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26 mars 2026« Une gestion partagée » : la stratégie de Louis Aliot pour décrocher la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole adoubée par des élus de droite
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Résumé rapide
Le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, brigue la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole qui lui a échappé en 2020. Pour convaincre les 88 élus en place, il prépare l’élaboration d’un « contrat de gestion partagée » qui promettrait aux élus des grandes communes d’obtenir des champs de compétences précis.
La stratégie de Louis Aliot pour la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole s’affine au lendemain des élections municipales. Pour un scrutin joué d’avance ? Le maire RN de Perpignan, échaudé par sa défaite à la présidence de la communauté urbaine de Perpignan en 2020, cherche, six ans plus tard, à convaincre les élus de l’assemblée de lui laisser prendre les rênes jusque-là aux mains du maire de Saint-Estève, Robert Vila.
Pour obtenir le poste, 45 voix sont nécessaires. Si son groupe en possède déjà 30, il compte aussi sur le soutien de Gilles Foxonet à Baixas. Mais aussi des 4 voix de Rivesaltes et Canohès remportés par le RN. Et une de Cabestany, décrochée par son camp élu dans l’opposition communiste. De quoi renforcer sa position ? « Normalement oui, mais à l’agglo, rien n’est jamais ni acquis, ni mort », tempère Louis Aliot auprès de L’Indépendant.
Le premier vice-président du RN n’a pas le choix, s’il veut obtenir la présidence de PMM, il doit convaincre au-delà de son camp. Et il le sait. « Je suis en train de rédiger mon contrat de gestion. Tout le monde l’aura en main dans la semaine et pourra se déterminer », explique-t-il. « J’y explique comment fonctionneraient les répartitions des uns et des autres, précise-t-il. En sachant que ce ne sera pas des répartitions de partis politiques mais de compétences. Et en fonction de l’importance des communes qui sont dans la communauté urbaine. Perpignan est la plus grande ville, nous avons quelques compétences qui sont pour nous très importantes. Et à partir de là, ça fait une base de négociations ». Outre la présidence, le maire de Perpignan érige deux compétences parmi ses priorités absolues : « le mouvement économique et le logement« . Il milite pour une gouvernance partagée où « chacun sait ce qu’il aura à faire et ne pourra pas, d’une manière hégémonique, marcher sur les pieds de l’autre. Tout en respectant les grands équilibres. C’est un peu ce qu’a fait Robert Ménard à Béziers ».
Mais Louis Aliot ne serait pas le seul candidat à la présidence de Perpignan Méditerranée Métropole. Le maire de Saint-Estève, Robert Vila, assurait, au lendemain de sa réélection communale, briguer un second mandat. Quelques jours plus tard, interrogé sur le sujet, il refuse de s’exprimer. Peut-être car des négociations, ou du moins des discussions sont en cours. « J’ai convenu d’un rendez-vous avec Robert Vila, mais aussi avec Alain Ferrand », assure Louis Aliot.
Robert Vila a créé un terreau fertile à ce consensus général
Le discours « Aliot » fait son chemin au sein de Perpignan Méditerranée Métropole. Il trouve un écho chez plusieurs vice-présidents de droite de l’ancienne mandature, même si peu d’entre eux l’assument ouvertement. Chargé des mobilités, le vice-président sortant et maire réélu de Pollestres, Jean-Charles Moriconi ne cache pas : « Oui, il existe un consensus pour mettre au travail des élus qui ont des compétences sur des sujets précis. Il ne faut pas oublier, pour autant, que Robert Vila a joué un rôle important ces six dernières années : nous avons voté six budgets, il a créé un terreau fertile à ce consensus général. Aujourd’hui, parce que PMM n’est pas une instance politique et dans l’intérêt du territoire, je m’inscris dans l’idée de ce contrat de gestion tout en respectant un passé qui a été facilitateur de cet état d’esprit ».
Un discours partagé par un autre vice-président qui, sous couvert d’anonymat, confirme : « Des discussions sont en cours avec Louis Aliot autour de ce principe de gestion partagée. Nous parlons d’un projet de territoire, ce dont nous n’avons pas parlé durant six ans. L’essentiel, c’est de dépolitiser le sujet et de travailler sur des grands projets ». Nouveau maire de Saleilles et donc nouveau locataire de PMM, Jordi Delclos avoue avoir été « séduit » par ce discours : « Louis Aliot veut fédérer autour du territoire et en faisant participer tous les maires. Tout en étant sans étiquette, ce discours m’enchante ».
La tendance est forte, de nombreux élus de droite ou non encartés RN y adhèrent déjà. L’option Louis Aliot à la tête de Perpignan Métropole Méditerranée prend du poids, mais rien n’est figé lors du vote annoncé avant la fin avril. Sans oublier le jugement en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du RN qui menace toujours l’avenir politique du maire de Perpignan.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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