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Voici quelques observations de notre rédaction sur « Acculé comme rarement, Olivier Faure face à une équation insoluble ».
Ce qu'il faut connaître
PASCAL LACHENAUD / AFP
Olivier Faure photographié le 12 mars à Limoges (Photo by Pascal LACHENAUD / AFP).
« Ne croyez jamais un socialiste ». La frappe chirurgicale est signée Paul Vannier, spadassin de Jean-Luc Mélenchon en période électorale. L’insoumis ironisait sur l’alliance conclue par la maire sortante de Nantes, Johanna Rolland, avec LFI pour sauver sa candidature au deuxième tour. Très proche d’Olivier Faure, cette élue socialiste affirmait pourtant en décembre qu’elle ne ferait jamais d’accord avec le mouvement mélenchoniste. Raté.
Il faut dire que c’était effectivement la ligne officielle du PS. Répétée à la veille des élections municipales par une formation souhaitant se tenir à distance des multiples outrances de Jean-Luc Mélenchon. Rappel des faits. Le 3 mars, les roses dégainent un communiqué. « Il n’y a pas eu d’accord national entre le Parti socialiste et la France insoumise pour les élections municipales et il ne saurait y en avoir au second tour compte tenu de l’inquiétante dérive de la direction de ce mouvement », peut-on y lire.
« Par la stratégie de conflictualisation permanente, le leader de la FI rêve d’un face-à-face avec l’extrême droite. Il n’a abouti qu’à fracturer les électeurs de gauche et à renforcer les passerelles entre droite et extrême droite. Nous appelons, localement, les militants insoumis à se désolidariser clairement et pleinement de ces propos », poursuit le communiqué, qui mentionne explicitement les « propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon, après la polémique déclenchée par sa prononciation du nom de Raphaël Glucksmann ou de Jeffrey Epstein. Alors forcément, sa position consistant à valider des accords locaux durant un entre-deux tours compliqué pour le PS lui revient comme un boomerang.
« Politique du zig-zag »
Au point que le député de Seine-et-Marne s’est retrouvé en minorité lors d’un bureau national aux allures de règlement de comptes. Mis en difficulté, Olivier Faure tente désormais de montrer patte blanche. « Pour les prochaines échéances qui sont des échéances présidentielles puis législatives, il n’y aura pas d’accord national avec La France insoumise », a-t-il affirmé ce jeudi 26 mars dans la soirée sur BFMTV. Ses adversaires politiques se gaussent. « Juste des accords techniques et/ou locaux », commente le député Renaissance Éric Bothorel. « Ça va mal vieillir », renchérit le député RN de l’Allier, Jorys Bovet. Soit précisément l’effet « girouette » que lui reproche Boris Vallaud, chef des députés PS.
« On a été incompréhensibles et on s’est fait humilier toute la semaine par Jean-Luc Mélenchon et sa bande qui se vantaient d’avoir prédit le truc », déplore auprès du HuffPost un proche du député des Landes, estimant que « la politique du zig zag » menée par Olivier Faure mine la parole du Parti socialiste auprès des électeurs de gauche et ne permet pas au parti de se projeter sérieusement sur 2027. « On va redire : plus jamais LFI, mais qui nous croit ? », avait par ailleurs fait remarquer Boris Vallaud lors de la réunion de mardi soir. De quoi expliquer son alliance de circonstance avec le courant le plus hostile à Olivier Faure, incarné par le maire socialiste de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol.
Au cœur du sujet, 2027 et la primaire de la gauche hors-LFI dans laquelle le premier secrétaire s’est engagé. Il se trouve que ces deux tendances opposées au premier secrétaire veulent la liquider. Conscients de la situation délicate dans laquelle leur chef se trouve, les fauristes laissent entendre que ce processus pourrait finalement être enterré, considérant par ailleurs que l’autre protagoniste de cette aventure mal embarquée, Marine Tondelier, ressort encore plus fragilisée de la séquence des municipales. Suffisant pour sauver le soldat Olivier Faure ? Pas forcément. Car dans l’hypothèse où il sacrifierait la primaire, sa parole donnée aux autres partenaires de gauche s’en trouverait tout autant mise en cause. Et cela ouvrirait un nouveau procès en insincérité à l’encontre du chef du PS, lequel éclabousserait l’ensemble du parti.
Qui imagine une seule seconde la France insoumise louper l’occasion de rejouer le refrain de la déloyauté ? Connaissant sa solférinologie sur le bout des doigts, Jean-Luc Mélenchon a d’ailleurs anticipé, accusant déjà sur son blog Olivier Faure de trahir « ses alliés dans cette comédie en les abandonnant sans crier gare ». À l’inverse, s’il voulait coûte que coûte sauver la primaire, le patron du PS souderait ses opposants internes qui entendent le mettre en minorité sur cette question. Ce qui ouvrirait un long débat sur la façon dont le parti de Jaurès devrait aborder la mère des batailles. En évoquant cette hypothèse, un membre du clan Vallaud en soupire d’avance : « les autres vont parler du fond et de leurs programmes, et nous, on va parler de procédures et des incarnations ». À Olivier Faure de choisir l’impasse qui lui convient le mieux.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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