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27 mars 2026grâce à de meilleures recettes, le déficit public a été moins mauvais que prévu en 2025, à 5,1% du PIB (le gouvernement tablait sur 5,4%)
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « grâce à de meilleures recettes, le déficit public a été moins mauvais que prévu en 2025, à 5,1% du PIB (le gouvernement tablait sur 5,4%) ».
Ce qu'il faut connaître
Le déficit public s’est établi à 5,1% du PIB en 2025, selon l’Insee, contre une prévision de 5,4%. L’objectif de retomber à 5% en 2026 devient largement atteignable.
Une bonne nouvelle pour Bercy. Le déficit public de la France a été moins élevé qu’attendu en 2025, équivalent à 5,1% du produit intérieur brut, contre une prévision de 5,4%, selon des chiffres publiés vendredi par l’Insee.
Des recettes qui « accélèrent du fait de la hausse des impôts », d’après l’Institut national de la statistique, ont permis de faire baisser ce déficit, ainsi que le ratio de la dette publique, descendu à 115,6% du PIB fin 2025, soit 1,6 point de mieux que fin septembre. Cette dette atteint 3.460,5 milliards d’euros.
« C’est évidemment une bonne nouvelle. Le déficit public s’élevait à 5,8% (en 2024), le budget prévoyait une baisse à 5,4% et c’est mieux qu’espéré. C’est autant d’argent qu’il n’y aura pas à rembourser et ça montre que les efforts collectifs commencent à payer. Ce n’est pas le fruit du hasard, cela montre que l’État a tenu la ligne même si 5,1% ça reste bien trop élevé », a réagi sur TF1 le ministre des Comptes publics, David Amiel.
Objectif 5% en 2026
la parution de ces chiffres sera l’occasion d’une réunion ce vendredi matin à Bercy, présidée par le Premier ministre. Sébastien Lecornu entend en profiter aussi – moins de deux mois après l’adoption du budget 2026 – pour engager les premiers travaux sur la préparation du prochain budget.
Les débats s’annoncent déjà périlleux à quelques mois de la présidentielle, alors que le gouvernement se trouve sous forte pression pour réduire le déficit public, le plus élevé de la zone euro, dont l’ampleur inquiète les marchés financiers.
Il a fixé pour objectif de ramener le déficit à 5% en 2026, avant un retour sous le plafond européen de 3% en 2029.
Le chiffre meilleur que prévu de 2025 « rend la cible du déficit de 2026 atteignable », explique Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade, mais « sous réserve de l’évolution de la situation au Moyen-Orient ».
Quel impact de la guerre au Moyen-Orient pour les caisses publiques?
Une grosse inconnue pèse en effet sur les finances publiques: la guerre au Moyen-Orient et son potentiel effet sur la croissance notamment. Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade. Pour François Ecalle, spécialiste des finances publiques, malgré la bonne surprise de 2025, « le 5% pour 2026 n’est pas acquis », car « on a ce choc pétrolier et gazier qui a déjà commencé et risque d’être plus important que l’effet de ces bonnes nouvelles ».
Signe des premières conséquences du conflit sur l’économie, l’Insee a revu en baisse mardi ses prévisions de croissance pour le premier et le deuxième trimestres, à 0,2% du PIB contre 0,3% avant, en raison de la flambée des prix des hydrocarbures.
Pour Maxime Darmet, « il y a plusieurs choses qui vont peser sur le déficit en 2026 en relation avec la guerre au Moyen-Orient », notamment la façon dont « la croissance va être impactée » et les « revalorisations des prestations sociales » du fait de l’inflation qui « pèseront en 2027 ». « Le conflit pourrait avoir même plus d’impact sur les finances publiques de 2027 que de 2026 », estime-t-il.
Reste aussi la question de l’éventuel impact budgétaire de mesures de soutien pour le pouvoir d’achat ou les secteurs les plus touchés par la hausse des prix des carburants. Astreint à la discipline budgétaire, le gouvernement s’est limité à ce stade à pallier les difficultés de trésorerie des secteurs touchés, comme les agriculteurs, les transporteurs, les pêcheurs ou prochainement la chimie.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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