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Voici notre analyse rapide sur « en 10 ans, le nombre de baptêmes d’adultes a plus que triplé ».
Analyse rapide
Il n’y a jamais eu autant de demandes de baptêmes pour les jeunes adultes en France. En 10 ans, le nombre de baptêmes adultes a plus que triplé. Un phénomène qui ne s’observe dans aucun autre pays d’Europe.
Les demandes de baptêmes d’adolescents et d’adultes affluent dans l’Église catholique française depuis quelques années. Cette année à Pâques, ils seront plus de 20.000 à se faire baptiser. Soit 28% de plus par rapport à l’an dernier pour les adultes, 10% de plus pour les ados, selon les derniers chiffres de la Conférence des êveques de France. En 10 ans, le nombre de baptêmes adultes a plus que triplé.
Ce sont surtout des jeunes, les 18-25 ans, qui veulent se faire baptiser. Ils représentent plus de 40% des demandes de baptêmes. Pour Kelyan, étudiant de 23 ans à Pontoise (Val-d’Oise), comme pour la plupart des futurs baptisés, c’est après une épreuve difficile qu’il a eu envie de devenir chrétien: quand son père a quitté le foyer familial et qu’il s’est senti abandonné. Il assume sa foi de façon très décomplexée.
“On est un très grand groupe d’amis, il y a plusieurs religions et c’est ultra facile de parler de religion aujourd’hui. Il n’y a vraiment pas de tabou par rapport à ça. Même dans la vie de tous les jours, je suis quelqu’un qui va parler de ma foi comme ça parce que c’est là, en moi, et c’est incroyable”, assure-t-il.
Kelyan vient d’une famille catholique non-pratiquante. En France, les baptêmes réalisés à la naissance sont en chute libre, mais il y a sans doute une transmission indirecte qui se fait dans les foyers. Par exemple, via les grands-parents qui eux sont toujours pratiquants contrairement aux parents.
L’influence des réseaux sociaux
Les réseaux sociaux influencent aussi ces jeunes même si ce n’est pas en ligne qu’ils découvrent la religion. Ils la découvrent via des amis, ou en discutant avec un prêtre. Mais internet joue un rôle dans leur réflexion.
Comme pour Hugo, 21 ans. “J’ai participé à une messe et j’ai vraiment senti une boule en moi, une petite flamme. J’avais besoin de savoir ce qu’était cette flamme. Moi, je suis quelqu’un qui a besoin de beaucoup de réponses à mes questions. Du coup, j’ai regardé des vidéos d’un prêtre sur YouTube et ça m’a fait apprendre plein de choses sur la vie catholique”, indique-t-il.
Parfois, sur TikTok, des comptes d’influenceurs catholiques parlent de règles à suivre. Comment faire un bon carême, la période qui dure 40 jours avant Pâques, par exemple. Et certains jeunes qui découvrent l’Église pensent que la religion, c’est avant tout des interdits. Ceux qui les accompagnent leur expliquent que ce n’est pas le cas. Antoine Pasquier est l’un d’entre eux. Il accompagne des jeunes à Meaux en Seine-et-Marne en parallèle de son travail de journaliste.
“La question qui revient souvent, c’est ‘est-ce que j’ai le droit d’être tatoué?’, ‘est-ce que j’ai le droit d’avoir un ou une petit ami?’. De fait, ils peuvent avoir un mimétisme avec l’Islam, mais aussi avec les religions chrétiennes comme les évangéliques et donc ils sont tentés de faire des raccourcis en disant, c’est permis ou ce n’est pas permis”, appuie-t-il.
Un phénomène unique en Europe
Certains des futurs baptisés sont assez investis dans leur nouvelle religion. Et parfois trop. Une petite minorité, et c’est assez nouveau, sont tentés par une pratique radicale. Du moins, lorsqu’ils commencent leur parcours. Dylan, qui va se faire baptiser à 29 ans, y est allé un peu fort l’an dernier pendant la période du carême. “J’avais fait un carême qui se voulait très strict. Je voulais ne pas manger, mais je n’ai pas réussi à le tenir”, confie-t-il.
C’est assez caractéristique des futurs baptisés qui recherchent souvent un cadre de vie, une discipline selon Charles Mercier, historien des religions et professeur à l’université de Bordeaux. “Ils sont nombreux à aller à la messe tous les dimanches, une majorité. Ils ont une vie de prieurs assez intense. Ils participent à des rites, et ils ne s’en cachent pas. Ça, c’est sans doute un écart avec ce qui pouvait s’observer il y a une vingtaine d’années”, détaille-t-il.
Les autres pays européens ne constatent pas du tout ce même phénomène de baptêmes d’adultes en hausse même si évidemment ça ne compense pas la chute du nombre de baptêmes d’enfants en France. Cette année, il y a 200.000 bébés baptisés en moins par rapport au début des années 2000.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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