser les tensions rien que par notre présence », explique le pilote. Douze Rafale vont décoller dans les minutes qui viennent. « Qu’est-ce que vous voyez vous de particulier ? », demande la reporter Maryse Burgot. « Il y a des missiles balistiques qui arrivent. Ce qu’on voit dans les médias, on y assiste en direct », répond le pilote.
Depuis son arrivée il y a quinze jours, le Charles de Gaulle n’a pas été visé par un missile ou un drone iranien. Un capitaine, comme tous les autres pilotes, n’a pas ouvert le feu pour l’instant. Il surveille la zone, renseigne sur ce qui se passe dans le ciel et sur la mer. Le pont d’envol est occupé en permanence. Les pilotes décollent et appontent jour et nuit.
L’amiral qui commande tout ce groupe aéronaval est l’homme le mieux renseigné en Méditerranée orientale. « On peut mettre en l’air des avions et donc avec des radars qui sont en l’air, on voit assez loin. On voit jusqu’en Iran », assure le contre-amiral Thibault de Possesse, commandant du groupe aéronaval.
Des marins assurent la sécurité des Rafale quand ils reviennent sur le porte-avions. L’opération est très délicate, il faut apponter sur une surface plus petite qu’un terrain de tennis. C’est très pointu, exactement comme la mission géopolitique qui est demandée à ces hommes. « Leur mission est d’assurer une protection des intérêts français dans la région, assurer la protection des partenaires européens, notamment Chypre, assurer la protection des bateaux français et européens déployés dans la zone », détaille un marin.
Sous le pont d’envol, c’est le chassé-croisé des 1 850 marins à travers une très longue coursive dont on ne voit pas la fin. « Comment s’appelle cet endroit ? », demande la rédacteur. Réponse d’un marin : « C’est le 110 mètres haies. Parce qu’il y a des obstacles tous les 10 mètres. Il faut les éviter comme au 110 mètres haies. » Les coursives mènent vers les deux réacteurs nucléaires du navire.
Le porte-avions est à propulsion nucléaire. C’est pour cela qu’il avance si vite. Et c’est un gros avantage dans cette zone très sensible. Pour aller au plus près du réacteur, il faut endosser une tenue spéciale. L’énergie nucléaire permet aux porte-avions de parcourir 1 000 km toutes les 24 heures. C’est un immense avantage en temps de guerre. « Comme du temps des armées napoléoniennes où, à la veille d’Austerlitz, il a réussi à traverser toute l’Europe à pied, c’est un peu ce qu’on peut faire avec le nucléaire. C’est-à-dire que nous sommes capables de marcher à un rythme très soutenu très longtemps pour aller surprendre l’adversaire à un endroit où il ne nous attend pas », indique un atomicien.
Lors de notre dernier lever du jour à bord, comme chaque matin, c’est la chorégraphie de la cueillette qui se met en place. Tout le pont d’envol est inspecté par des hommes. « On vérifie qu’il n’y a pas d’objets qui traînent sur le pont. Ça pourrait être ingéré par un réacteur sur le pont d’envol et ça pourrait avoir des conséquences catastrophiques », expliquent les marins. Quelques pièces de métal ou de goudron sont ramassées. La mission peut maintenant se poursuivre aussi longtemps que cette guerre durera.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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