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Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Avec «Hacha», Natalia Doco se montre féroce ».
Ce qu’il faut garder en tête
Après La Sagrada paru en 2023, Natalia Doco revient avec un nouvel album intitulé Hacha. Véritable ode à l’émancipation féminine avec des textes aiguisés, cet opus s’inscrit dans une esthétique latine alternative extrêmement variée. C’est notre coup de cœur RFI. Rencontre avec l’artiste argentine avant le début sa tournée en France, en Espagne et au Mexique.
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RFI Musique : vous signez un quatrième album intitulé Hacha qui signifie en espagnol « la hache ». Pourquoi avoir choisi ce mot pour intitulé votre album ? C’est un titre inspiré par la déesse hindoue Kali, qui, avec son sabre, tranche le mal…
Natalia Doco : pour moi, le mal, les obstacles peuvent nous amener à une évolution personnelle. C’est une transformation si tranchante qui nous change à l’intérieur comme à l’extérieur. Kali, cette déesse de la destruction m’a amené à effectuer des changements avec moi-même et les autres. Durant l’écriture de cet album, j’ai été parfois radical ! Il y a eu une sorte de métamorphose en moi. J’ai ressenti une espèce de perte d’innocence et que je n’avais pas auparavant.
Que vous chantiez en espagnol ou français, il y a beaucoup de spiritualité dans vos textes, des références au divin, au sacré, aux rites, à la mort, aux épreuves initiatiques. En quoi tous ces thèmes forgent votre identité artistique ?
Je ne sépare pas l’artistique de la personne que je suis. Les deux ne font qu’un. La spiritualité est indissociable de la création artistique, elle reflète la façon dont je vois et je vis la vie. Mon vécu est fondamental. Je suis convaincu que si on résiste à la destruction, on peut avancer dans nos apprentissages. Je parle beaucoup de la mort. Même si c’est un moment douloureux, ça amène à la naissance de quelque chose d’autre. Par exemple, quand on voit une forêt en feu, c’est dramatique. Mais elle va renaître de ses cendres. C’est comme un cycle infini…
Les femmes sont également au cœur de vos préoccupations sur cet opus. En quoi cette ode à l’émancipation féminine est fondamentale pour vous ?
Je suis très engagée pour la cause féminine et je ne sais pas exactement pourquoi. Depuis toute petite, je suis passionnée par les déesses, par Artémis, cette déesse avec son arc et ses flèches totalement insoumise qui préfère vivre dans les forêts loin de l’Olympe. Avec ma musique, j’essaye de transmettre cette énergie si puissante. Après chaque concert, je reçois des messages de femmes qui me disent qu’avec telle chanson elles ont eu la force de faire ce qu’elles devaient faire. J’essaye d’être une bonne communicatrice pour la cause féminine.
On va faire un focus sur le titre « Cha Cha Trap » qui a fait l’objet d’un clip. Comment avez-vous écrit cette chanson où là encore les paroles sont très incisives ?
Il y a beaucoup de rage dans cette chanson. Une rage que j’ai contenue pendant longtemps ! Le droit des femmes est un combat au quotidien. On doit toujours être souriante, gentille et mignonne. Dès que nous faisons un écart, on est traité d’hystérique ! Donc « Cha Cha Trap » est dédiée à tous les hommes qui se comportent de façon délétère avec nous. Tous ces prédateurs qui n’abusent pas uniquement physiquement mais aussi psychologiquement de nous. Beaucoup de femmes tombent dans le panneau de ces pervers narcissiques. Je suis très cynique et j’utilise l’humour comme protection.
Musicalement vous êtes dans l’esthétique alternative latine avec des couleurs cumbia, reggaeton revisitées mais aussi de belles ballades et des titres plus dancefloor ? D’où viennent toutes ces influences qui donne une colorations arc-en-ciel à votre album ?
J’ai grandi dans la culture alternative en musique avec des artistes incroyables. J’avais presque honte de mes autres goûts musicaux plus traditionnels comme la cumbia, plus populaires comme le reggaeton. Je n’assumais pas trop finalement mon attirance pour les styles plus conventionnelles. Et puis j’ai voulu les inclure dans mes compositions en les revisitant à ma façon avec ma vision des choses.
Sur cet album, il y a deux collaborations françaises, Shaga et Johan Papaconstantino. Que vous ont apporté ces artistes dans la réalisation de votre album ?
C’est la première fois que je fais appel à des collaborations. J’écoute Johan Papaconstantino depuis 2017 et je suis super fan de sa musique. Je trouve que, dans ses chansons, il y a de la modernité et en même temps, de l’ancestralité. Donc je suis fier d’avoir réalisé « Gatitude » avec lui, c’est un de mes titres préférés. Shaga, c’est différent, car je ne le connaissais pas avant et il m’a été présenté. Sa participation sur le titre « Faro » a fait que c’est la seule chanson légère et mignonne de l’album. Elle parle d’amour, d’un câlin qui fait du bien même s’il ne dure que quelques minutes. C’est comme un amour d’été passager.
Avant de vous installer en France où vous vivez depuis 2012, vous êtes partie au Mexique où vous avez vécu un petit peu en nomade. Vous aviez une vingtaine d’années. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience mexicaine ?
J’adore le Mexique, c’est ma deuxième maison. J’ai vécu huit ans là-bas où j’ai eu l’opportunité de monter sur scène. À aucun moment le public a douté de moi. J’ai appris à chanter tous les rythmes folkloriques. Le Mexique a été une véritable école de musique. J’ai découvert les livres de l’anthropologue péruvien-américain Carlos Castaneda sur les cultures chamaniques, j’étais passionnée. Le Mexique a été la terre la plus nutritive pour moi.
Outre le public mexicain, avez-vous conservé une fan base en Argentine ?
J’ai donné un concert à Buenos Aires en novembre dernier. C’était la première fois que je chantais dans mon pays. Les gens connaissaient mes chansons par cœur. Le public argentin est merveilleux. Ça fait plus de vingt ans que je suis partie et j’ai dû faire le tour du monde avant de me produire chez moi. A l‘occasion de ma tournée 2026, j’envisage bien sûr de me produire de nouveau en Argentine dans plusieurs villes, à l’automne probablement.
Natalia Doco Hacha (Casa del Arbol/ Inouïe/ Symphonic) 2026
Source : www.rfi.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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