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Voici notre analyse rapide sur « Pourquoi le Pakistan se pose comme médiateur entre les États-Unis et l’Iran ».
Éléments essentiels
Des pourparlers indirects sont en cours entre les États-Unis et l’Iran, avec le Pakistan qui tient le rôle d’intermédiaire. Le ministre des Affaires étrangères pakistanais, Ishaq Dar, l’a reconnu officiellement, jeudi 26 mars 2026. D’autres pays comme la Turquie et l’Égypte sont impliqués. Un peu plus tôt dans la semaine, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, avait assuré que le pays était prêt à accueillir des pourparlers.
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Le Pakistan transmet des messages, à la fois à Washington et à Téhéran. Islamabad a ainsi transmis le plan américain en 15 points à l’Iran. Après s’être dit prêt à héberger des pourparlers sur son sol, le Pakistan joue désormais la prudence et évoque des discussions indirectes.
Le pays se pose en médiateur car il entretient de bonnes relations avec les États-Unis et l’Iran. D’un côté, Islamabad a une relation de longue date avec son voisin iranien et compte la deuxième plus importante population chiite au monde, après l’Iran. D’un autre côté, des liens étroits se sont noués depuis plusieurs mois entre Donald Trump et Asim Munir, le chef d’État-major pakistanais. À tel point que le président américain l’avait désigné comme son « maréchal préféré ».
Par ailleurs, le Pakistan joue déjà un rôle d’intermédiaire : depuis la rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran en 1979, la mission diplomatique de Téhéran aux États-Unis est hébergée au sein de l’ambassade du Pakistan à Washington.
Accord de défense mutuelle entre Riyad et Islamabad
Le Pakistan a directement intérêt à se positionner comme intermédiaire pour tenter de mettre fin au conflit au Moyen-Orient. D’abord, Islamabad et Riyad ont signé, en septembre 2025, un accord de défense mutuelle. Concrètement, si l’Arabie saoudite entrait en conflit avec l’Iran, son allié pakistanais devrait soutenir le royaume saoudien. Or, le Pakistan s’efforce d’éviter d’entrer dans le conflit.
Le pays a également intérêt à la fin de la guerre au Moyen-Orient en raison de sa situation économique. Le pays souffre lui aussi du blocage du détroit d’Ormuz et de ses conséquences sur le carburant. Enfin, d’un élément de vue diplomatique, l’implication du Pakistan dans des négociations entre les États-Unis et l’Iran lui confère une stature sans précédent.
Asim Munir, l’homme fort du pays
Derrière l’implication du pays dans le règlement du conflit se cache un homme : le maréchal Asim Munir. C’est l’homme fort du Pakistan. Chef d’État-major de l’armée depuis 2022, Asim Munir a été promu maréchal après la guerre éclair avec l’Inde, en mai 2025.
Déjà parmi les responsables les plus influents du pays, il est également devenu « chef des forces de défense », grâce à une réforme constitutionnelle controversée il y a quelques mois. Chef de l’armée de terre, il a ainsi également pris la tête de l’armée de l’air et de la marine. Asim Munir s’est aussi vu accorder l’immunité à vie, ce qui a provoqué inquiétudes et critiques dans le pays.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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