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26 mars 2026Cisjordanie : les palestiniens rattrapés par la guerre
26 mars 2026Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Un regard de nos journalistes sur l'article « ce qu’il faut retenir de la journée du jeudi 26 mars ».
Ce qu'il faut connaître
Comme souvent depuis le début de cette guerre, l’annonce a été faite par Israël Katz, le ministre de la Défense de l’État hébreu. Jeudi 26 mars, le dirigeant israélien a déclaré que l’armée de son pays avait “éliminé” le commandant de la marine des Gardiens de la révolution, Alireza Tangsiri. L’information n’a pas encore été confirmée par Téhéran, mais si elle était avérée, il s’agirait du énième haut dirigeant de la République islamique assassiné par les frappes américaines et israéliennes depuis le début de ce conflit. “Tangsiri avait été nommé à la tête de la force navale des Gardiens de la révolution par l’ancien guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, en 2018, et il était connu pour ses déclarations belliqueuses affirmant la domination iranienne sur le détroit d’Ormuz, retrace à son sujet The New York Times. Ces dernières semaines, il s’était fait remarquer par ses interventions sur les réseaux sociaux pour faire le détail sur les navires auxquels l’Iran avait refusé le passage dans le détroit, par sa menace envers les installations pétrolières liées aux États-Unis et par le incident d’avoir averti ces derniers de ne pas attaquer l’île de Kharg.”
Si les frappes chirurgicales de Tsahal continuent d’éliminer des dirigeants de la République islamique, Israël est de son côté aussi victime de ripostes violentes. Ce jeudi 26 mars, le territoire de l’État hébreu “a été visé par des tirs de missiles, de roquettes et de drones provenant d’Iran et du Liban, déplore en effet Ha’Aretz, qui dresse un bilan de ces frappes. Une personne est morte dans la ville de Nahariya, située dans le nord du pays, et au moins 25 personnes ont été blessées à travers le pays.” Les grandes villes du centre du pays sont aussi concernées par ces frappes, à l’image de Jérusalem ou de Tel-Aviv, qui n’ont pas été épargnées. Dans cette dernière ville, un habitant témoigne auprès du quotidien progressiste de ses sentiments face à la situation actuelle : “Je ne pense pas que je reviendrai travailler, il y a un tir de missile toutes les cinq minutes. Si ça continue comme ça, je resterai juste chez moi.”
L’information a été dévoilée par des sources anonymes au Washington Post, mais elle n’a pas encore été commentée officiellement par la Maison-Blanche. “Le Pentagone envisage de réaffecter au Moyen-Orient de l’aide militaire destinée à l’Ukraine”, avance le quotidien progressiste, qui affirme avoir pu parler avec trois sources sur le sujet. À l’heure qu’il est, une décision finale n’aurait pas été prise, mais, parmi les armes concernées pourraient figurer “des missiles intercepteurs de défense aérienne, commandés dans le cadre d’un programme de l’Otan lancé l’année dernière, au sein duquel les pays partenaires achètent des armes américaines pour les envoyer vers Kiev”, précise le média d’outre-Atlantique. Si l’information se révélait exacte et que Washington décidait réellement de destiner certaines armes au Moyen-Orient plutôt qu’à l’Ukraine, cela confirmerait la préoccupation de certaines chancelleries européennes, qui craignaient que l’engagement des États-Unis au Moyen-Orient et le manque d’armes subséquent ne finissent par affecter l’aide à Kiev.
Voilà plusieurs jours que des informations concernant des négociations entre Washington et Téhéran sur un possible accord de paix fusent de toute part. Les États-Unis affirment que la République islamique veut négocier, l’Iran nie, et dans ce scénario incertain, assure Axios, “une escalade militaire spectaculaire deviendra de plus en plus probable si les négociations diplomatiques n’aboutissent pas et, en particulier, si le détroit d’Ormuz reste fermé”. À quoi ressemblerait-elle ? Le média installé à Arlington, toujours bien informé sur les sujets militaires, affirme que quatre options majeures seraient à l’étude du côté américain.
À savoir : “Envahir ou bloquer l’île de Kharg, principale plaque tournante de l’exportation pétrolière iranienne ; envahir Larak, une île qui aide l’Iran à consolider son contrôle sur le détroit d’Ormuz ; s’emparer de l’île stratégique d’Abou Moussa et de deux îles plus petites, situées près de l’entrée ouest du détroit ; ou saisir les navires qui exportent du pétrole iranien du côté est du détroit d’Ormuz.” Enfin, le média américain, qui cite toujours des sources anonymes, explique que “l’armée américaine a également élaboré des plans pour mener des opérations terrestres en plein cœur de l’Iran afin de s’emparer de l’uranium hautement enrichi enfoui dans des installations nucléaires”. Une véritable intervention militaire à l’intérieur de la République islamique, donc, qui apparaît à ce jour comme une option sur la table, mais encore improbable.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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