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26 mars 2026« Tous responsables » de la mort de Loana? « En France, c’est ‘tu lèches, tu lâches, tu lynches' », tacle Barbara Lefebvre
Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « « Tous responsables » de la mort de Loana? « En France, c’est ‘tu lèches, tu lâches, tu lynches' », tacle Barbara Lefebvre ».
Résumé synthétique
Après la mort de Loana, première star de la téléréalité française, Benjamin Castaldi le présentateur de Loft Story, l’émission qui l’a propulsée vers la notoriété, estime que « nous sommes tous un peu responsables ». Des propos qui font vivement réagir les Grandes Gueules ce jeudi 26 mars 2026.
Une responsabilité collective? Après la mort à 48 ans de Loana, première star de la téléréalité française, le présentateur de Loft Story Benjamin Castaldi estime que « nous sommes tous un peu responsables ».
« Loana n’était pas un personnage. Elle était une femme avec ses fêlures, sa douceur, sa fragilité à ciel ouvert. C’est pour ça qu’on l’a aimée, mais c’est aussi pour ça qu’on l’a laissée tomber. On l’a regardée vivre, aimer, tomber… sans jamais vraiment se demander qui la relèverait après », a-t-il écrit sur Instagram dans un message en hommage à la star de Loft Story.
« La vérité, c’est qu’on est tous un peu responsables. Parce qu’on a tous regardé, tous commenté, qu’on a tous, à un moment, détourné les yeux quand ça devenait trop dur », ajoute Benjamin Castaldi.
« Les responsables ce sont ceux qui l’ont laissé tombée »
Des propos qui font réagir les Grandes Gueules ce jeudi 26 mars 2026: « C’est désolant, ceux qui sont responsables de sa disparition c’est ceux qui la connaissaient personnellement et pas les Français qui regardaient Loft Story. Les responsables ce sont ceux qui avaient une relation intime avec elle et l’ont laissé tombée », selon Emmanuel de Villiers, chroniqueur des Grandes Gueules.
« Elle était volontaire, on compatit à sa disparition mais il faut arrêter le misérabilisme à chercher des boucs-émissaires », ajoute-t-il.
« Quand vous avez du succès il y a des gens, et quand vous n’en n’avez plus, vous êtes seuls », poursuit-il établissant un parallèle avec le monde de l’entreprise.
« Quand vous êtes chef d’entreprise, vous avez plein de soutiens, les banquiers, les clients et quand vous vendez votre société, ce que j’ai fait 4 fois, vous n’êtes plus rien et les critiques apparaissent parce que les gens sont déloyaux et vous découvrez les quelques bonnes surprises de gens qui vous soutiennent encore », assure-t-il estimant que les seuls qui doivent culpabiliser sont les « amis » de Loana.
« Ce n’est pas parce que j’ai regardé que je suis responsable »
Joëlle Dago-Serry qui révèle avoir suivi Loft Story à l’époque, confie « ne pas avoir supporté voir Loana « dépérir » à la télévision: « Cela me faisait vraiment mal de la voir, c’était une personne fragile et je pense que les producteurs, les responsables de casting l’ont vu et je pense qu’elle a été sélectionnée pour ça. Il faut s’interroger sur cette décision. La responsabilité est là, avant de la mettre sur les Français et le reste des médias », assure-t-elle sur RMC.
« Mais à moins de l’avoir harcelé, ce n’est pas parce que j’ai regardé que je suis responsable de la mort de Loana. La responsabilité est au casting quand on l’a prise pour sa fragilité, pas 20 ans après », ajoute-t-elle.
Pour l’enseignante Barbara Lefebvre, tout le monde est responsable « d’une certaine façon »: « Chaque télé trash s’adapte à la culture du pays et en France c’est ‘tu lèches, tu lâches, tu lynches’. On adule et on se répand dans une violence terrible. Les gens de Loft Story étaient dans une bulle quand ils sont sortis, ils ne savaient pas qu’ils étaient adulés, qu’il y avait du succès et ne s’attendaient pas à tant de violence. Certains étaient peut-être mieux entourés, mais Loana n’avait pas d’entourage. Elle était seule au monde. Elle avait une petite fille dont elle n’avait pas la garde, des relations compliquées avec sa maman et un père alcoolique », rappelle l’enseignante.
« Elle n’avait peut-être pas perçu tout de suite l’humiliation et les moqueries vis à vis de son côté bimbo. Tous les gens qui se sont vautrés dans cette télé réalité sont en partie responsables », juge-t-elle sur RMC Story. « Tout le monde a abusé de sa gentillesse, les producteurs et peut-être aussi les téléspectateurs ».
« On lui a beaucoup tendu la main »
« Je ne suis pas d’accord avec Benjamin Castaldi », assure de son côté Laurence Pieau, rédactrice en chef people de Paris Match. « Elle a été très aidée, on lui a beaucoup tendu la main, c’est la productrice de Loft Story Alexia Laroche-Joubert qui payait son loyer à Nice depuis des années. Loana ne voulait pas être aidée. Alexia Laroche-Joubert lui avait pris des rendez-vous chez le psy, elle y allait une fois et n’y retournait plus. Elle faisait des séjours en hôpital psychiatrique, elle sortait elle était bien mais elle retrouvait tous ses démons ».
« Loana était très mal entourée. Quand elle est sortie de Loft Story, avec l’argent qu’elle a touché, elle s’est acheté un appartement dans le 16e arrondissement. C’était quelqu’un de très généreux, elle ouvrait sa porte à tout le monde et il y avait autour d’elle des profiteurs. Elle a fini par revendre cet appartement. Elle se faisait avoir et avait des addictions et a fini ruiné à cause de ça », ajoute Laurence Pieau.
« On sait vers quoi on va au casting », confie aux GG Samia, qui avait à l’époque passé les détections pour participer à Loft Story. « Quand je l’ai passé, je me suis dit que je ne pouvais pas participer à ce genre d’émission. On me demandait si j’étais prête à avoir des relations avec plusieurs personnes », confie-t-elle. « Les plus fragiles ne s’en sont pas sortis et les plus résistants ont fait quelque chose de leur vie ».
« C’est du voyeurisme: on les regardait comme des bêtes de foire »
« Oui on est tous responsables, on a tous regardé, c’était du voyeurisme, on les regardait comme des bêtes de foire », juge a contrario Marjorie, auditrice de RMC. « On achetait tous les magazines people, Voici, Closer, Gala quand on savait qu’elle n’allait pas bien et en faisant faire de l’argent au magazine, on poussait à la consommation de ses déboires », conclut-elle.
Le corps de Loana Petrucciani a été découvert en fin de journée ce mercredi, mais sa mort remontrait à « plusieurs jours » précise le procureur de Nice. Une enquête a été ouverte « en recherche des causes de la mort ».
Source : rmc.bfmtv.com
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