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26 mars 2026Insultes, menaces de mort, guet-apens… Ces maires témoignent d’une campagne des municipales « extrêmement violente »
Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Insultes, menaces de mort, guet-apens… Ces maires témoignent d’une campagne des municipales « extrêmement violente » ».
Éléments à garder en tête
De nombreux maires ont été la cible de menace et de violences physiques ou verbales durant les élections municipales. Ce mercredi 25 mars, Laurent Nuñez a affirmé que « 120 faits judiciarisés » avaient été relevés dans le cadre de la campagne des élections municipales. Un chiffre « beaucoup plus élevé » que lors des précédents scrutins.
« Allez expliquer à vos enfants pourquoi vous avez besoin d’un garde du corps quand vous faites de la politique. » La course de Benoît Crespin (SE) à la mairie de Gentilly (Val-de-Marne) n’a pas été des plus simples. À tel point que l’élu d’opposition a bénéficié d’une protection renforcée, accordée par la préfecture du Val-de-Marne, jusqu’à la fin du scrutin.
En France, certaines campagnes et soirées électorales ont été perturbées par des violences physiques ou verbales à l’égard des élus. Ce mercredi 25 mars, Laurent Nuñez a donné un chiffre: 120. « Plus de 120 faits ont été judiciarisés » dans le cadre de la campagne des élections municipales « souvent dans des communes (remportées par) La France insoumise, a révélé le ministre de l’Intérieur depuis l’Assemblée nationale. Un chiffre « beaucoup plus élevé » que lors des précédents scrutins.
Menaces de mort, intimidations, insultes
Incendie dans son jardin dès 2024, pneus crevés, intimidations, insultes… La campagne de Benoît Crespin a été marquée par de nombreuses allées et venues au commissariat de Gentilly. « On a déposé près de 25 plaintes », rapporte l’élu d’opposition à BFM. Des menaces qui ont conduit la préfecture à lui accorder une protection fonctionnelle. « La semaine dernière, j’ai aussi reçu des menaces de mort », poursuit-il.
Dans les Yvelines, à Mantes-la-Jolie, le maire sortant « Horizons » Raphaël Cognet, a été hué après l’annonce de sa défaite. « J’ai dû me frayer un chemin pour aller jusqu’à l’estrade de proclamation des résultats sous les insultes avec une pression physique qui était très forte et des gens qui m’insultaient à 10 centimètres », explique-t-il auprès de BFMTV.
« Ça a duré une quinzaine de minutes, c’était extrêmement violent. »
« J’ai été empêché, insulté, hué avec des mots extrêmement durs. Ma fille de 14 ans qui était au premier étage, qui avait été envahi, a aussi été insultée. On avait l’impression qu’à tout moment, ça pouvait basculer. » Raphaël Cognet sera finalement exfiltré par des agents de la police municipale.
Des tensions similaires ont également été constatées à Vaulx-en-Velin où la maire sortante a été huée, mais aussi à Creil ou au Blanc-Mesnil. En France, plusieurs vidéos d’élus éconduits hors de leur mairie ou raillés et insultés après leur défaite aux municipales ont été diffusées sur les réseaux sociaux dès le dimanche 22 mars.
Des séquences qui ont suscité la profonde inquiétude de David Lisnard, président de l’Association des maires de France. « Des tensions sur les résultats, il y en a déjà eu dans le passé, là il y a une augmentation et des menaces physiques, des maires ou des candidats bousculés », a fustigé David Lisnard, largement réélu maire de Cannes, sur BFMTV-RMC, ce mercredi 25 mars.
« Deux personnes m’attendaient, elles voulaient en découdre »
En Ariège, et plus précisément dans la commune de Laroque-d’Olmes, le maire sortant a été agressé le soir de sa réélection, au premier tour du scrutin, avec près de 54% des suffrages exprimés. « Lorsque j’ai annoncé le résultat et que je l’ai inscrit sur un tableau, deux personnes alcoolisées ont commencé à prendre à partie les personnes qui m’applaudissaient et qui étaient contentes de ce succès », explique Patrick Laffont, déjà victime d’une violente agression en avril 2022, auprès de BFM. « Il y a eu des insultes, des menaces. »
Cet incident ne perturbe pas outre mesure le maire réélu, bien décidé à rejoindre son équipe pour célébrer sa victoire. La petite fête se situe à 20 mètres du bureau de vote. Une fois la paperasse administrative terminée, le maire décide de rejoindre les siens à pied.
« Je suis passé par la porte principale car ma voiture était garée devant et j’avais ma cafetière à ramener », explique l’élu. « Deux personnes m’attendaient dans le noir, elles voulaient en découdre avec moi, elles étaient très agressives, elles ont commencé à m’insulter, c’était de la provocation. »
« Pour éviter les histoires, je leur ai simplement demandé de me laisser tranquille, je voulais me dépêcher », poursuit l’édile. « Elles me barraient le passage, elles me tiraient par le bras. C’était vraiment inconfortable. » Le maire accélère le pas. « Mais l’une des personnes s’est interposée devant moi entre un mur et une voiture, et m’a donné un gros coup de torse. »
L’édile, aidé par deux témoins, affirme ne pas avoir eu peur. « Ils ont surtout tout gâché, parce que j’ai appelé les gendarmes et j’y suis resté jusqu’à minuit, je n’ai pas pu fêter ma victoire », explique le maire qui s’est rattrapé le samedi suivant en invitant toute son équipe au restaurant.
« Au-delà de la violence, ils gâchent tout », poursuit-il sans toutefois faire de généralité. « La majorité des gens sont gentils, mais il y a une poignée d’imbéciles. » L’homme qui a agressé le maire a, depuis, été jugé et condamné à six mois de prison avec sursis.
« Ma femme me dit qu’elle a peur »
Aujourd’hui, les élections sont derrière eux, et la protection de Benoît Crespin a été levée. « Ma femme me dit qu’elle a peur d’être toute seule à la maison », souffle-t-il. « Peut-être que tout va s’arrêter parce que les élections sont terminées? Peut-être, je ne sais pas, je ne peux qu’espérer. » S’il dit ne pas être « d’un naturel très peureux », Benoît Crespin le redit: « ce n’est pas normal de vivre dans ce doute-là. »
En France, 2024, 2.501 faits de violences ou incivilités visant les élus avaient été recensés sur le territoire national, selon le analyse d’activité 2023-2025 du Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus de la gendarmerie nationale. Un chiffre en baisse de 9% après plusieurs années de hausse.
Selon une étude de l’association des maires de France et du Cevipof, publiée ce jeudi 5 mars, plus d’un maire sur quatre ont été victimes d’attaques ou menaces sur les réseaux sociaux en 2025. Dans l’Oise, à Creil, la maire sortante, qui n’a pas été réélue, Sophie Dhoury-Lehner, a par exemple été placée sous « protection rapprochée » après avoir été l’objet de menaces de mort sur les réseaux sociaux lors des municipales 2026.
De son côté, Patrick Laffont, visé, selon La Dépêche, par une plainte de l’une des candidates aux municipales pour « violences physiques et verbales », ce dont il se défend, dit avoir lui aussi reçu des menaces en ligne. « On me provoque et m’insulte sur les réseaux sociaux. J’ai porté plainte plusieurs fois, mais il n’y a jamais de résultat », expose-t-il. « L’agressivité n’est pas toujours physique, elle est aussi dans le langage. »
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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