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27 mars 2026« Beaucoup de déploiements humanitaires vont se bloquer » : les ONG en Afrique, victimes de la guerre au Moyen-Orient
Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « « Beaucoup de déploiements humanitaires vont se bloquer » : les ONG en Afrique, victimes de la guerre au Moyen-Orient ».
Résumé pour le lecteur
La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz détraquent les marchés et les prix de l’énergie et compromet également l’aide humanitaire apportée aux pays d’Afrique, parce que les médicaments viennent à manquer. Fabriqués pour la plupart en Asie, ils transitent par bateau souvent jusqu’à Dubaï, où ils sont répartis par avion, mais les Émirats sont maintenant inaccessibles. Résultat, il faut naviguer jusqu’en Afrique de l’Ouest, ce qui prend beaucoup plus de temps et coûte plus cher aux ONG.
Le détroit d’Ormuz est un facteur de passage essentiel pour l’acheminement des médicaments en Afrique, mais en ce moment, les marchandises sont détournées par le cap de Bonne Espérance, au niveau de l’Afrique du Sud, pour arriver sur les côtes ouest africaines, avant que les médicaments ne soient distribués par la route vers les différents pays d’intervention.
Une situation qui a un coût « très élevé » pour l’ONG Alima, selon son directeur des opérations basées à Dakar, au Sénégal, le docteur Rodrigue Alitanou. « C’est plus de 2 000 euros sur chaque conteneur et ce coût supplémentaire impacte directement sur les moyens qu’on peut mettre en œuvre pour soigner les bénéficiaires. »
Un risque de pénurie de kits maternels et de médicaments généralistes
La hausse du prix du carburant est une autre source de pression sur le transport des médicaments. Elle complique l’appui médical là où il est vital, c’est le cas au Nord-Darfour, au Soudan. « Aujourd’hui, le coût a presque triplé pour chaque camion qui arrive jusqu’à nous, explique le docteur Haruna Tarfa, référent de l’ONG à Tawila, où vivent plus de 630 000 déplacés. D’ici environ une semaine, nous risquons de manquer de kits maternels et de médicaments généralistes. Cela concerne aussi les enfants malnutris que nous soignons et qui ont besoin d’un traitement. »
Avec une inflation du coût global des opérations humanitaires, le docteur Rodrigue Alitanou redoute une situation intenable, où « beaucoup de déploiements humanitaires vont se bloquer, et les populations dans le besoin ne pourront pas être secourues ». Au Mali, l’ONG a déjà dû ralentir ses activités. Elle appelle la communauté internationale à garantir des couloirs humanitaires et à œuvrer pour un cessez-le-feu.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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