
Après les municipales, Bournazel répond à Dati, qui n’était « pas une solution, mais un problème »
27 mars 2026
on sait combien d’économies d’électricité on réalise, et c’est assez ridicule
27 mars 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Un résumé concis de « CAC 40 : Qui croire ? » selon notre équipe.
Ce qu'il faut retenir
(BFM Bourse) – Cet article, en accès libre, est produit par l’équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l’intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.
Dans le brouillard le plus complet sur l’issue de la guerre au Moyen-Orient, le CAC 40 a perdu 0,98% à 7 769 points, faisant machine arrière après 3 séances de répit. L’espoir d’avancées dans des supposées négociations entre Washington et des représentants des autorités iraniennes s’étiole.
Le président américain a déclaré que prendre le contrôle du pétrole iranien est « une option » à sa disposition. Il a donné l’exemple du Venezuela, où les Etats-Unis ont selon ses termes établi « une sorte d’entreprise commune » (« joint venture ») pour l’exploitation de brut. Quelques minutes auparavant, il a affirmé que l’Iran avait autorisé le passage de dix pétroliers dans le détroit d’Ormuz en guise de « cadeau » dans le cadre de discussions indirectes menées avec les Etats-Unis.
Ces déclarations alimentent le long feuilleton sur d’hypothétiques négociations entre l’Iran et les États-Unis. Un responsable iranien de haut rang a déclaré jeudi à Reuters que Téhéran a jugé que la proposition américaine de sortie du conflit qui lui a été transmise par l’intermédiaire du Pakistan est « à sens unique et injuste » et n’ouvre aucune perspective de négociation. Donald Trump assure, en le menaçant, que le régime de Téhéran veut à tout prix conclure un accord de paix.
Le président américain repousse jusqu’au 6 avril son ultimatum avant d’éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran. Il s’agit selon lui d’une « demande du gouvernement iranien ». Certains diront que le chef de la Maison Blanche recule encore, pour ménager un peu les marchés financiers.
L’armée israélienne a dit tôt ce vendredi avoir mené de nouveau des frappes d’ampleur sur « des infrastructures » non précisées dans la capitale iranienne, Téhéran. Dans le même temps, les Gardiens de la Révolution iraniens ont dit avoir ciblé avec des missiles et des drones des sites militaires et énergétiques en Israël et dans les pays du Golfe.
« Dans ce contexte volcanique, les banques centrales avancent à tâtons. La Réserve fédérale américaine (Fed) a ainsi opté pour le statu quo, faute de visibilité. Par rapport aux données macroéconomiques et à la capacité d’évaluer pleinement l’impact de la situation actuelle, Jerome Powell a reconnu : « Wejustdon’t know » », analyse Gianluca Lobefalo, Conseiller en investissement senior, Varenne Capital Partners.
« Les trajectoires de politique monétaire restent en effet suspendues à l’évolution du conflit et à son impact sur l’inflation, via notamment les prix des matières premières. En cas de retour de pressions inflationnistes, les banques centrales pourraient être contraintes de relever leurs taux. La Fed dispose toutefois d’une plus grande marge de manœuvre en raison de son double mandat, qui l’oblige à également tenir compte de la situation sur le marché de l’emploi », complète le dirigeant en gestion d’actifs.
Côté valeurs, à noter la bonne performance du secteur (para)pétrolier avec la conjugaison de tensions sur les prix et du passage d’une dizaine de navires par le détroit d’Ormuz. Vallourec a pris 1,86%, Maurel et Prom 2,10%, TotalEnergies 2,89% et Technip 4,05%. Edenred (-17,2%) s’est effondré après que l’autorité de la concurrence italienne a ouvert une instruction contre la société pour abus présumé de position dominante.
Au chapitre statistique, publiées à l’instant, les nouvelles inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage ne se sont pas écartées des prévisions, à 210 000.
De l’autre côté de l’Atlantique, les principaux indices sur actions ont souffert, à l’image du Dow Jones (-1,01%) mais surtout du Nasdaq Composite (-2,38%). Le S&P500, baromètre de référence de l’appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 1,74% à 6 477 points.
un note sur les autres classes d’actifs à risque: vers 08h00 ce matin
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1600$.
> Le baril de WTI, l’un des baromètres de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers, s’échangeait autour de 88,88$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,36%.
Le spread France / Allemagne, écart entre l’obligation souveraine française et son homologue référente allemande à 10 ans, vaut 71,1 points de base.
> Quant au VIX, il valait 26,95 à la dernière clôture du S&P500.
A l’agenda macroéconomique ce mardi, à suivre en priorité les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage outre Atlantique à 13h30.
A noter que la côte Est des Etats-Unis étant passée en horaires d’été, Wall Street ouvre, jusqu’à ce que Paris y passe à son tour, à 14h30 heure française.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Après un deuxième gap très ample en autant de séances, l’indice phare français a tracé une bougie en marubozu noir d’école mardi 03 mars. Les dégagements se sont construits tout au long de la séance, marquant une mobilisation continue du camp vendeur. Au point de retracer en deux séances seulement les gains engrangés en deux mois. De qui corroborer l’adage boursier qui stipule que « la Bourse monte en prenant l’escalier et descend par l’ascenseur ».
Naturellement, la dynamique des volumes d’échanges sera scrutée tout au long de la point de vue technique amorcée le 04 mars, sans conviction. La prochaine zone d’achat franc se situe sur les 7 680 points.
Les 8 000 points symboliques ont cédé vendredi 06 mars, et cette rupture est pleinement validée sur gap le lundi 09 mars. Le pullback consécutif a valeur de confirmation.
On notera la clôture exactement sur les points bas de séance vendredi 20 mars et la relative faiblesse des volumes sur le rebond en semaine 13.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l’indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l’indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 7940.00 points.
Graphique en données horaires
Graphique en données quotidiennes
©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

9999999
