
“Les Iraniens essaient de tenir le plus longtemps possible pour ne pas donner l’impression qu’ils font des concessions”, observe Gilles Kepel, spécialiste de l’islam et du monde arabe contemporain
26 mars 2026
Les déclarations de Donald Trump font baisser le prix du baril de pétrole
26 mars 2026Trump repousse encore son ultimatum contre l’Iran et continue d’assurer que les négociations se passent « très bien »
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Trump repousse encore son ultimatum contre l’Iran et continue d’assurer que les négociations se passent « très bien » ».
Ce qu'il faut connaître
SAUL LOEB / AFP
Trump repousse encore son ultimatum contre l’Iran, assurant que les négociations se passent « très bien ». (photo d’illustration)
Une nouvelle rallonge offerte à Téhéran. Après l’avoir reporté une première fois, Donald Trump a annoncé ce jeudi 26 mars repousser cette fois-ci jusqu’au 6 avril son ultimatum avant d’éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran. Il assure au passage que les discussions avec les autorités iraniennes se passent « très bien. » Dans son message d’annonce sur son réseau Truth Social, le président américain assure avoir accordé ce délai « à la demande du gouvernement iranien ».
« Je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu’au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington », a écrit le locataire de la Maison-Blanche, qui semble reculer toujours plus l’échéance de son ultimatum. Samedi dernier, il avait d’abord donné 48 heures à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, faute de quoi les centrales électriques du pays seraient visées.
Puis, à la surprise générale, il avait fait état ce lundi de négociations « très bonnes et fructueuses » avec Téhéran, et annoncé un nouveau délai, de cinq jours cette fois, avant de potentielles frappes contre les infrastructures énergétiques de l’Iran. « Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs […], elles se passent très bien », a-t-il ajouté mercredi.
Après près de quatre semaines d’une guerre qui embrase le Moyen-Orient et fait flamber les cours du pétrole, l’Iran ne plie pas tandis que Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique.
L’Iran répond aux Etats-Unis via des « intermédiaires »
Avant la nouvelle rallonge à l’ultimatum imposé par les États-Unis, l’émissaire américain Steve Witkoff avait quand à lui dit voir des « signaux forts » quant à un possible accord.
L’un de ces signaux pourrait être l’autorisation par Téhéran du passage de dix pétroliers dans le détroit d’Ormuz, bloqué de facto depuis plusieurs semaines et par lequel transite en temps normal 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et gaz naturel liquéfié. Pour Donald Trump, cela démontre bien que son administration « négociait avec les bonnes personnes » en Iran.
Depuis le début de la semaine, Washington affirme que des efforts diplomatiques ont été déployés pour faire taire les armes, mais Téhéran refuse à ce stade d’utiliser le terme de « discussion ».
Une source anonyme, citée par l’agence de presse iranienne Tasnim, a indiqué ce jeudi que l’Iran avait transmis mercredi « officiellement » une réponse au plan américain « à travers des intermédiaires ». Il a fixé des conditions à une cessation des hostilités et attend désormais « un retour de l’autre partie ». Ni Donald Trump ni Téhéran n’ont divulgué l’identité des négociateurs iraniens.
De par ses bonnes relations tant avec Washington qu’avec Téhéran, le Pakistan joue le rôle d’intermédiaire et a communiqué à l’Iran la proposition américaine en 15 points, selon des responsables pakistanais.
« Je suis tout sauf désespéré. Je m’en fiche. »
Même s’il semble chercher une issue diplomatique, Donald Trump a continué de jouer la désinvolture et la détente ce jeudi. « J’ai lu un numéro disant que je voulais désespérément faire un accord », a-t-il raconté avant d’ajouter : « Je suis tout sauf désespéré. Je m’en fiche. »
A défaut d’accord, « ça ne va pas être joli », a-t-il menacé, assurant que l’opération militaire était « extrêmement » en avance sur son calendrier initial. Il l’a décrite comme un « petit détour » qui « finirait bientôt ». Donald Trump a répété que c’était l’Iran qui le « suppliait » de conclure un accord parce que l’armée américaine lui avait « botté le cul ».
Le président américain continue par ailleurs de minimiser l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur la première économie mondiale et sa population, le tout à quelques mois d’élections de mi-mandat cruciales pour la Maison Blanche. « Je pensais que les prix du pétrole monteraient plus et que les marchés boursiers baisseraient plus », a assuré Donald Trump avant de d’assurer : « Cela n’a pas du tout été aussi grave que je le pensais. »
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

9999999
