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27 mars 2026Reuters.com
27 mars 2026Fraude massive à l’Assurance maladie : les centres de santé facturaient des soins fictifs… Les membres d’un réseau d’escrocs mis en examen après avoir détourné 58 millions d’euros à la Sécu
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Les éléments principaux
Une vaste fraude à l’Assurance maladie secoue le secteur des centres de santé. Sept personnes sont mises en examen pour un détournement estimé à 58 millions d’euros. L’enquête révèle un système d’actes fictifs d’ampleur nationale.
Leurs patients fantômes leur ont permis d’engranger une véritable fortune. Le mercredi 25 mars, sept personnes ont été mises en examen, soupçonnées d’avoir fraudé pour 58 millions d’euros la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie). L’une d’entre elles a été placée en détention provisoire, les six autres sous contrôle judiciaire.
Les mis en examen sont poursuivis pour escroquerie en bande organisée, blanchiment en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs. À ce stade, plus de 300 000 euros ont déjà été saisis et des mesures de gel d’avoirs sont en cours, précise la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau.
Le 10 avril 2025, l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) est alerté par la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) de fraudes massives suivant un même mode opératoire dans des centres de santé associatifs. Un courrier anonyme reçu un mois plus tôt par l’Assurance maladie avait déjà attiré l’attention sur plusieurs suspects.
Des factures éditées par un dentiste… décédé
Une enquête préliminaire est ouverte en septembre 2025 par le parquet de la Jirs de Paris, avant l’ouverture d’une indication judiciaire le 23 décembre 2025. Les investigations mettent rapidement au jour un système de facturation massive d’actes fictifs dans des centres de soins dentaires sur l’ensemble du territoire. Ces pratiques auraient débuté peu après la reprise de ces structures par de nouveaux exploitants, à partir de la fin 2024.
Au total, 18 centres de santé sont visés, implantés notamment à Paris, Marseille, Soissons, Clamart, Neuilly-sur-Seine, Boulogne, Vincennes… La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS), permettant une prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie, pour des montants très supérieurs aux moyennes habituellement remboursées. Pire encore : à Marseille, une partie de la facturation aurait même été effectuée au nom d’un dentiste décédé en 2021.
Des petites mains utilisées par un réseau de malfaiteurs
Les premières auditions ont confirmé que les patients mentionnés dans les dossiers n’avaient jamais bénéficié des soins facturés, voire ne s’étaient jamais présentés dans ces centres.
Selon Le Parisien, tous les malfaiteurs n’avaient pas vraiment « idée » de ce qu’ils faisaient. Il s’agissait, pour la plupart, de petites mains qui travaillaient pour le réseau de malfrats. Recrutés pour exécuter des tâches administratives, ils montaient rapidement en grade dans l’organisation. Une quinquagénaire s’occupait par exemple des démarches pour ouvrir les centres de santé.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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