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26 mars 2026Reuters.com
26 mars 2026Analyse : L'équipe éditoriale a examiné cette actualité et partage son point de vue.
Selon nos experts, « Giorgia Meloni à Alger pour sécuriser l’approvisionnement en gaz de l’Italie » mérite une attention particulière.
Récap des faits principaux
La présidente du Conseil italien, Georgia Meloni, a effectué, mercredi 25 mars, une visite officielle en Algérie, où elle a pu s’entretenir avec le président Abdelmadjid Tebboune, rapporte le site algérien TSA.
“Je tiens à souligner la volonté de l’Algérie de respecter ses engagements en tant que partenaire stratégique et fiable de l’Italie et de l’Europe dans ce domaine [l’énergie], compte tenu des défis liés à la sécurité de l’approvisionnement et à la stabilité des marchés internationaux du pétrole et du gaz”, a rassuré d’emblée le locataire du palais d’El-Mouradia.
Une assurance qu’il ne manque toutefois pas de lier à d’autres domaines, dans le cadre d’un “partenariat multidimensionnel”, notamment les technologies de pointe, les énergies renouvelables, l’agriculture innovante ou encore la sécurité alimentaire.
Des ressources “limitées”
Plus explicite, Georgia Meloni met en avant une “solide” coopération entre la principale société d’énergie italienne, ENI, et l’entreprise pétrolière et gazière algérienne, la Sonatrach. Cependant, souligne le site d’information Twala, les projets, notamment ceux qui concernent des gisements offshore, s’inscrivent dans le temps long.
Dans l’immédiat, relève le média, l’Algérie possède des capacités de production et d’exportation “limitées”. Il n’est donc pas crédible de penser qu’elle soit en mesure, à court terme, “de se substituer aux volumes russes ni de remplacer les capacités d’exportation du Qatar sur le marché du gaz naturel liquéfié”.
Pour Twala, l’objectif de la visite de Meloni est davantage de “consolider l’image de l’Italie comme hub énergétique euroméditerranéen”, et pour l’Algérie de se positionner comme un fournisseur d’énergie fiable pour l’Europe.
L’Algérie est déjà un partenaire énergétique clé pour l’Italie, mais Georgia Meloni espère bien accroître les importations de gaz en provenance de ce pays, indique le site d’information Business Insider Africa. Selon ce dernier, environ 30 % du gaz naturel consommé en Italie en 2024 provenait d’Algérie, ce qui représente un volume de près de 20 milliards de mètres cubes de gaz.
ENI déjà très présent en Algérie
De son côté, le site d’information italien Il Post précise que l’Algérie est courtisée par de nombreux pays désireux d’obtenir une part plus grande de ses exportations de gaz. Certains pays seraient prêts à “surenchérir” dans ce but.
Une surenchère sur laquelle compte bien surfer Alger, qui aurait conditionné la hausse des livraisons pour l’Italie à la signature de contrats sur le marché “spot” (à court terme), où les prix sont bien plus élevés que pour les contrats à long terme.
Le quotidien en arabe publié à Londres Asharq Al-Awsat rappelle que le géant italien ENI a renforcé ses positions en Algérie ces dernières années, notamment en rachetant la part de British Petroleum dans les champs d’In Amenas et d’Aïn Salah, dans le sud du pays, mais aussi une partie de la participation du français Engie dans le champ de Touat Gaz, pour porter sa part à 43 %.
L’été dernier, ENI et la Sonatrach ont signé un contrat pour le tendance d’un champ gazier pour une valeur estimée à 1,35 milliard de dollars (environ 1,2 milliard d’euros).
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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