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26 mars 2026Édito. Choc pétrolier : face à une crise sous tension, le spectaculaire rétropédalage du ministre de Économie
Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Voici notre analyse rapide sur « Édito. Choc pétrolier : face à une crise sous tension, le spectaculaire rétropédalage du ministre de Économie ».
Éléments à garder en tête
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a corrigé ses propos mercredi 25 mars. Finalement, la France n’est pas menacée par un « choc pétrolier ». Ce rétropédalage s’explique par le occurrence que le gouvernement navigue à vue. L’incertitude économique provoquée par la guerre au Moyen-Orient le plonge dans une grande fébrilité. Et la boulette de Roland Lescure n’a rien arrangé. Difficile de prétendre rassurer les Français en général, et les automobilistes en particulier, quand le locataire de Bercy lui-même annonce, l’air grave, mardi, devant la commission des finances de l’Assemblée, que la crise va durer, qu’elle va se diffuser à l’ensemble de l’économie, provoquer le retour de l’inflation et une chute de la croissance.
Sa sortie avait passablement agacé à l’Élysée et à Matignon. Elle contredisait le ton plutôt rassurant de Sébastien Lecornu. Alors, pour se rattraper, Roland Lescure s’est invité au compte rendu du Conseil des ministres mercredi midi et a enclenché la marche arrière, avec un spectaculaire mea culpa en public. Il regrette d’avoir parlé de « choc pétrolier ». En fait, on l’aurait mal compris : l’expression s’appliquait « à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ».
À en croire Roland Lescure, la France est bien « mieux préparée » et bien « moins exposée » que ses voisins européens et que les pays asiatiques. Qu’on se le dise, nous ne risquons rien, ou presque… Roland Lescure en fait peut-être un peu trop dans l’autre sens. Cela rappelle le nuage de Tchernobyl qui s’arrêtait à la frontière française… Dans une économie mondialisée, difficile de croire que, si la crise dure, la France ne serait pas elle aussi touchée en termes de croissance et d’inflation. D’ailleurs, elle l’est déjà, avec l’envol des prix des carburants que les automobilistes constatent chaque jour à la pompe.
L’ opposition monte au créneau
L’opposition, elle, réclame au gouvernement de débloquer des aides massives. Marine Le Pen accuse carrément le gouvernement d’être un « profiteur de crise ». Elle exige qu’il reverse aux Français ce qu’elle considère comme des « recettes indues » causées par la flambée des prix des carburants. La cheffe de file de l’extrême droite réclame donc une baisse massive des taxes, et d’abord de la TVA.
Une mesure « inefficace » et « coûteuse », a répliqué Sébastien Lecornu mercredi à l’Assemblée. Elle se chiffrerait en dizaines de milliards d’euros. L’État n’en a pas les moyens : les caisses sont vides. Cette promesse a même quelque chose de démagogique au regard de la situation financière du pays. C’est pour cela que le RN la réclame à cor et à cri : il sait que le gouvernement est dans la nasse et qu’il ne pourra pas la mettre en œuvre. C’est aussi une mesure très injuste. Elle profiterait aussi bien aux Français précaires, qui ont absolument besoin de leur voiture pour aller travailler, qu’aux plus aisés, qui n’utilisent leur SUV que pour partir en week-end.
Olivier Faure, patron du PS, plaide de son côté pour un « chèque énergie » distribué aux ménages les plus modestes. La France insoumise réclame, elle, un blocage des prix des carburants, que le Premier ministre écarte également. Sébastien Lecornu ne veut pas entendre parler de chèque, en tout cas pas de « chèque global ». Il ne veut surtout pas ressusciter le réflexe du « quoi qu’il en coûte », tant vanté par Emmanuel Macron, et qui a tant dégradé les finances publiques. Mais le gouvernement sait qu’il doit agir. Il prépare donc des aides plus sectorielles, tournées vers les travailleurs dans des activités frappées de plein fouet par la crise.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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