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26 mars 2026Ce syndicat appelle les policiers à « fuir les communes LFI », la droite propose de les accueillir
Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Un résumé concis de « Ce syndicat appelle les policiers à « fuir les communes LFI », la droite propose de les accueillir » selon notre équipe.
Ce qu'il faut connaître
ARMAND GESQUIERE / Hans Lucas via AFP
Un syndicat appelle les policiers à quitter les communes LFI, un mot d’ordre aussitôt repris par l’extrême droite.
L’appel tranche et est assumé. « Les policiers municipaux doivent fuir les communes LFI ». En quelques lignes, le Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) ne se contente plus de critiquer des choix locaux : il invite clairement les agents à partir, en fonction de la couleur politique des municipalités, rapporte L’Humanité.
Le message, publié le 23 mars au lendemain du second tour des municipales, cible directement les villes dirigées par La France insoumise, « seule ou en alliance avec des partis de gauche ». Une ligne assumée, que le SDPM justifie au nom des conditions de travail des agents, qu’il juge menacées.
À l’origine de la polémique, une décision prise par la ville Saint-Denis. Fraîchement élu, le maire Bally Bagayoko a annoncé vouloir revoir l’armement de sa police municipale. Il entend engager un désarmement progressif, en commençant par le lanceur de balles de défense, considéré comme « très peu contrôlable ».
Le maire ne compte pas tout changer du jour au lendemain. « Nous y allons piano piano. Nous posons un cadre », explique-t-il au Parisien, et défend une police municipale recentrée sur la proximité.
« Une remise en cause du principe de neutralité du service public »
Mais du côté du SDPM, le signal est jugé préoccupant. L’organisation décrit un « avenir sombre » et redoute des agents contraints de travailler « en étant dépourvus de moyens » et dans « un climat de suspicion permanent ». D’où cet appel inédit à quitter certaines communes.
Cette prise de position fait réagir jusque dans les rangs policiers. « Lorsqu’un syndicat appelle à “fuir” des communes pour des raisons politiques, ce n’est plus un débat sur les conditions de travail », estime Anthony Caillé, de la CGT-Intérieur Police. « C’est une remise en cause du principe même de neutralité du service public. »
Sur le terrain politique, la séquence est immédiatement récupérée. À Nice, Éric Ciotti affirme que sa police municipale « a besoin de renforts » et se dit prêt à accueillir les agents concernés. Le nouveau maire va plus loin dès le lendemain : « Après notre proposition d’accueillir les policiers municipaux de Saint-Denis, désarmés par leur maire d’extrême gauche, 2 premières candidatures nous sont parvenues ! J’incite tous leurs collègues à en faire de même : ils sont les bienvenus à Nice ! »
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, tient la même ligne, allant jusqu’à évoquer des communes prêtes à devenir des « terres d’asile » pour ces policiers. « Nos mairies seront des terres d’asile pour tout policier municipal qui souhaite œuvrer à la sécurité en étant soutenu et respecté ! »
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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